Actualités de l'épargne - Fortuny https://fortunyconseil.fr/cat/gestion-de-patrimoine/epargne/ Gestion de patrimoine Tue, 07 Apr 2026 09:04:05 +0000 fr-FR hourly 1 Épargne d’un enfant mineur après divorce : droits, gestion et bons réflexes https://fortunyconseil.fr/blog/epargne-enfant-mineur-apres-divorce/ Thu, 02 Apr 2026 07:30:26 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=10026 Après un divorce, l’épargne d’un enfant mineur reste son patrimoine… mais sa gestion peut vite devenir conflictuelle. Qui peut effectuer des retraits ? Faut-il l’accord des deux parents ? Les règles à connaître pour éviter les litiges.

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Épargne d’un enfant mineur : à qui appartient l’argent après un divorce ?

Avant d’aborder les questions pratiques, il est utile de rappeler les principes juridiques qui encadrent le patrimoine de l’enfant mineur et la manière dont ses parents peuvent le gérer.

Un patrimoine propre à l’enfant mineur, hors partage

Qu’il s’agisse d’un livret bancaire, d’un plan épargne logement (PEL) ou d’un contrat d’assurance vie, tout produit ouvert au nom de l’enfant fait partie de son patrimoine propre.

Peu importe l’origine des fonds (versements des parents, cadeaux des grands-parents, donations familiales, etc.), ces sommes ne rentrent jamais dans la liquidation du régime matrimonial après un divorce.

Lors de cette dernière, notaire et avocats établissent un inventaire complet des biens du couple. À cette occasion, les comptes ouverts au nom de l’enfant doivent être clairement identifiés et distingués du patrimoine des époux, afin qu’ils ne soient pas intégrés par erreur dans le partage.

Risque de requalification en donation

Si des sommes importantes ont été versées sur le compte de l’enfant peu de temps avant la séparation, le juge peut s’interroger sur la motivation de ces versements. S’ils semblent avoir pour but de soustraire des fonds au partage entre époux plutôt que de servir l’intérêt de l’enfant, ils peuvent être requalifiés en donation et pris en compte dans l’appréciation globale de la liquidation du régime matrimonial.

L’administration légale : qui décide quoi ?

Un enfant mineur ne peut pas gérer seul ses avoirs. C’est ce que les juristes appellent l’incapacité d’exercice. La loi confie alors la gestion de ses biens à ses administrateurs légaux, c’est-à-dire en principe ses deux parents.

Ce régime figure aux articles 382 et suivants du Code civil. L’article 382 précise ainsi : “L’administration légale appartient aux parents. Si l’autorité parentale est exercée en commun par les deux parents, chacun d’entre eux est administrateur légal. Dans les autres cas, l’administration légale appartient à celui des parents qui exerce l’autorité parentale.

Les administrateurs légaux ont l’obligation d’agir avec prudence et diligence, dans le seul intérêt de l’enfant. En cas de faute dans la gestion, leur responsabilité peut être engagée.

En leur qualité d’administrateurs légaux, les parents ont le droit de percevoir les revenus générés par le patrimoine de l’enfant (intérêts, dividendes) pour financer ses besoins et son éducation. Ce droit de jouissance légale, assimilable à un usufruit, s’éteint automatiquement aux 16 ans de l’enfant.

En revanche, le capital appartient exclusivement à l’enfant et ne peut pas être utilisé pour les besoins personnels d’un parent. Cette règle vaut également lorsque les parents sont séparés ou divorcés.

Majorité de l’enfant

À 18 ans, l’administration légale des parents prend fin automatiquement. L’enfant devient libre de gérer son épargne comme il l’entend, hors cas particuliers (clause d’inaliénabilité temporaire de l’assurance vie par exemple).

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Autorité parentale et gestion de l’épargne de l’enfant mineur après le divorce

Le divorce ne remet pas en cause l’autorité parentale. Voici comment se répartit concrètement la gestion de l’épargne de l’enfant mineur selon la situation.

Le cas le plus fréquent : l’autorité parentale conjointe

Après un divorce ou une séparation, l’autorité parentale reste dans la grande majorité des cas exercée conjointement par les deux parents. Sur le plan patrimonial, cela signifie que chacun conserve sa qualité d’administrateur légal.

Concrètement, cela se traduit ainsi :

  • Actes courants (dépôts, retraits modérés liés aux besoins de l’enfant, versements programmés) : chaque parent peut les accomplir seul ;
  • Actes de disposition (clôture d’un compte, modification importante d’un contrat, transfert d’un livret, retraits importants) : ces décisions engagent significativement le patrimoine de l’enfant et nécessitent en principe la signature des deux parents, voire l’autorisation du juge des tutelles pour les actes listés à l’article 387-1 du Code civil.

En cas de désaccord entre les parents sur un acte important, l’un ou l’autre peut saisir le juge des tutelles pour débloquer la situation.

Autorité parentale exclusive d’un seul parent

Lorsque l’autorité parentale revient à un seul parent, celui-ci devient l’unique administrateur légal des biens de l’enfant. Il gère seul les comptes, effectue les opérations courantes et, pour les actes les plus importants, sollicite l’autorisation du juge des tutelles.

L’autre parent, privé de l’autorité parentale, n’a plus aucun pouvoir de gestion. Il reste néanmoins possible de prévoir, par voie testamentaire ou par donation, qu’un tiers administre les biens transmis à l’enfant. C’est la clause d’exclusion de l’administration légale prévue par l’article 384 du Code civil.

Placement d’un enfant mineur : ouverture, dépôts et retraits après une séparation

Ouvrir un compte pour son enfant mineur, y verser de l’argent, effectuer des retraits : chacune de ces opérations obéit à des règles précises que les parents séparés doivent bien connaître.

Peut-on ouvrir un compte sans l’accord de l’autre parent ?

Dès la naissance, les représentants légaux peuvent ouvrir plusieurs types de comptes au nom de l’enfant mineur. Les principaux produits disponibles sont le livret A, le livret jeune, le PEL et le contrat d’assurance vie.

Chacun répond à un horizon et à un objectif différents, mais tous sont juridiquement ouverts au nom de l’enfant et font partie de son patrimoine propre.

En pratique, les banques demandent souvent la signature des deux parents pour l’ouverture d’un compte pour un enfant mineur, particulièrement en contexte de séparation ou de divorce. Et ce, même lorsque la loi n’impose pas systématiquement cette double signature pour les actes d’administration courants.

Cette précaution bancaire vise à sécuriser la situation dès le départ et à éviter les contestations ultérieures. Si l’un des parents refuse de signer, l’autre peut saisir le juge des tutelles pour débloquer la situation.

Dépôts et retraits : ce que vous avez le droit de faire (ou non)

Les deux parents peuvent alimenter librement les comptes de l’enfant, que ce soit dans le cadre de versements réguliers programmés ou de versements ponctuels : argent de poche, cadeaux d’anniversaire, donations manuelles de grands-parents ou de proches, etc.

Ces versements ne sont pas plafonnés en tant que tels. En pratique, les sommes versées à l’occasion d’événements particuliers (anniversaire, Noël) peuvent être qualifiées de présents d’usage. Toutefois, des montants jugés trop importants par l’administration fiscale peuvent être requalifiés en donations et soumis aux règles fiscales correspondantes.

Les retraits obéissent en revanche à des règles plus strictes. Ils doivent en principe financer des dépenses directement liées à l’enfant telles que les frais de scolarité, les dépenses de santé, le logement, les projets de vie, etc.

L’épargne de l’enfant ne peut pas légalement servir à combler le découvert d’un parent, régler ses factures personnelles ou financer ses propres achats.

Cette règle s’applique que les parents soient en couple ou séparés. En effet, la qualité d’administrateur légal ne confère pas un droit de propriété sur les fonds, mais une responsabilité de gestion dans l’intérêt exclusif de l’enfant.

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Retraits abusifs sur le compte d’un enfant : quels risques et recours ?

Les tensions autour de l’épargne de l’enfant sont plus fréquentes qu’on ne le croit après une séparation. Voici comment les identifier et y faire face.

Quand un parent « pioche » dans l’épargne de l’enfant mineur

Des tensions apparaissent lorsque l’un des parents effectue des retraits importants sans en informer l’autre, ou lorsqu’il utilise les sommes épargnées pour couvrir ses propres besoins.

Ce type de comportement engage la responsabilité civile du parent fautif. L’enfant, une fois majeur, peut demander des comptes sur la gestion de son épargne pendant sa minorité et engager la responsabilité de ses parents en cas de détournement ou de non-restitution des fonds. Il dispose pour cela d’un délai de 5 ans à compter de sa majorité (art. 386-5 C. civ.).

Dans les situations les plus graves, où le détournement est caractérisé et répété, une qualification pénale peut s’ajouter. L’article 314-1 du Code pénal prévoit que l’abus de confiance est punissable lorsqu’une personne détourne des sommes qui lui ont été remises à charge de les restituer.

Cette voie pénale reste toutefois exceptionnelle et doit être envisagée avec prudence, compte tenu des enjeux familiaux.

Cas pratique (source : médiateur de l’assurance)

Fin 2023, un père a effectué un rachat partiel sur un contrat d’assurance vie ouvert au nom de son enfant mineur, sans l’accord de la mère. Or, cette opération constitue un acte de disposition nécessitant le consentement des deux parents. Bien que la demande comportait deux signatures, l’assureur n’a pas vérifié leur authenticité malgré des incohérences. Le médiateur de l’assurance a considéré qu’il y avait un manquement à son obligation de vigilance et a recommandé l’annulation du rachat, le réinvestissement des fonds et l’indemnisation du préjudice fiscal.

Que faire en cas de retrait suspect ?

Face à une suspicion de mauvaise gestion ou de retraits injustifiés, plusieurs recours existent.

L’autre parent peut saisir le juge des tutelles pour faire contrôler les opérations sur les comptes de l’enfant et, si nécessaire, obtenir que certains actes soient soumis à une autorisation préalable, notamment pour les retraits dépassant un certain montant.

Une démarche souvent méconnue mais efficace consiste à demander directement à la banque d’exiger la signature conjointe des deux parents pour toute opération importante sur les comptes de l’enfant.

Cette mesure peut être mise en place à l’ouverture du compte ou à tout moment par la suite, sur simple demande auprès du conseiller bancaire.

Compte ouvert par un tiers

Si un grand-parent ou un proche ouvre un compte au nom de l’enfant mineur, il peut prévoir dès le départ d’en rester le seul gestionnaire jusqu’à la majorité de l’enfant.

Par ailleurs, la Cour de cassation a rappelé, dans un arrêt du 12 juin 2025 (n° 24-13.604), que la banque engage sa responsabilité si elle laisse un parent réaliser seul des retraits ou virements importants depuis les comptes d’épargne de ses enfants, sans recueillir l’accord de l’autre parent.

Dans les situations les plus graves, lorsque la gestion par les parents est manifestement contraire à l’intérêt de l’enfant ou lorsqu’un conflit d’intérêts majeur paralyse toute décision, le juge peut désigner un administrateur ad hoc. Il s’agit d’une personne tierce (avocat, proche de confiance) chargée de représenter et défendre les intérêts patrimoniaux de l’enfant pour une situation précise.

Dans des cas extrêmes, le juge peut aussi ouvrir une tutelle pour confier la gestion du patrimoine de l’enfant à un tiers.

Ces mesures restent encadrées et visent exclusivement à protéger les intérêts patrimoniaux du mineur.

Quels placements choisir pour son enfant après un divorce ?

Le choix des supports d’épargne dépend de l’âge de l’enfant, de l’horizon visé et du niveau de disponibilité souhaité. Tour d’horizon des options les plus adaptées.

Les livrets réglementés : des solutions simples

Pour une épargne de court terme, accessible à tout moment, les livrets réglementés comme le livret A et le livret jeune restent des solutions de référence pour un placement pour enfant mineur. D’autres produits d’épargne, comme le plan épargne logement, offrent des horizons plus longs et des conditions spécifiques :

  • Livret A : disponible dès la naissance, plafonné à 22 950 €, taux de 1,5 % net au 1er février 2026, exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux. L’enfant peut effectuer des retraits autonomes sur son livret A dès l’âge de 16 ans.
  • Livret jeune : réservé aux 12-25 ans, plafonné à 1 600 €, taux minimum aligné sur le livret A (1,5 % au 1er février 2026), souvent augmenté légèrement par les banques. Entre 12 et 16 ans, les retraits par l’enfant nécessitent l’accord d’un représentant légal.
  • PEL : adapté à un objectif de long terme, avec un plafond de dépôt fixé à 61 200 €. Le taux de rémunération du PEL, fixé à l’ouverture du plan, reste garanti pendant toute sa durée de vie (2 % bruts pour les plans ouverts en 2026). Attention, les intérêts supportent la flat tax de 30 % et la durée maximum de vie du plan est de 15 ans. Tout retrait anticipé entraîne la clôture du plan, ce qui en fait un placement peu liquide mais disciplinant pour une épargne de long terme.

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L’assurance vie au nom de l’enfant : le placement de long terme

Un contrat d’assurance vie ouvert au nom du mineur permet de constituer un capital sur plusieurs années, avec une fiscalité avantageuse sur les retraits après 8 ans de détention.

C’est un support particulièrement adapté aux objectifs de long terme : études supérieures, apport immobilier ou installation dans la vie active.

Contrairement au livret A, aucun plafond de versement ne s’applique et le rendement potentiel dépasse celui des livrets réglementés selon les supports choisis.

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Sur le plan pratique, l’ouverture du contrat nécessite la signature des deux parents lorsque l’enfant a moins de 12 ans. Au-delà, le consentement de l’enfant s’ajoute à la double signature parentale.

La jurisprudence rappelle par ailleurs que les parents doivent gérer ces fonds avec prudence et dans le seul intérêt de l’enfant. Les supports risqués doivent donc être utilisés avec discernement.

Par ailleurs, un mécanisme spécifique peut être prévu dans le cadre d’une assurance vie pour enfant mineur : le pacte adjoint avec clause d’inaliénabilité temporaire. Ce document, joint au contrat, permet notamment de bloquer les fonds jusqu’à la majorité de l’enfant, voire jusqu’à ses 25 ans au plus tard, et d’en encadrer les conditions d’utilisation.

Dans le contexte d’une séparation, il constitue un outil pratique pour sécuriser l’épargne et prévenir les désaccords entre parents.

Clause bénéficiaire et divorce

Il est possible de désigner son enfant comme bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie afin qu’il perçoive les fonds au décès du souscripteur. Après une séparation, la question de l’assurance vie après le divorce se pose : il est essentiel de vérifier et, si nécessaire, de modifier la clause bénéficiaire pour exclure l’ex-conjoint.

Épargne des enfants après divorce : les bonnes pratiques pour éviter les conflits

L’anticipation reste la meilleure protection. La convention parentale constitue un des outils les plus adaptés pour formaliser les règles de gestion de l’épargne des enfants.

Elle peut être rédigée librement par les parents et couvre habituellement l’autorité parentale, la résidence des enfants et la pension alimentaire. Cependant, rien n’empêche d’y intégrer des dispositions patrimoniales précises.

Concrètement, du côté de l’épargne, cette convention peut prévoir :

  • Qui verse quoi, sur quel support et à quelle fréquence ;
  • Comment l’autre parent sera informé des opérations importantes ;
  • Les finalités clairement identifiées pour chaque support (un livret dédié aux études, un autre au permis de conduire, une assurance vie pour l’installation) ;
  • La possibilité de prévoir qu’une partie de la pension alimentaire soit versée directement sur un compte au nom de l’enfant, constituant une épargne traçable et contrôlable par les deux parties.

Des comptes bien nommés, avec une finalité lisible, rassurent chacun sur l’usage futur des sommes et limitent les sources de désaccord.

Dans le même sens, se fixer un rythme minimal d’information réciproque, par exemple un relevé annuel partagé, suffit souvent à prévenir les incompréhensions.

Il est également conseillé de conserver soigneusement les relevés de compte tout au long de la minorité de l’enfant. En cas de contestation ou de litige ultérieur, ces documents constituent des preuves précieuses sur l’usage des fonds et la régularité des opérations.

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CAGR : définition et calcul du taux de croissance annuel composé https://fortunyconseil.fr/blog/cagr-taux-de-croissance-annuel-compose/ Tue, 31 Mar 2026 07:31:58 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9967 Le CAGR, ou taux de croissance annuel composé, est un indicateur clé pour mesurer la performance d’un investissement dans le temps. Contrairement à une simple moyenne, il prend en compte l’effet des intérêts composés. Voici un guide complet sur le CAGR avec définition, formule de calcul et exemples.

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Qu’est-ce que le CAGR (taux de croissance annuel composé) ?

CAGR signifie Compound Annual Growth Rate, que l’on traduit en français par taux de croissance annuel composé. L’acronyme TCAC est d’ailleurs parfois utilisé également.

Concrètement, c’est le taux de croissance moyen par an que vous auriez obtenu si votre investissement avait progressé de façon parfaitement régulière, en supposant que les gains soient réinvestis chaque année.

L’idée de base est simple : un investissement évolue rarement de manière régulière d’une année à l’autre. Le CAGR permet de déterminer le taux de croissance annuel constant qui aurait permis d’obtenir le même résultat entre le début et la fin de la période.

Autrement dit, il transforme une évolution irrégulière en un taux annuel moyen unique, lisible et plus facile à comparer.

Le CAGR se distingue d’un taux de croissance classique en tenant compte des intérêts composés. Il reflète ainsi une image plus précise de la croissance réelle d’un placement sur la durée, et non une simple moyenne des variations annuelles.

C’est aussi un outil de comparaison particulièrement utile entre différents types d’investissements car il fournit un taux de croissance annuel moyen uniforme. Il convient toutefois de garder à l’esprit que le CAGR n’est pas un indicateur parfait (voir partie Les limites du CAGR).

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Comment calculer le CAGR facilement ? Formule et exemple

Le calcul du CAGR peut sembler technique au premier abord, mais il repose en réalité sur une formule simple. Une fois comprise, elle permet d’évaluer rapidement la performance annualisée de n’importe quel investissement.

Quelle est la formule du CAGR et comment l’appliquer ?

La formule de calcul du CAGR est la suivante :

CAGR = (Valeur finale / Valeur initiale)^(1/n) – 1

Où “n” est le nombre d’années entre le point de départ et le point d’arrivée.

En langage courant, voici ce que chaque étape signifie :

  1. Diviser la valeur finale par la valeur initiale pour obtenir le facteur de croissance total ;
  2. Elever ce résultat à la puissance 1/n pour « répartir » la croissance totale sur chaque année ;
  3. Soustraire 1 pour isoler uniquement la part de croissance, en retirant le capital de départ ;
  4. Multiplier par 100 pour exprimer le résultat en pourcentage.

Exemple de calcul du CAGR

Vous avez investi 10 000 € et récupéré 15 000 € cinq ans plus tard. Voici les données de départ pour calculer le CAGR :

  • Valeur initiale : 10 000 €
  • Valeur finale : 15 000 €
  • Durée : 5 ans

Application de la formule : CAGR = (15 000 / 10 000)^(1/5) – 1 = 1,5^(0,2) – 1 = 0,0845, soit 8,45 % par an.

Dans cet exemple, le taux de croissance annuel composé est de 8,45 % par an sur 5 ans. Concrètement, cela revient à dire que votre placement a progressé comme s’il gagnait 8,45 % chaque année pendant 5 ans.

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CAGR vs moyenne simple : quelles différences ?

On pourrait être tenté de calculer la moyenne des rendements annuels pour obtenir un taux moyen. Mais cette approche, dite moyenne arithmétique, donne une vision incomplète de la performance.

Prenons un exemple avec deux investissements de 1 000 € sur 2 ans :

  • Investissement A : +50 % la première année, puis -50 % la seconde ;
  • Investissement B : +20 % la première année, puis -20 % la seconde.

La moyenne arithmétique des deux est identique : 0 % par an dans les deux cas. On pourrait alors croire que les deux placements ont terminé à l’équilibre. Mais ce n’est pas le cas en réalité.

Investissement AInvestissement B
Valeur initiale1 000 €1 000 €
Après année 11 500 € (+50 %)1 200 € (+20 %)
Après année 2750 € (-50 %)960 € (-20 %)
Résultat-25 %-4 %

Les deux affichent une moyenne de 0 %, mais les capitaux finaux sont très différents. Le CAGR reflète davantage la réalité :

  • CAGR de l’investissement A : (750/1 000)^(1/2) – 1 = -13,4 % par an sur 2 ans ;
  • CAGR de l’investissement B : (960/1 000)^(1/2) – 1 = -2,02 % par an sur 2 ans.

La raison de cet écart tient à la capitalisation : gains et pertes ne se compensent pas à égalité. Une hausse de 50 % suivie d’une baisse de 50 % ne remet pas les compteurs à zéro, car la perte porte sur un montant plus élevé qu’au départ. Plus les variations sont fortes, plus ce déséquilibre est marqué.

Le CAGR prend en compte ce mécanisme tandis que la moyenne arithmétique l’ignore. C’est pourquoi il donne une image plus fidèle de la performance réelle d’un investissement sur la durée.

Pour quels placements utilise-t-on le CAGR ?

Le CAGR est utile dans de nombreuses situations, dès lors que l’on cherche à mesurer une progression dans le temps.

  • Placements financiers : il sert à comparer la performance d’actions, de fonds, d’ETF, de contrats d’assurance vie ou de plans d’épargne retraite (PER) sur plusieurs années. C’est souvent le chiffre affiché dans les documents officiels sous la mention « performance annualisée ».
  • Investissements immobiliers : le CAGR peut également permettre de suivre l’évolution de la valeur d’un bien ou d’un portefeuille locatif sur plusieurs années.
  • Entreprises : pour une société, le CAGR mesure par exemple la croissance du chiffre d’affaires, du bénéfice ou du nombre de clients sur 3, 5 ou 10 ans. C’est un indicateur très utilisé par les analystes financiers et les investisseurs pour évaluer la dynamique d’une société.
  • Projections financières : le CAGR peut être utilisé pour estimer des performances futures. En se basant sur les taux de croissance historiques d’un placement ou d’un marché, les analystes peuvent extrapoler des tendances et obtenir une estimation de valeur à long terme. Attention, ces projections reposent sur des hypothèses et ne constituent en aucun cas une garantie de performance future.

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Indicateur pertinent sur plusieurs années

Le taux de croissance annuel composé est surtout pertinent sur des périodes de plusieurs années. Sur un an, valeur initiale et valeur finale suffisent, la notion de taux composé n’apporte rien de plus.

Les limites du CAGR : points de vigilance

Le CAGR est un indicateur intéressant, mais il présente des angles morts importants à connaître.

  • Il masque la volatilité

Le taux de croissance annuel composé (TCAC) relie deux points dans le temps en supposant une progression linéaire. Alors que la réalité d’un investissement est parfois faite de hausses et de baisses marquées, notamment sur les marchés boursiers.

Deux placements peuvent afficher le même CAGR sur 10 ans, l’un ayant progressé régulièrement, l’autre ayant chuté de 50 % en cours de route avant de se redresser. Le ressenti et le risque réel sont très différents.

  • Il est sensible aux dates choisies

Modifier la première ou la dernière année de la période prise en compte dans le calcul peut radicalement changer le résultat. Un même actif affichera un CAGR très différent selon que l’on part d’un point haut ou d’un point bas. Il est donc important de choisir des bornes temporelles cohérentes et de comparer des placements à des périodes similaires.

  • Il ne prend pas en compte plusieurs éléments courants :
    • Les versements réguliers ou ponctuels réalisés en cours de période ;
    • Les retraits effectués en cours de période ;
    • Les frais ;
    • La fiscalité applicable aux gains ;
    • L’inflation, qui érode le pouvoir d’achat réel du rendement.

Le CAGR est un indicateur parmi d’autres. Pour avoir une image complète, il gagne à être complété par la volatilité et le rendement réel net de frais, de fiscalité et d’inflation. Observer les performances année par année permet par ailleurs une analyse plus approfondie.

Il faut également garder à l’esprit que le CAGR passé ne préjuge pas des performances futures.

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Comparatif PEA vs Assurance vie : lequel choisir dans votre cas ? https://fortunyconseil.fr/blog/comparatif-pea-assurance-vie-lequel-choisir/ Tue, 24 Mar 2026 07:41:56 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9955 L’assurance vie et le PEA figurent parmi les enveloppes fiscales favorites des épargnants français. Elles ne servent pas les mêmes objectifs patrimoniaux et disposent chacune de forces et faiblesses spécifiques. Décryptage dans notre comparatif PEA / assurance vie.

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PEA et assurance vie : présentation générale (définition, fonctionnement)

Pour débuter notre comparatif PEA / assurance vie, voici une présentation rapide des éléments essentiels à savoir sur ces deux enveloppes fiscales.

L’essentiel à savoir sur le plan d’épargne en actions (PEA)

Comme son nom l’indique, le plan d’épargne en actions, ou PEA, sert à investir en Bourse. Plus précisément, vous pouvez loger dans un PEA :

  • Des actions d’entreprises françaises et européennes (UE) ;
  • Des trackers boursiers (ETF) correspondant à cet univers d’investissement ;
  • Des fonds d’investissements (OPCVM) spécialisés dans ces actions.

Notez qu’il existe différentes variantes du PEA :

  • Le PEA bancaire, le plus courant ;
  • Le PEA assurance, plus rare et ne permettant pas d’acheter des actions en direct (titres vifs) ;
  • Le PEA-PME, dédié aux actions de petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire (ETI) avec une capitalisation inférieure à 2 milliards d’euros.

Parmi les caractéristiques essentielles du PEA à connaître, on peut citer :

  • Le plafond de versement de 150 000 € (225 000 € pour le PEA-PME)
    • Le cumul des intérêts et des versements peut dépasser cette limite.
  • Le seuil des 5 ans de détention
    • Les rachats effectués après 5 ans sont exonérés d’impôt sur le revenu.
    • Tout rachat avant cette échéance entraîne la fermeture du plan.
  • La limite d’un PEA par personne et deux par foyer fiscal
    • Il reste possible de souscrire un PEA “classique” et un PEA-PME par personne (plafond global de 225 000 € de versements).

Les points clés de l’assurance vie à connaître

Placement préféré des Français avec le livret A, l’assurance vie se présente comme le couteau suisse de l’épargnant. Souple et flexible, sans plafond de versement ni contrainte sur les retraits, elle permet de placer votre argent sur :

  • Des fonds euros, à capital garanti et rendement modéré ;
  • Et des unités de compte investies en immobilier, actions, obligations, avec des rendements potentiels plus élevés mais non garantis et un risque de perte en capital.

Votre épargne investie dans une assurance vie peut vous aider à poursuivre une variété d’objectifs patrimoniaux :

  • Financement d’un projet, comme l’achat d’un logement par exemple ;
  • Constitution d’une épargne de précaution facilement disponible, avec les fonds euros ;
  • Recherche de rendement pour développer votre patrimoine financier, avec les unités de compte ;
  • Préparation d’une réserve de revenus complémentaires, pour la retraite notamment, avec une fiscalité favorable après 8 ans de détention du contrat ;
  • Anticipation de la succession, à l’aide de la clause bénéficiaire et d’une fiscalité attractive sur l’héritage.

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Comparatif PEA vs assurance vie : tableau synthétique

Pour vous aider à comparer le PEA avec l’assurance vie, le tableau ci-dessous reprend les principaux points clés à connaître sur chaque placement.

CritèrePEAAssurance vie
Plafond de versement150 000 €
(225 000 € pour le PEA-PME)
Illimité
Plafonds sur certains supports d'investissement selon les contrats
Placements éligiblesActions FR et UE
ETF, OPCVM
Fonds euros à capital garanti
Unités de compte : SCPI/SCI, OPCVM/ETF/Produits structurés, Private Equity
RendementPotentiellement élevé relatif à la classe d'actifs
Non garanti
Modéré pour les fonds euros sans risque
Variable selon les classes d'actifs et supports d'unités de compte
Rendements non garantis dans les deux cas
RisqueÉlevé (investissement en actions)Sans risque sur le fonds euros
Variable sur les unités de compte, mais pas de garantie dans tous les cas
FraisFrais relativement limités, selon les offres
Plafonnement réglementaire des principaux frais
Frais de gestion plus élevés, avec superposition sur les unités de compte
Frais sur versements et arbitrages à éviter
Horizon de placementMoyen terme à long terme
5 ans recommandés minimum
Plutôt long terme
8 ans minimum recommandés pour optimiser l'imposition des rachats
LiquiditéÉlevée
Les rachats avant 5 ans entraînent la fermeture du PEA (hors exceptions)
Liquidité apportée par l'assureur
Possibilité de suspension temporaire sur certains supports
Fiscalité sur les rachatsFlat tax de 31,4% sur les rachats avant 5 ans
Exonération d'IR après 5 ans (prélèvements sociaux dus)
Flat tax de 30% sur les rachats avant 8 ans pour les contrats ouverts récemment
Abattement fiscal sur l'IR après 8 ans + taux réduit à 24,7% jusqu'à 150 000 € de capital investi
Fiscalité sur la successionÉpargne intégrant l'actif successoral (droits de succession)Abattements et fiscalité allégée spécifiques à l'assurance vie

Rendement / risque : des propositions différentes pour le PEA et l’assurance vie

Pour rentrer plus dans le détail du comparatif entre PEA et assurance vie, penchons nous sur le sujet du couple rendement / risque des deux enveloppes.

Pour le PEA, rendement potentiel et risques élevés

Le PEA vise l’investissement en actions, et plus précisément les actions françaises et européennes (UE). À ce titre, il se concentre sur l’investissement dans la classe d’actifs la plus rentable sur 40 ans, à l’échelle européenne.

Avec un plan d’épargne en actions bien géré, vous pouvez viser des rendements élevés, pouvant dépasser 10 % sur une année.

Pour autant, de telles performances ne peuvent pas être garanties à l’avance. De même, les rendements passés ne préjugent pas des performances futures.

Plus important encore : le risque de perte s’avère tout aussi élevé que le potentiel de rendement. Vous pouvez donc subir des performances négatives, dans des proportions du même ordre.

Volatilité

Investir en Bourse nécessite d’appréhender le risque de volatilité des performances dans le temps.

En assurance vie, une plus grande flexibilité pour allouer son épargne

Comparée au PEA, l’assurance vie propose une plus grande souplesse pour placer votre argent. Vous disposez d’une plus large palette d’options pour investir :

  • Du moins risqué, avec le fonds euros à capital garanti et certains supports peu risqués (fonds monétaires, produits de taux)
    • Rendement de l’ordre de 1 à 3 %
  • Au plus risqué, avec les actions (OPCVM, ETF, produits structurés) et le Private equity
    • Rendement variable de -10 à +10 %, voire plus, avec risque de perte très important
  • En passant par des fonds immobiliers (SCPI, SCI) à risque plus modéré
    • Rendement potentiel aux alentours de 5 %, sans garantie de rentabilité

Cette flexibilité se montre précieuse si vous visez un positionnement équilibré ou défensif pour votre épargne. Autrement dit, si vous voulez prendre un risque plus modéré ou très limité. En contrepartie, vos perspectives de rendement seront moins élevées.

À l’inverse, pour l’investisseur avec une stratégie offensive, le PEA se montre, comparativement, mieux adapté. L’assurance vie peut toutefois s’adapter convenablement à une telle approche.

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Sur les frais, avantage au PEA

Au moment de choisir un investissement, quel qu’il soit, le sujet des frais mérite votre attention. Ceux-ci viennent diminuer le rendement réellement servi par votre épargne.

De façon générale, les frais du PEA se situent à un niveau assez limité. C’est d’autant plus vrai que nombre d’entre eux sont plafonnés par la loi (droits d’entrée, droits de garde, frais de transaction, frais de transfert).

En comparaison, les frais de l’assurance vie se montrent globalement plus élevés. Votre contrat peut comporter :

  • Des frais d’entrée à l’ouverture du contrat, et des frais sur chaque versement complémentaire ;
  • Des frais de gestion, sur le fonds euros et les unités de compte ;
  • Des frais d’arbitrage, prélevés sur des changements d’allocation au sein du contrat.

Point important à soulever : chaque unité de compte applique ses propres frais de gestion, et le cas échéant ses propres frais d’entrée. Ils s’ajoutent donc aux frais du contrat, au détriment de votre épargne.

Pour optimiser votre placement en assurance vie, vous pouvez privilégier des contrats sans frais d’entrée, ni frais d’arbitrage.

Pour le PEA comme pour l’assurance vie, n’hésitez pas à comparer les différentes offres à votre disposition. Certains acteurs (CGP, courtiers en ligne) cherchent à être plus compétitifs que la moyenne sur le plan des frais.

À l’inverse, les PEA et assurances vie distribués par les banques de détail tendent à afficher les frais les plus élevés.

Horizon de placement et liquidité : quelques différences sensibles entre PEA et assurance vie

PEA et assurance vie se montrent plus adaptés à une épargne de moyen-long terme et jouissent d’une bonne liquidité. Mais ils affichent des différences à connaître.

Pour le PEA, le seuil incontournable des 5 ans

Investir en Bourse à l’aide d’un PEA doit s’envisager avec un horizon de placement d’au moins 5 ans. Après le cinquième anniversaire du plan, vous pouvez :

  • Effectuer des retraits sans risquer la fermeture automatique du plan ;
  • Profiter de l’exonération d’impôt sur le revenu sur ces rachats (les prélèvements sociaux restent dus).

Pour maximiser l’intérêt du PEA et ses avantages, vous devez donc placer votre argent sur le moyen terme ou le long terme. Reste qu’en cas de besoin, un retrait peut être demandé avant 5 ans. Mais pour réinvestir, il faudra ouvrir un nouveau plan ou utiliser un autre placement.

En termes de liquidité, c’est-à-dire de facilité à céder vos positions, les actions figurent parmi les placements les liquides.

Les petites capitalisations s’avèrent cependant moins liquides que les ténors du CAC 40. Elles sont également plus susceptibles aux risques de manipulation de type pump and dump (arnaque de la bouilloire en Bourse), qui s’accompagne d’une baisse drastique de la liquidité des titres concernés.

Le cap des 8 ans de l’assurance vie

On parle souvent des 8 ans de l’assurance vie. Contrairement à une idée reçue persistante, il ne s’agit pas d’une durée de blocage de votre épargne.

Vous pouvez donc demander des retraits avant cette échéance. Et ce, sans entraîner la fermeture du contrat, tant qu’il reste de l’épargne placée dessus.

Plutôt, le huitième anniversaire du contrat vous permet de diminuer la fiscalité de vos rachats grâce à des abattements annuels de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.

La liquidité de votre épargne, quant à elle, est assurée par l’assureur de votre contrat. En règle générale, ce point ne pose pas de souci particulier. Notons toutefois que la possibilité de suspendre temporairement les retraits, sur le fonds euros (loi Sapin 2) ou certaines unités de compte, existe.

Fiscalité sur les rachats : deux enveloppes avantageuses

PEA et assurance vie bénéficient d’une fiscalité dérogatoire de faveur lorsque vous effectuez des rachats.

Pas de fiscalité en l’absence de rachat

Pour le PEA comme l’assurance vie, il n’y a pas d’imposition des gains en l’absence de rachat. Une exception existe pour les prélèvements sociaux du fonds euros (prélevés avant versement des intérêts annuels) et certains dividendes de titres non cotés détenus dans un PEA.

Exonération d’impôt sur le PEA après 5 ans

En cas de rachat sur un PEA de moins de 5 ans, vos gains constatés depuis le 1er janvier 2026 sont taxables à hauteur de 31,4 %.

Comme évoqué plus haut, un PEA de plus de 5 ans autorise les rachats sans risquer la fermeture automatique du plan. Mieux encore, vos gains sont alors exonérés d’impôt sur le revenu.

Cela représente une économie de 12,8 %, puisque les gains rachetés sur un PEA entrent dans le champ du prélèvement forfaitaire unique (PFU).

Dans tous les cas, les prélèvements sociaux restent dus. Ces derniers s’élèvent désormais à 18,6 %, depuis la hausse de la CSG entrée en vigueur au 1er janvier 2026 (date de constatation des gains dans le cas du PEA). Une exception existe pour les cas où les taux historiques de prélèvements sociaux s’appliquent.

Abattement fiscal annuel sur l’assurance vie de plus de 8 ans

Du côté de la fiscalité de l’assurance vie, les gains provenant de versements actés après septembre 2017 sont également soumis au PFU. Celui-ci s’élève à 30 %, dont 17,2 % de prélèvements sociaux, puisque l’assurance vie échappe à la hausse de la CSG en 2026.

Versements effectués après le 27 septembre 2017

Les règles fiscales décrites dans cette partie s’appliquent aux sommes placées sur une assurance vie après la date du 27 septembre 2017. La fiscalité de l’assurance vie peut varier pour les investissements réalisés avant cette date.

Là encore, il est possible de diminuer cette fiscalité, après le huitième anniversaire du contrat. Dans cette situation, vous pouvez retirer chaque jusqu’à 4 600 € de gains en franchise d’impôt pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.

Ce faisant, vous pouvez facilement compléter vos revenus ou financer un projet avec l’assurance vie. Rappelons en effet que sur un contrat en plus-value, votre rachat comprend une part de gains et une part de capital (l’argent que vous avez versé initialement). Votre retrait annuel pour maximiser l’avantage fiscal s’élève donc à 4 600 ou 9 200 € d’intérêts, auquel s’ajoute la part de capital rachetée non imposable.

En complément, lorsque l’abattement est dépassé, le taux d’imposition sur le revenu applicable s’élève à 7,5 %, au lieu de 12,8 %. Et ce, pour tous vos gains rachetés relatifs aux 150 000 premiers euros placés en assurance vie (12,8 % au-delà).

PEA et assurance vie : imposition au barème possible

Vous pouvez demander l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu plutôt que l’application du PFU, si cela s’avère plus avantageux pour vous. Vous devez alors cocher la case 2OP de votre déclaration de revenus. Attention, l’option du barème s’applique alors à l’ensemble de vos revenus de placements concernés par le PFU.

Pour la succession, avantage massif à l’assurance vie

Sur le plan de la succession, le PEA ne jouit d’aucun statut particulier. Au décès du souscripteur, l’épargne entre dans l’actif successoral revient aux héritiers. Ces derniers se retrouvent taxés aux droits de succession, après déduction des abattements de droit commun.

À l’inverse, la succession de l’assurance vie profite d’un régime fiscal uniquement favorable, résumé dans le tableau ci-dessous :

Versements avant 70 ansVersements après 70 ans
Abattement152 500 € pour chaque bénéficiaire désigné30 500 € à partager entre les bénéficiaires désignés
Imposition du capital après abattementPrélèvement de 20 % sur les 700 000 € suivants (31,25 % au-delà)Barème des droits de succession
Imposition des intérêts après abattementMême traitement fiscal pour le capital et les intérêtsExonération fiscale

En outre, la clause bénéficiaire de l’assurance vie vous permet de choisir précisément à qui reviendront les fonds. Et ce, sans nécessairement se conformer à la dévolution successorale traditionnelle.

Conjoint survivant

Le conjoint survivant est systématiquement exonéré d’impôt sur la succession du conjoint défunt. Cela s’applique à la totalité du patrimoine transmis, PEA et assurance vie compris.

Comment choisir entre PEA et assurance vie

Au-delà du comparatif entre PEA et assurance vie sur les différents critères d’analyse évoqués dans cet article, le choix entre les deux options dépend largement de votre situation.

Choisir votre placement selon votre profil et vos objectifs

Pour bien choisir entre PEA et assurance vie, vous devez vous pencher sur votre profil investisseur et évaluer vos objectifs patrimoniaux.

De façon très générale, et sans prétendre proposer une analyse personnalisée, vous pouvez privilégier le PEA lorsque :

  • Votre priorité consiste à rechercher un rendement élevé ;
  • Vous pouvez supporter un risque important de perte ;
  • Vous vous projetez sur un investissement de l’ordre de 5 ans minimum ;
  • Vous disposez déjà d’une épargne sécurisée de précaution, en cas de besoin immédiat et imprévu.

Pour sa part, l’assurance vie peut répondre à vos besoins si :

  • Vous avez besoin d’une épargne flexible, tant en termes de versements et retraits qu’en matière d’allocation ;
  • Vous cherchez à diversifier votre patrimoine sur différentes classes d’actifs ;
  • Vous ciblez un profil de risque prudent ou modéré ;
  • La préparation de votre succession figure dans vos priorités patrimoniales.

Cumuler PEA et assurance vie pour construire votre patrimoine

Placer une partie de votre épargne sur un PEA et une autre sur une assurance vie peut tout à fait s’envisager. Utiliser ces deux leviers s’avère même recommandé pour la diversification de votre patrimoine.

D’un côté, l’épargne du PEA se trouve dédiée à la croissance de votre patrimoine financier, en ciblant les rendements élevés (non garantis) de la Bourse. Le tout, avec une fiscalité plus favorable que le compte-titres ordinaire (CTO) après 5 ans de détention. Le plan d’épargne en actions trouve donc toute sa place d’une stratégie d’investissement dynamique.

De l’autre côté, l’assurance vie peut vous servir à investir dans d’autres classes d’actifs, dont l’immobilier. Son fonds euros représente également une poche sans risque utile, pour mettre votre épargne à l’abri ou sécuriser des plus-values générées par vos placements en unités de compte.

Enfin, votre assurance vie vous sera également indispensable dans la perspective de la préparation de votre succession.

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PEL ou CEL : quelles différences et quel placement choisir en 2026 ? https://fortunyconseil.fr/blog/pel-ou-cel/ Tue, 17 Mar 2026 09:00:08 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9917 Le PEL et le CEL sont deux produits d'épargne réglementée conçus pour financer un projet immobilier, dont les règles de fonctionnement diffèrent sur plusieurs points essentiels. Cet article détaille ces différences pour vous permettre de comprendre quel placement correspond à vos projets et à votre horizon de temps.

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PEL ou CEL : définitions des deux placements

Découvrez les définitions du PEL et du CEL, deux placements à capital garanti avec un principe proche mais des fonctionnements différents.

Qu’est-ce que le PEL (plan épargne logement) ?

Le PEL (plan épargne logement) est un produit d’épargne réglementée dont l’objet initial est de permettre à son titulaire de constituer une épargne en vue d’un projet immobilier, puis, sous conditions, d’obtenir un prêt à taux préférentiel.

Son fonctionnement repose sur une phase d’épargne structurée : l’épargnant effectue des versements réguliers pendant une durée minimale, en échange d’un taux d’intérêt fixé à l’ouverture du plan et garanti jusqu’à sa clôture.

Le PEL est limité à un plan par personne. Il est nécessairement détenu auprès d’un établissement bancaire agréé.

Les intérêts accumulés génèrent des droits à prêt, utilisables pour financer l’acquisition ou la construction d’un logement, sous réserve de respecter certaines conditions d’ancienneté.

Qu’est-ce que le CEL (compte épargne logement) ?

Le CEL (compte épargne logement) est également un produit d’épargne réglementée orienté vers le financement immobilier, mais son fonctionnement est plus souple que celui du PEL.

Il n’ impose pas de versements réguliers obligatoires. L’épargnant peut effectivement alimenter son compte à son rythme, dans la limite d’un plafond réglementaire, et effectuer des retraits librement sous réserve de maintenir un solde minimum.

Le taux de rémunération du CEL est révisable, c’est-à-dire qu’il peut évoluer au fil du temps. Comme pour le PEL, les intérêts acquis ouvrent droit à un prêt immobilier.

Il est possible de détenir simultanément un CEL et un PEL dans le même établissement bancaire, ce qui permet de cumuler des droits à prêt.

Financement d’autres projets

Les fonds épargnés sur un CEL ou un PEL peuvent servir à financer d’autres projets que des projets immobiliers. En tant que placements à capital garanti, ils peuvent vous aider à vous constituer une épargne de précaution, notamment le CEL qui est plus flexible en matière de retraits.

Tableau comparatif entre PEL et CEL

Le PEL et le CEL présentent des différences importantes en matière de fonctionnement, de rendement et de disponibilité de l’épargne. Le tableau ci-dessous permet de comparer leurs principales caractéristiques.

CritèrePELCEL
Taux de rémunérationFixe, déterminé à l’ouverture
2 % en 2026
Révisable
1 % depuis le 1er février 2026
Versement initial minimum225 €300 €
Versements complémentairesRéguliers et obligatoires
540 € par an minimum
Périodicité libre
75 € par versement minimum
Plafond de dépôt61 200 €15 300 €
RetraitsTout retrait entraîne la clôture du planRetraits possibles à tout moment
FiscalitéBarème de l’IR ou PFU de 31,4 % (30 % pour les plans ouverts avant 2018)Barème de l’IR ou PFU de 31,4 % (30 % pour les plans ouverts avant 2018)
Durée de vie15 ansIllimitée
Temps nécessaire avant d’emprunter4 ans18 mois (à condition d'avoir accumulé une certaine valeur d'intérêts)
Prêt maximum92 000 €23 000 €
Taux d’intérêt du prêt3,20 % en 20262,5 % depuis le 1er février 2026
Durée du prêtDe 2 à 15 ansDe 2 à 15 ans

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Conditions d’ouverture et de détention du PEL et du CEL

PEL et CEL partagent plusieurs conditions d’ouverture communes :

  • Être résident fiscal en France ;
  • Fournir les pièces justificatives requises par l’établissement bancaire ;
  • Ne détenir qu’un seul plan ou compte de chaque type à la fois.

Les différences portent sur les montants minimaux à l’ouverture. Le PEL requiert un versement initial de 225 €, tandis que le CEL exige 300 €. Ces montants sont fixés par la réglementation et s’appliquent de manière uniforme dans tous les établissements bancaires.

Détenir un PEL et un CEL

Il est possible de détenir simultanément un PEL et un CEL, à condition que les deux produits soient ouverts dans le même établissement bancaire.

Versements, retraits et disponibilité de l’épargne : différences entre PEL et CEL

Le PEL impose des versements réguliers selon une périodicité choisie à l’ouverture (mensuelle, trimestrielle ou semestrielle), pour un montant annuel minimum de 540 €.

Le non-respect de cette obligation peut entraîner la clôture du plan par l’établissement bancaire. Vous pouvez verser davantage que le minimum requis de façon libre, sous réserve de ne pas atteindre le plafond de dépôt.

En outre, l’épargne placée sur un plan épargne logement est considérée comme bloquée. Tout retrait partiel entraîne la clôture du plan, avec des conséquences sur les droits à prêt et sur le calcul des intérêts selon l’ancienneté du plan.

Le CEL fonctionne différemment. Aucune fréquence de versement n’est imposée, vous pouvez alimenter votre compte selon vos disponibilités financières. Il existe néanmoins une règle : chaque versement doit s’élever à 75 € minimum.

Par ailleurs, les retraits sont libres, à condition de maintenir le solde au-dessus du minimum réglementaire de 300 €. Cette souplesse rend le CEL plus adapté aux situations où la capacité d’épargne est irrégulière.

PEL ou CEL : quels plafonds de versement ?

Le plafond de dépôt du PEL est fixé à 61 200 € hors intérêts capitalisés. Celui du CEL atteint 15 300 € hors intérêts. Ces plafonds déterminent le volume d’épargne qu’il est possible de constituer sur chaque produit.

Or, les droits à prêt étant calculés à partir des intérêts acquis, un capital épargné plus élevé génère davantage d’intérêts et, par conséquent, des droits à prêt plus importants. Le plafond de versement influence donc indirectement le montant maximum empruntable à l’issue de la phase d’épargne.

Le plafond plus élevé du PEL en fait un dispositif davantage adapté aux épargnants disposant d’une capacité d’épargne importante sur le long terme.

Par ailleurs, la combinaison des deux produits peut présenter un intérêt pour un projet immobilier nécessitant un financement plus conséquent.

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Taux d’intérêt du PEL et du CEL : comment sont calculés les intérêts

Le taux du PEL est fixé à l’ouverture du plan et ne varie pas pendant toute sa durée de vie, quelle que soit l’évolution ultérieure des taux réglementaires.

Ce mécanisme offre une visibilité sur le rendement brut de l’épargne dès la souscription. Depuis le 1er janvier 2026, le taux du PEL est fixé à 2 %, contre 1,75 % en 2025.

Le taux du CEL, en revanche, est révisable. Indexé sur le taux du livret A, il est égal aux deux tiers de ce dernier et peut donc évoluer à chaque révision réglementaire, généralement deux fois par an. Depuis le 1er février 2026, il est fixé à 1 %.

Rendement brut de fiscalité

Pour le PEL comme le CEL, les taux d’intérêt sont donnés avant prise en compte de la fiscalité.

Pour les deux produits, les intérêts sont calculés par quinzaine et capitalisés annuellement. C’est-à-dire qu’au 31 décembre de chaque année, ils s’ajoutent au capital épargné et produisent eux-mêmes des intérêts l’année suivante.

Durée de vie et clôture du PEL et du CEL

Le PEL suit un cadre temporel précis :

  • Avant 4 ans
    • La clôture anticipée entraîne des conséquences sur les droits à prêt selon l’ancienneté du plan. Avant 2 ans, les intérêts sont recalculés au taux du CEL et les droits à prêt sont supprimés. Entre 2 et 3 ans, le taux de rémunération contractuel est conservé mais les droits à prêt sont perdus. Entre 3 et 4 ans, le taux est conservé et les droits à prêt sont diminués.
  • Entre 4 et 10 ans
    • Le plan est dans sa phase d’épargne active, les droits à prêt sont constitués et utilisables.
  • Au-delà de 10 ans
    • Le PEL ne peut plus être alimenté mais continue à produire des intérêts au taux initial pendant encore 5 ans.
  • À 15 ans
    • Le plan est automatiquement clôturé et transformé en compte sur livret ordinaire.
PEL avant 2011

Les PEL ouverts avant le 1er mars 2011 n’ont pas de durée de vie limitée.

À titre de comparaison, le CEL n’a pas de durée maximale réglementaire. Il reste ouvert tant que le solde minimal est respecté et que le titulaire n’en demande pas la clôture. La durée minimale pour bénéficier du prêt épargne logement est de 18 mois.

En cas d’inactivité prolongée ou de solde tombé sous le seuil réglementaire, l’établissement bancaire peut procéder à la clôture du compte.

Transfert PEL et CEL

Il est possible de transférer son PEL vers une autre banque, tout en conservant l’ancienneté du plan, le taux d’intérêt initial et les droits à prêt accumulés. Des frais de transfert peuvent être facturés par l’établissement d’origine. Le CEL est également transférable. Pour rappel, dans tous les cas, les deux plans doivent obligatoirement rester dans le même établissement.

PEL ou CEL : quels droits à prêt immobilier ?

Le principe commun au PEL et au CEL est que les intérêts acquis pendant la phase d’épargne génèrent des droits à prêt immobilier, c’est-à-dire la possibilité d’emprunter à un taux encadré pour financer un projet immobilier éligible.

Pour le PEL :

  • Ancienneté minimale requise : 4 ans à compter de la date d’ouverture ;
  • Montant maximal du prêt : 92 000 € ;
  • Durées possibles : de 2 à 15 ans ;
  • Taux du prêt : fixé selon la date d’ouverture du plan (pour les plans ouverts depuis le 1er janvier 2026, le taux est de 3,20 %).

Pour le CEL :

  • Ancienneté minimale requise : 18 mois ;
  • Montant minimal d’intérêts acquis : 75 € pour une acquisition ou une construction, 37 € pour des travaux de réparation ou d’amélioration, 22,50 € pour des travaux d’économie d’énergie ;
  • Montant maximal du prêt : 23 000 € ;
  • Durées possibles : de 2 à 15 ans ;
  • Taux du prêt : 2,50 % depuis le 1er février 2026.

Vous pouvez cumuler les droits à prêt de votre PEL et de votre CEL, dans la limite de 92 000 €.

Prime d’Etat

Les PEL ou CEL ouverts avant 2018 permettent dans certains cas de bénéficier d’une prime d’Etat.

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Fiscalité des intérêts du PEL et du CEL

La fiscalité applicable aux intérêts des PEL et CEL dépend notamment de la date d’ouverture du produit.

Pour les PEL et les CEL ouverts à compter du 1er janvier 2018, les intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), dit flat tax, au taux global de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).

Le titulaire peut opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu si cette option lui est plus favorable.

Voici les règles fiscales pour les PEL et les CEL avant 2018 :

  • PEL ouverts avant le 1er janvier 2011 :
    • Intérêts exonérés d’impôt sur le revenu pendant les douze premières années ;
    • Prélèvements sociaux (17,2 %) prélevés une fois après 10 ans sur l’ensemble des intérêts accumulés, puis chaque année.
  • PEL ouverts entre 2011 et 2018 :
    • Intérêts exonérés d’impôt sur le revenu pendant les douze premières années ;
    • Prélèvements sociaux au taux de 17,2 % retenus chaque année.
  • CEL ouverts avant le 1er janvier 2018 :
    • Exonération d’impôt sur le revenu ;
    • Prélèvements sociaux de 17,2 % retenus chaque année.

Cette fiscalité s’applique au rendement brut de l’épargne et en réduit le rendement net perçu par les épargnants. Elle doit être prise en compte lorsque vous comparez ces placements avec d’autres solutions d’épargne.

Utilisation du PEL et du CEL dans un projet immobilier

Le prêt épargne logement issu d’un PEL ou d’un CEL peut financer plusieurs types de projets :

  • L’achat ou la construction de la résidence principale ;
  • Des travaux de réparation ou d’amélioration et d’économie d’énergie portant sur la résidence principale.

Dans le cadre d’un projet immobilier, le PEL peut davantage être adapté à un horizon de moyen ou long terme, grâce à des droits à prêt plus élevés (jusqu’à 92 000 €) et un taux fixé dès l’ouverture.

Le CEL convient généralement mieux aux projets de moindre envergure ou aux épargnants qui souhaitent conserver une certaine flexibilité dans leur épargne.

Notons que PEL et CEL ne sont pas nécessairement ouverts dans la perspective d’un projet immobilier. Les fonds épargnés sur ces deux produits peuvent en pratique être récupérés et utilisés pour tout type de projet. Cela peut également conférer à ces placements un rôle d’épargne de précaution grâce à la garantie du capital.

La différence tient aux conditions de retrait : sur un CEL, les fonds sont disponibles à tout moment sans conséquence sur le compte, tandis que sur un PEL, tout retrait entraîne la clôture du plan et une potentielle perte des avantages associés.

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Comment choisir entre PEL ou CEL en 2026 ?

Le choix entre PEL ou CEL dépend de plusieurs paramètres objectifs.

Si vous disposez d’une capacité d’épargne régulière et d’un projet immobilier à horizon de 4 ans ou plus, vous pouvez trouver dans le PEL un cadre structurant, avec un taux garanti et des droits à prêt substantiels.

À l’inverse, si vos revenus ou vos besoins de liquidité sont variables, le CEL peut s’avérer plus adapté car il n’impose pas de versements périodiques et permet des retraits à tout moment.

Il est aussi possible de détenir simultanément un PEL et un CEL. Cela permet de combiner les deux logiques : épargne structurée et droits à prêt plus importants d’un côté, épargne disponible et complémentaire de l’autre.

En pratique, les paramètres à prendre en compte sont :

  • L’horizon de temps avant le projet immobilier envisagé ;
  • La capacité à effectuer des versements réguliers ;
  • Le besoin de disponibilité des fonds épargnés.

PEL et CEL restent néanmoins des produits d’épargne sécurisée, dont le rendement est encadré par la réglementation et souvent limité.

Aujourd’hui, il existe des options d’épargne et d’investissement potentiellement plus pertinentes en fonction de votre profil, que ce soit pour épargner ou financer un projet immobilier.

Pour les épargnants dont l’horizon de placement est long et qui sont prêts à accepter une part de risque, d’autres supports, non plafonnés, peuvent offrir des perspectives de rendement supérieures.

C’est notamment le cas de l’assurance vie en unités de compte, du plan d’épargne en actions (PEA) ou de certains placements immobiliers comme les SCPI par exemple.

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PEL de plus de 10 ans : que faire de votre épargne ? https://fortunyconseil.fr/blog/pel-de-plus-de-10-ans-que-faire-de-votre-epargne/ Thu, 12 Mar 2026 07:59:17 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9878 Après son dixième anniversaire, le plan d’épargne logement (PEL) évolue significativement, en se fermant notamment aux nouveaux versements. Pour les épargnants, la question se pose : que faire faire avec mon PEL de plus de 10 ans ? Voici quelques explications utiles selon votre situation et vos priorités.

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Mon PEL a plus de 10 ans : qu’est-ce que cela change ?

Si vous détenez un PEL de plus de 10 ans, ou qui approche de cette échéance, voici ce que vous devez savoir sur votre plan d’épargne logement.

Rappels sur le fonctionnement du PEL

Produit d’épargne réglementé à capital garanti, le plan d’épargne logement (PEL) se souscrit auprès de votre banque de détail. Il se distingue néanmoins dans la grande famille des placements bancaires, avec un certain nombre de particularités :

  • Son plafond de versement se situe à 61 200 €, bien au-delà des limites applicables au livret A (22 950 €) ou le LDDS (12 000 €) par exemple.
  • Un versement minimum de 225 € est exigé à l’ouverture, puis 540 € minimum chaque année.
  • Le rendement est fixé à l’ouverture, selon le taux en vigueur à cette date (2 % en 2026 par exemple).
  • Les intérêts capitalisés sur le PEL sont taxés, à hauteur de 31,4 % depuis 2026 et la hausse de la CSG pour les PEL ouverts après le 1er janvier 2018.
  • Votre argent génère des droits à prêt qui peuvent être utilisés pour financer un projet immobilier comme l’acquisition de la résidence principale.
    • Le montant du prêt épargne logement (92 000 € maximum) dépend des intérêts accumulés et le taux d’emprunt est fixé à l’ouverture du plan (3,20 % en 2026).
  • Tout retrait sur le plan se traduit par la fermeture du PEL.
  • Un retrait moins de 4 ans après la souscription entraîne la perte de certains avantages (taux d’intérêt amoindri, prêt épargne logement moins élevé ou inaccessible).
  • Dès lors que le plan a été ouvert après le 1er mars 2011, la fermeture automatique du PEL est ordonnée après 15 ans.
  • Le plan est alors transformé en livret bancaire (compte sur livret).

Que devient mon PEL après 10 ans ?

Après le 10ème anniversaire du PEL, le fonctionnement du plan change de façon significative.

Quelle que soit sa date d’ouverture, 2 grands changements interviennent sur un PEL de plus de 10 ans :

  • Il n’est plus possible de faire de versements. Vous ne pouvez donc pas placer davantage d’argent sur le plan.
    • Votre argent investi continue de générer des intérêts, jusqu’à sa clôture au 15ème anniversaire (pour un plan ouvert après mars 2011) ou indéfiniment (souscription avant mars 2011).
  • Les droits à prêt du PEL sont figés à compter du dixième anniversaire.
    • Ainsi, les intérêts capitalisés sur le plan après 10 ans ne vous aident plus à gonfler le montant potentiel de votre prêt épargne logement.

Ces 2 changements bouleversent donc l’utilisation d’un PEL. D’une part, vous ne pouvez plus vous en servir pour placer votre épargne. Et en sachant qu’il n’est pas possible de détenir plus d’un PEL par personne, vous devez donc vous tourner vers d’autres solutions.

D’autre part, vous ne pouvez plus bonifier les droits à prêt du PEL. À cet égard, vous n’avez plus que 2 solutions : les utiliser ou non.

Notons que pour les PEL ouverts avant mars 2011, vous pouvez patienter indéfiniment avant d’activer vos droits à prêt. En revanche, pour un plan ouvert après mars 2011, il faut décider de les utiliser dans un délai de 5 ans, sous peine de les perdre définitivement à la fermeture automatique du PEL après 15 ans.

3 possibilités pour un PEL de plus de 10 ans

Si vous détenez un PEL de plus de 10 ans, vous pouvez explorer 3 options : le conserver, le clôturer ou utiliser vos droits à prêt.

Garder un PEL de plus de 10 ans

Fondamentalement, rien ne vous oblige à fermer votre PEL parce qu’il a plus de 10 ans. La seule limite à considérer à ce titre est le quinzième anniversaire d’un plan ouvert après mars 2011, synonyme de clôture automatique.

Si vous n’avez pas un besoin immédiat de liquidités, vous pouvez donc patienter si vous le souhaitez. C’est d’autant plus vrai si vous détenez un PEL ouvert avant mars 2011, sans limitation de durée.

Votre PEL de plus de 10 ans peut par exemple conserver une certaine pertinence s’il vous sert à constituer une épargne de précaution sécurisée. Notez que le livret A et le LDDS s’avèrent mieux adaptés à ce titre, dans la mesure où ils sont plus souples (versements et retraits libres) et non fiscalisés.

Conserver votre PEL de plus de 10 ans peut aussi vous être utile si vous souhaitez activer vos droits à prêt pour financer un projet immobilier.

Activer les droits à prêt d’un PEL de plus de 10 ans

À partir de son dixième anniversaire, votre PEL ne produit plus de nouveaux droits à prêt. Mais vous pouvez utiliser ceux que vous avez accumulés au cours des dix premières années du plan, afin de demander un prêt épargne logement.

Notez que l’octroi de ce prêt est soumis à l’accord de l’établissement bancaire teneur de compte du PEL. Seul celui-ci peut vous financer.

Ce prêt peut vous aider à compléter le financement d’un projet immobilier. Les projets éligibles varient selon la date d’ouverture du plan :

PEL ouvert après le 1er mars 2011 (durée de vie de 15 ans maximum)

  • Achat ou construction de la résidence principale ;
  • Travaux de réparation ou d’amélioration et d’économie d’énergie portant sur la résidence principale.

PEL ouvert avant le 1er mars 2011 (sans limite de durée)

  • Achat ou construction de la résidence principale ou secondaire ;
  • Travaux d’extension, de réparation ou d’amélioration ;
  • Achat d’un local professionnel ou commercial qui comprend également votre résidence principale ;
  • Financement de résidences de tourisme ;
  • Achat de parts de SCPI d’habitation (90 % minimum selon les statuts de la société).

D’une durée variable de 2 à 15 ans, ce prêt peut s’élever au maximum à 92 000 €. Son taux est fixé selon la date d’ouverture du PEL :

Date d’ouverture du PELTaux du prêt épargne logement
Du 01/08/2003 au 31/01/20154,20 %
Du 01/02/2015 au 31/01/20163,20 %
Du 01/02/2016 au 31/07/20162,70 %
Du 01/08/2016 au 31/12/20222,20 %
Du 01/01/2023 au 31/12/20233,20 %
Du 01/01/2024 au 31/12/20243,45 %
Du 01/01/2025 au 31/12/20252,95 %
À partir du 01/01/20263,20 %

L’activation de vos droits à prêt peut avoir du sens si :

  • Vous avez un projet immobilier éligible ;
  • Votre épargne logement (intérêts accumulés) vous permet de demander un prêt financièrement utile ;
  • Le taux d’emprunt qui vous est appliqué s’avère compétitif par rapport aux taux de crédit immobilier actuels.
Transfert des droits à prêt du PEL

Vous pouvez transférer vos droits à prêt à un membre de votre famille qui détient déjà un PEL depuis plus de 3 ans. Vous ne transférez alors que les droits à prêt, et non votre épargne.

Clôturer le PEL de plus de 10 ans

Après 10 ans, votre PEL ne peut plus accueillir de versements. Vous êtes donc contraint de vous tourner vers d’autres produits si vous souhaitez placer votre épargne.

En ce sens, vous pouvez avoir intérêt à débloquer votre PEL afin de réinvestir cette somme sur d’autres placements.

Clôturer votre PEL s’avère également pertinent si vous souhaitez allouer les fonds à un projet ou une dépense importante.

Dans tous les cas, vous devez vous assurer que vous pouvez vous défaire de votre PEL de plus de 10 ans. En effet, ce plan ne permet pas d’effectuer un retrait partiel. Vous récupérez la totalité de votre épargne, intérêts compris, et perdez vos droits à prêt si vous ne les utilisez pas.

Pour mesurer la pertinence de cette option, vous devez regarder :

  • L’utilité actuelle de votre épargne bloquée sur le PEL ;
  • Le rendement de votre plan, par rapport aux taux d’intérêt d’autres produits ;
  • La date d’ouverture du plan :
    • Les plans ouverts avant mars 2011 peuvent rester ouverts indéfiniment ;
      Ceux souscrits après mars 2011 seront clôturés automatiquement au quinzième anniversaire, l’épargne étant alors placée sur un compte sur livret bancaire.

Quelles alternatives pour placer l’argent d’un PEL de plus de 10 ans ?

Si vous choisissez de fermer votre PEL de plus de 10 ans, vous pouvez vous tourner vers différentes solutions d’épargne. Votre choix doit s’appuyer sur vos priorités patrimoniales selon votre situation.

Épargne de précaution : les livrets en priorité

L’épargne de précaution, par définition, vous aide à faire face à des situations et dépenses imprévues. On estime en général qu’elle doit représenter 3 à 6 mois de dépenses courantes.

Dès lors que votre PEL de plus de 10 ans est utilisé à ce titre, et si vous avez besoin de conserver cette épargne de précaution, vous pouvez la placer sur des livrets réglementés sans risque : livret A, LDDS, ou encore livret d’épargne populaire (LEP) si vous êtes éligible.

Ces livrets vous permettront de continuer à placer votre argent quand bon vous semble, contrairement à un PEL de plus de 10 ans. De même, vous pourrez retirer une partie de votre épargne en cas de besoin, sans “casser” votre PEL. Enfin, les livrets réglementés ne subissent aucune fiscalité.

En revanche, rappelons que :

  • Les versements sur les livrets réglementés sont plafonnés :
    • 22 950 € sur le livret A
    • 12 000 € sur le LDDS
    • 10 000 € sur le LEP
  • Si votre épargne de précaution est déjà suffisamment fournie, placer les sommes d’un PEL de plus de 10 ans sur de tels produits n’est pas le plus optimal.

L’assurance vie, un bon compromis entre solution d’attente sécurisée et recherche de rendement

Pour aller au-delà de l’épargne de précaution, l’assurance vie peut vous proposer un compromis intéressant :

  • Vous accédez à un fonds euros sans risque, pouvant jouer le rôle de support d’attente si vous ne savez pas encore dans quoi investir à plus long terme ;
  • Vous pouvez également placer votre argent dans des unités de compte (UC) afin d’investir dans l’immobilier, les actions, les obligations, etc.

Point important à souligner : le fonds euros bénéficie de la garantie du capital investi mais pas les UC. Vous supportez donc un risque de perte en capital avec ces dernières.

De plus, si les 2 types de support peuvent viser des rendements supérieurs à ceux d’un PEL, leurs performances futures ne sont jamais garanties.

En complément, voici d’autres points à connaître si vous envisagez d’utiliser l’assurance vie pour placer l’épargne logée dans un PEL de plus de 10 ans :

  • Les versements sur l’assurance vie sont libres, sans plafond particulier ;
  • Les retraits sont possibles à tout moment ;
  • Les frais de l’assurance vie doivent être étudiés de près au moment de choisir votre contrat et/ou d’effectuer un versement ;
  • La fiscalité de l’assurance vie peut grever vos gains, même si elle est considérablement réduite après le huitième anniversaire du contrat.

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Les SCPI, si vous recherchez des revenus complémentaires dans l’immobilier

Le PEL et l’investissement en SCPI répondent à des logiques très différentes. C’est pourquoi il faut bien comprendre à quoi peut vous servir un tel placement de pierre papier avant d’y consacrer l’argent de votre PEL de plus de 10 ans.

En résumé, un placement dans une SCPI de rendement se présente comme :

  • Un investissement dans l’immobilier d’entreprise, sans souci de gestion locative ;
  • Un produit d’épargne avec un rendement moyen de l’ordre de 4 à 5 %, pouvant dépasser 7 % dans les meilleures années ;
  • Une source de revenus complémentaires, grâce à des dividendes distribués tous les trimestres ou tous les mois ;
  • Un placement de long terme (8 à 10 ans minimum recommandés), sans garantie de liquidité à la sortie ;
  • Un investissement avec des frais, un risque de perte en capital et sans garantie des rendements futurs.

Notez également qu’il existe de nombreuses sociétés civiles de placement immobilier sur le marché. Pour savoir quelle SCPI choisir, vous pouvez consulter un conseiller en gestion de patrimoine, en réservant votre rendez-vous gratuit avec un conseiller Fortuny.

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Investir en Bourse, pour viser des rendements potentiels élevés

Parmi les différentes classes d’actifs accessibles au grand public, la Bourse affiche un couple rendement/risque élevé. Autrement dit : les performances peuvent varier sensiblement, entre gains élevés et pertes importantes.

Bien que les actions et autres produits boursiers soient, pour la plupart, facilement liquidables, investir en Bourse doit plutôt s’envisager avec une perspective de long terme.

Eu égard au profil de risque et à la liquidité, l’investissement boursier se distingue très clairement d’un placement dans un PEL de plus de 10 ans. Pour autant, il peut répondre à vos besoins si vous cherchez des rendements élevés sans craindre la prise de risque associée.

Le plan d’épargne en actions (PEA), par exemple, s’avère plus intéressant si vous restez investi au moins 5 ans avant de procéder à des retraits. Tout retrait avant cette échéance entraîne la fermeture du plan et la perte du bénéfice d’une fiscalité allégée (exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans).

Plus souple et ouvert aux actions non-européennes, le compte-titres ordinaire (CTO) embarque pour sa part une fiscalité plus lourde (PFU de 31,4 %).

Le PER, une épargne retraite bloquée avec un avantage fiscal à l’entrée

Pour finir cette présentation des alternatives à un PEL de plus de 10 ans, attardons nous sur le cas du plan d’épargne retraite (PER). Bien qu’il présente des similarités avec l’assurance vie (accès aux fonds euros et UC par exemple), le PER se démarque sur un certain nombre de paramètres clés :

  • Votre épargne reste bloquée jusqu’au départ à la retraite, en dehors de cas particuliers de déblocage anticipé pour accident de la vie ;
  • Vos versements sont déductibles de votre revenu imposable, générant ainsi une réduction d’impôt ;
  • Le déblocage du PER, en rente viagère ou en capital, entraîne le rattrapage de l’avantage fiscal à l’entrée.

De plus en plus populaire auprès des épargnants, le PER reste un produit très spécifique, quant à son utilité, son fonctionnement et sa fiscalité. Nous vous recommandons d’étudier la pertinence de cette enveloppe fiscale avec un conseiller en gestion de patrimoine.

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Couple et argent : les 6 erreurs à éviter pour préserver l’équilibre financier https://fortunyconseil.fr/blog/couple-et-argent-6-erreurs-a-eviter/ Tue, 17 Feb 2026 08:28:55 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9742 L’argent dans le couple dépasse largement la simple gestion du budget. Il reflète la capacité à communiquer, à trouver des équilibres et à construire des projets communs dans la durée. Voici les 6 erreurs les plus fréquentes en matière d’argent dans le couple, et les bons réflexes pour les éviter.

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Erreur n°1: ne jamais parler d’argent dans le couple

Éviter le sujet de l’argent peut sembler plus simple au quotidien, mais ce silence est souvent à l’origine de déséquilibres dans la relation comme dans la gestion du patrimoine commun.

L’importance d’un dialogue financier structuré dans le couple

L’argent fait partie des sujets qui nécessitent une approche structurée au sein du couple. Lorsqu’il n’est pas abordé de manière explicite et régulière, il peut devenir un angle mort de l’organisation financière, avec des effets indirects sur l’équilibre du foyer.

L’absence de dialogue financier conduit alors à des habitudes non discutées : chacun agit selon ses propres repères et priorités, sans cadre commun clairement défini. Ces décisions individuelles, bien que souvent prises de bonne foi, peuvent néanmoins avoir un impact sur le couple dans son ensemble.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce silence :

  • La crainte de créer des désaccords ;
  • La gêne à révéler ses revenus ou ses dettes ;
  • Une éducation familiale où l’argent est perçu comme un sujet privé ;
  • Des rapports très différents à la dépense, à l’épargne ou au risque.

Quelle qu’en soit l’origine, l’absence de discussions régulières autour de l’argent peut, à terme, fragiliser l’organisation du couple et compliquer la prise de décisions communes.

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Les signaux d’alerte à ne pas ignorer

Certains comportements doivent inciter à ouvrir rapidement le dialogue sur l’argent dans le couple :

  • Gestion financière entièrement assumée par une seule personne, l’autre n’ayant qu’une vision très floue de la situation ;
  • Grosses dépenses concrétisées sans discussion préalable ;
  • Découverts bancaires dissimulés ou aides financières reçues de la famille sans en parler ;
  • Crédits contractés sans en informer l’autre conjoint.

Ces situations traduisent un déséquilibre dans la gestion de l’argent au sein du couple. Sans ajustement, elles peuvent générer un sentiment de perte de contrôle et miner la confiance à long terme.

La solution : parler d’argent de manière ouverte et régulière

Parler d’argent dans le couple ne signifie pas tout contrôler ou tout justifier, mais instaurer un cadre de discussion sain et transparent. L’objectif n’est pas d’être d’accord sur tout, mais de se comprendre.

Quelques bonnes pratiques peuvent aider :

  • Fixer des moments dédiés pour parler finances ;
  • Partager ses priorités (sécurité, projets, transmission, etc.) plutôt que se focaliser uniquement sur les chiffres ;
  • Clarifier les règles de fonctionnement : comptes communs, comptes séparés, répartition des charges ;
  • Adopter une approche qui respecte les méthodes et choix financiers de chaque conjoint.

Un dialogue financier régulier permet non seulement d’éviter les malentendus, mais aussi de construire des projets communs solides, alignés avec les valeurs et les objectifs du couple.

Erreur n°2 : répartir les dépenses à 50/50 sans tenir compte des revenus

Dans de nombreux couples, la répartition des dépenses repose sur des règles simples en apparence. Pourtant, appliquer mécaniquement le 50/50 peut créer des déséquilibres durables lorsque les situations financières ne sont pas comparables.

Le mythe du 50/50 comme symbole d’égalité

Beaucoup de couples adoptent une répartition 50/50 des dépenses communes, considérant qu’elle garantit une égalité parfaite. Si cette approche peut fonctionner lorsque les revenus sont proches, elle devient rapidement source de déséquilibre dès lors que les écarts de rémunération sont significatifs.

Les situations courantes qui génèrent des différences de revenus sont nombreuses :

  • Écart de rémunération lié au secteur d’activité ou au niveau d’expérience ;
  • Congé parental ;
  • Chômage temporaire ;
  • Période de reconversion professionnelle ;
  • Temps partiel choisi ou subi.

Dans ces contextes, maintenir un partage 50/50 impose un effort financier bien plus important au conjoint disposant des ressources les plus faibles.

Construire une répartition plus équitable

Plusieurs alternatives existent pour permettre une contribution plus juste au sein du couple :

  • La répartition proportionnelle aux revenus : chaque conjoint contribue au budget commun à hauteur d’un même pourcentage de ses revenus ;
  • La prise en charge différenciée : l’un assume certaines charges (loyer, crédits), l’autre d’autres postes de dépenses (courses, loisirs, assurances) ;
  • Les ajustements réguliers : révision de la répartition en fonction des évolutions professionnelles ou personnelles.

Quelle que soit la formule retenue, il peut être utile de la formaliser : tableau de répartition partagé, budget commun transparent, suivi régulier des contributions, etc. Cette démarche limite les malentendus et permet à chacun de visualiser clairement sa contribution à l’équilibre financier du couple.

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Erreur n°3 : ne pas avoir d’épargne commune

Même lorsque les finances du quotidien sont correctement gérées, l’absence d’épargne commune peut fragiliser le couple face aux imprévus et freiner la réalisation de projets à long terme.

Quand le couple manque d’une réserve financière commune

L’absence d’épargne commune expose le couple à une plus grande fragilité financière. Chaque imprévu peut devenir une source de tension, voire obliger le foyer à recourir au crédit à la consommation ou au découvert bancaire.

Au-delà des imprévus, l’absence d’épargne commune rend difficile la concrétisation des projets de vie : achat immobilier, travaux d’amélioration ou grands voyages par exemple.

Sans vision partagée de l’épargne, chacun économise (ou non) de son côté. Cette absence de coordination entraîne un décalage dans les priorités financières et peut ralentir, voire bloquer, la réalisation d’objectifs communs.

Définir le rôle de l’épargne commune

L’épargne commune joue un double rôle stratégique dans la vie du couple :

  • Épargne de précaution : constituée pour faire face aux imprévus majeurs (perte d’emploi, accident, réparation urgente, etc.). Elle sécurise le foyer et évite le recours systématique au crédit ou au découvert.
  • Épargne projets : destinée à financer les projets de vie à moyen et long terme (acquisition immobilière, travaux, mobilité professionnelle, etc.).

Cette épargne commune renforce également la dynamique de construction à deux. Elle permet au couple de se projeter ensemble, avec des objectifs clairs et des moyens partagés, et apporte un sentiment de stabilité financière au quotidien.

Mettre en place une stratégie d’épargne à deux

Concrètement, la mise en place d’une épargne commune suppose de définir :

  • Des objectifs clairs :
    • Court terme : constitution d’une réserve équivalente à 3 à 6 mois de charges ;
    • Moyen terme : apport immobilier, travaux, voyages, projets familiaux ;
    • Long terme : retraite, transmission, sécurisation du patrimoine.
  • Des supports adaptés : compte ou livret dédié au couple, alimenté par des virements programmés réguliers. Le choix des supports d’épargne (livrets d’épargne non réglementés, comptes à terme, assurance vie en co-souscription) doit être cohérent avec l’horizon de temps et le profil de risque du couple.
  • Une gouvernance partagée : les deux conjoints doivent être impliqués dans les décisions d’épargne et d’investissement, avec une vision patrimoniale globale et cohérente.
Automatiser les virements

L’automatisation des virements vers l’épargne commune, via des versements programmés par exemple, facilite la discipline financière et permet de maintenir un effort d’épargne régulier.

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Erreur n°4 : ne plus avoir d’épargne personnelle

Si l’épargne commune est indispensable à la construction de projets à deux, la disparition totale de toute épargne personnelle peut, à l’inverse, créer des déséquilibres dans la relation et dans la gestion financière individuelle.

Les limites d’une mutualisation totale de l’épargne

À l’opposé du couple sans épargne commune, certains conjoints choisissent de verser l’intégralité de leur épargne dans un pot commun, par souci de cohérence ou par loyauté envers leur partenaire. Si l’intention est compréhensible, cette organisation présente plusieurs limites.

Renoncer totalement à une épargne personnelle revient à réduire fortement son autonomie financière. Cette configuration complique le financement de projets strictement individuels et peut fragiliser le conjoint concerné en cas d’imprévu personnel ou de rupture du couple.

Autonomie financière et sérénité dans le couple

De manière générale, conserver une épargne personnelle n’est pas un signe de défiance envers l’autre. Il s’agit avant tout d’un levier d’équilibre financier individuel, qui contribue indirectement à la stabilité du couple.

Cette autonomie permet notamment :

  • De financer ses dépenses personnelles sans avoir à se justifier ou à négocier ;
  • De mener à bien des projets individuels (formation, développement personnel, investissements spécifiques) ;
  • De disposer d’un filet de sécurité en cas de séparation ou de changement brutal de situation.

L’existence d’une épargne personnelle contribue également à apaiser la gestion du budget courant, en limitant les frictions liées aux dépenses individuelles et en préservant un espace d’indépendance financière pour chacun.

Trouver l’équilibre entre épargne commune et individuelle

L’organisation la plus saine repose sur un double système d’épargne :

  • Compte commun et épargne commune : pour les charges partagées et les projets du couple ;
  • Épargne personnelle pour chaque conjoint : dédiée aux dépenses et projets individuels.

La répartition des flux peut être paramétrée en pourcentage (par exemple : 70 % des revenus vers le budget et l’épargne commune, 30 % conservés pour les dépenses et l’épargne personnelles) ou en montants fixes, selon ce qui convient le mieux au couple.

Cette architecture permet de concilier construction patrimoniale à deux et respect de l’autonomie financière individuelle.

Erreur n°5 : ne pas adapter l’organisation financière aux évolutions de la vie

Ce qui fonctionne financièrement à un moment donné n’est pas nécessairement adapté durablement. Dans un couple, l’organisation financière doit évoluer au même rythme que les situations personnelles et professionnelles.

L’impact des événements de vie sur l’organisation financière

Une répartition financière pertinente à un moment donné peut devenir inadaptée quelques années plus tard. Les événements de vie sont nombreux et ont un impact direct sur l’équilibre économique du couple, notamment :

  • La naissance d’un enfant ;
  • Un changement de poste ou de niveau de rémunération ;
  • Une période de chômage ;
  • L’arrêt ou la réduction d’activité pour des raisons de santé ;
  • Un héritage ;
  • Un achat immobilier.

Maintenir une organisation financière figée dans un environnement en constante évolution conduit progressivement à des déséquilibres. Ce qui fonctionnait il y a quelques années peut aujourd’hui générer une charge financière mal répartie entre les conjoints.

Identifier les moments clés pour ajuster l’organisation financière

Plusieurs signaux doivent inciter le couple à revoir son organisation financière :

  • Un conjoint se retrouve régulièrement à découvert malgré des revenus stables ;
  • Certains projets communs n’avancent pas faute de moyens suffisants ;
  • L’un des conjoints exprime un sentiment de déséquilibre ou de surcharge financière ;
  • Des tensions récurrentes apparaissent autour des dépenses courantes ou de l’épargne.

Il est essentiel de ne pas attendre que les tensions s’installent durablement pour procéder aux ajustements nécessaires. Une renégociation anticipée permet de préserver l’équilibre financier du couple et la qualité de la relation.

Pour prendre du recul et bénéficier d’un regard extérieur, il peut être pertinent de se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine. Ce professionnel apporte une expertise technique (fiscalité, optimisation, investissements) et aide le couple à structurer ses objectifs et à prendre des décisions adaptées à leur situation.

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Erreur n°6 : éviter les sujets difficiles comme le divorce ou l’héritage

Tant que tout va bien, il est tentant de repousser les discussions liées aux scénarios de rupture ou de décès prématuré. Pourtant, ce sont précisément ces sujets, souvent évités, qui conditionnent la protection financière du couple sur le long terme.

Aborder les scénarios sensibles quand tout va bien

Divorce, décès, invalidité, héritage… ces sujets sont rarement abordés spontanément au sein des couples, car ils renvoient à des perspectives inconfortables ou émotionnellement chargées.

Pourtant, ce sont des réalités qui peuvent survenir à tout moment et dont l’impact sur le patrimoine et la situation financière du conjoint peut être considérable.

Ne pas en parler revient à laisser le cadre légal s’appliquer par défaut, sans tenir compte des choix et des priorités du couple. Cela peut entraîner des conséquences lourdes :

  • Un conjoint survivant insuffisamment protégé ;
  • Des biens transmis à des héritiers non souhaités ;
  • Des blocages successoraux en cas de recomposition familiale ;
  • Des dettes non anticipées.

C’est notamment le cas de l’assurance vie en cas de divorce par exemple, dont la mauvaise gestion peut mener à la perception des sommes par l’ex-conjoint.

Comprendre les grandes lignes du cadre juridique

Le cadre juridique applicable diffère selon le statut du couple :

  • Concubinage : aucune protection automatique du conjoint survivant, les biens sont considérés comme personnels sauf preuve contraire ;
  • PACS : protection limitée, possibilité de convention pour organiser la répartition des biens, mais absence de droits successoraux automatiques ;
  • Mariage : protection du conjoint survivant variable selon le régime matrimonial, avec distinction entre biens propres et biens communs.

Certaines situations nécessitent une attention particulière :

  • Héritage reçu par un seul conjoint : en principe un bien propre, mais pouvant être réintégré au patrimoine commun si utilisé pour financer un bien du couple ;
  • Achat immobilier financé par des fonds propres : nécessite des clauses spécifiques pour éviter les litiges ;
  • Recomposition familiale : protection des enfants d’une précédente union et organisation de la transmission.

Utiliser les bons outils pour se protéger mutuellement

Plusieurs leviers juridiques et patrimoniaux permettent d’anticiper et de sécuriser la situation du couple :

  • Choix ou adaptation du régime matrimonial : communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, participation aux acquêts… chaque régime a ses avantages et inconvénients selon la situation du couple ;
  • Convention de PACS : permet d’organiser la répartition des biens en cas de séparation ;
  • Testament et clause bénéficiaire de l’assurance vie : outils essentiels pour protéger le conjoint survivant et organiser la transmission du patrimoine ;
  • Assurance emprunteur et garanties décès/invalidité : pour éviter que le conjoint survivant ne supporte seul les dettes en cas d’accident de la vie.

Ces questions, à la fois juridiques et patrimoniales, gagnent à être abordées avec l’aide d’un cabinet de gestion de patrimoine, en lien avec un notaire. Cet accompagnement permet au couple de définir un cadre clair, adapté à sa situation, et de le faire évoluer au fil des années.

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Peut-on avoir plusieurs livrets A ? Règles, contrôles et sanctions https://fortunyconseil.fr/blog/peut-on-avoir-plusieurs-livrets-a/ Tue, 20 Jan 2026 08:31:42 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9605 Il est interdit d’avoir plusieurs livrets A, même dans des banques différentes. Cette interdiction s’applique à chaque personne et peut entraîner des sanctions financières en cas de non-respect. Dans cet article, nous faisons le point sur la règle, ses raisons et les contrôles en place.

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Il n’est pas possible de détenir plusieurs livrets A

Selon la réglementation française, une même personne ne peut détenir qu’un seul livret A, quel que soit le nombre de banques dont elle est cliente. Cette règle s’applique à tous les épargnants et repose sur un cadre légal strict.

Rappel de la règle du livret A unique

L’article L221-3 du Code monétaire et financier est sans équivoque : chaque personne ne peut détenir qu’un seul et unique livret A. Ce principe fondamental de l’épargne réglementée française s’applique universellement, sans exception liée à votre situation bancaire.

L’interdiction de cumuler plusieurs livrets A concerne tous les établissements financiers. Vous ne pouvez pas contourner cette règle en ouvrant un livret A dans chaque banque où vous êtes client.

Néanmoins, il existe une nuance importante concernant les foyers : chaque membre d’une famille peut posséder son propre livret A. Concrètement, cela signifie que :

  • Chaque adulte du foyer peut détenir un livret A à son nom ;
  • Chaque enfant mineur peut également avoir son livret A personnel.

Par exemple, un couple avec deux enfants peut donc cumuler quatre livrets A au total (un par personne).

Pourquoi plusieurs livrets A sont interdits

Cette interdiction de détenir plusieurs livrets A répond à plusieurs objectifs de politique économique et financière :

  • Maîtriser la dépense publique associée au livret A, dont la rémunération est exonérée d’impôt et dont le coût est indirectement supporté par l’État ;
  • Empêcher les épargnants de contourner le plafond de dépôts applicable, afin de préserver l’efficacité du dispositif ;
  • Contribuer à un objectif d’équité entre les épargnants, en évitant que ceux disposant d’une capacité financière plus élevée puissent bénéficier de manière disproportionnée des avantages fiscaux attachés au livret A.

Pour faire respecter cette règle, les banques s’appuient sur le FICOBA (fichier des comptes bancaires), un registre centralisé géré par l’administration fiscale.

Depuis 2013, toute demande d’ouverture de livret A déclenche automatiquement une vérification obligatoire : l’établissement bancaire doit consulter ce fichier pour s’assurer que vous ne possédez pas déjà un livret A dans une autre banque.

En revanche, il reste possible de cumuler différents produits d’épargne réglementée :

La règle « un seul livret par type » s’applique donc à chaque catégorie de produit réglementé, mais vous pouvez les combiner entre eux.

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Sanctions en cas de doublon de livret A

Détenir plusieurs livrets A constitue une infraction passible de sanctions financières, dont la gravité dépend des circonstances.

  • Dans tous les cas, l’épargnant s’expose à une amende égale au montant des intérêts indûment perçus, sans qu’elle puisse être inférieure à 75 € ;
  • En cas de doublon volontaire, la sanction est aggravée : l’amende peut atteindre 2 % des sommes inscrites sur le livret ouvert en trop, sans être recouvrée si son montant est inférieur à 50 €. À titre d’exemple, pour un livret A au plafond à 22 950 €, cette pénalité s’élèverait à 459 €.

Le processus habituel en cas de détection d’un doublon suit généralement ces étapes :

  1. Identification du livret A ouvert en dernier (considéré comme le livret « en trop ») ;
  2. Notification au titulaire de l’irrégularité ;
  3. Fermeture obligatoire du livret en question ;
  4. Transfert des fonds, généralement vers un compte courant ;
  5. Application d’une amende.

Alternatives pour placer plus que le plafond du livret A

Le plafond du livret A est fixé à 22 950 € pour les particuliers. Une fois ce montant atteint, vous ne pouvez plus effectuer de nouveaux versements, mais vous continuez à bénéficier de la capitalisation des intérêts.

Vous pouvez également vous tourner vers d’autres solutions d’épargne. Voici dans le tableau ci-dessous des alternatives sans risque au livret A.

Produit d’épargnePlafondTauxFiscalité
LDDS12 000 €1,7 %Exonéré
LEP10 000 €2,7 %Exonéré
Livret bancaireAucunVariable selon les banques, souvent inférieur à celui du livret AFlat tax
Fonds eurosAucunTaux moyen 2025 attendu autour de 2,5 %Fiscalité de l’assurance vie

Notez qu’avec un livret A au plafond, vous pouvez également envisager des investissements plus risqués potentiellement plus rémunérateurs comme :

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Zoom sur le report du contrôle automatique des doublons

Si l’interdiction de détenir plusieurs livrets A est en vigueur depuis longtemps, les modalités de contrôle ont récemment évolué. Les pouvoirs publics ont en effet prévu un renforcement des vérifications interbancaires, dont la mise en œuvre est prévue au 1er juillet 2027.

Ce que prévoient les contrôles automatiques

Les autorités préparent la mise en place d’un système de contrôle interbancaire automatique destiné à détecter les doublons de livrets réglementés.

Les placements concernés par ce contrôle sont les suivants :

Ce nouveau dispositif impose aux banques de vérifier systématiquement, via une plateforme centralisée, qu’un client ne détient pas déjà un livret de même nature dans un autre établissement.

L’objectif officiel affiché par les pouvoirs publics est de renforcer la lutte contre les doublons de livrets réglementés en généralisant à tous les produits d’épargne réglementée le dispositif de contrôle qui existe déjà pour le livret A depuis 2013.

Ce système devrait considérablement réduire les fraudes involontaires ou délibérées, en bloquant directement les tentatives d’ouverture de comptes en doublon.

Mesure reportée à juillet 2027

Les contrôles automatiques, initialement prévus pour janvier 2026, ont été officiellement repoussés à juillet 2027 par décret publié au Journal officiel.

Le ministère de l’Économie a justifié ce report par la complexité technique et opérationnelle considérable du dispositif interbancaire.

La mise en place d’un système interconnectant l’ensemble des établissements bancaires français, tout en garantissant la sécurité et la confidentialité des données personnelles, représente un défi informatique majeur.

Ce délai supplémentaire offre plusieurs avantages :

  • Permettre aux banques d’adapter leurs systèmes d’information à cette nouvelle obligation ;
  • Coordonner efficacement les échanges de données entre tous les acteurs du secteur bancaire ;
  • Tester exhaustivement le dispositif pour éviter les dysfonctionnements lors du lancement ;
  • Former les équipes bancaires aux nouvelles procédures de vérification.

Qu’est-ce que cela change pour les épargnants ?

Sur le plan juridique, il n’y a aucun changement pour les épargnants. Le report des contrôles automatiques ne modifie en rien la réglementation en vigueur. Il reste strictement interdit de détenir plusieurs livrets A ou plusieurs livrets réglementés du même type, quelle que soit la date.

En pratique, les établissements restent vigilants. Même avant l’entrée en vigueur du contrôle automatique en juillet 2027, les doublons peuvent être détectés par d’autres moyens.

En effet, les contrôles via le fichier national des comptes bancaires (FICOBA) continuent d’être effectués, et les vérifications manuelles ou aléatoires restent possibles. Vous n’êtes donc pas à l’abri d’une détection pendant cette période transitoire.

Le message clé pour les épargnants est le suivant : il ne faut pas considérer ce report comme une opportunité de maintenir une situation irrégulière.

Il est fortement recommandé de vérifier et de régulariser votre situation avant juillet 2027, plutôt que de compter sur un hypothétique « angle mort » temporaire du système. Une régularisation spontanée reste toujours plus favorable qu’une détection lors d’un contrôle.

En cas de doute sur votre situation, n’hésitez pas à contacter directement votre conseiller bancaire pour faire le point sur vos livrets réglementés.

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Investir son argent : 6 erreurs à éviter https://fortunyconseil.fr/blog/investir-son-argent-6-erreurs-a-eviter/ Tue, 06 Jan 2026 08:26:33 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9427 Beaucoup de Français disposent d’une épargne significative mais hésitent à investir et laissent leur argent dormir sur leur compte courant par peur de se tromper. Résultat : un manque à gagner important sur le long terme. Pourtant, investir intelligemment n'est pas réservé aux experts. Voici les 6 erreurs à éviter pour investir son argent et comment les contourner pour faire fructifier votre patrimoine sereinement.

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Erreur n°1 : Ne pas investir quand vous pouvez le faire

L’une des erreurs les plus fréquentes en matière d’investissement consiste à laisser trop d’argent dormir sur son compte courant.

Si cette situation peut sembler rassurante, elle est en réalité pénalisante sur le long terme. En effet, l’argent non investi ne génère aucun rendement et perd progressivement de sa valeur sous l’effet de l’inflation.

Avant d’envisager un investissement sur un support dynamique, il est toutefois essentiel de se constituer une épargne de précaution. Cette réserve permet de faire face aux imprévus. Elle doit être :

  • Facilement accessible ;
  • Sans risque de perte en capital ;
  • Suffisante pour couvrir 3 à 6 mois de dépenses courantes.

Une fois cette épargne de sécurité constituée, conserver l’intégralité de son capital sur des supports peu rémunérateurs devient une erreur. Les livrets sécurisés jouent un rôle important, mais leur rendement reste limité et rarement suffisant pour faire fructifier son patrimoine sur le long terme.

Pour espérer faire croître son argent, il est nécessaire d’envisager progressivement des supports plus dynamiques, qui restent adaptés à votre profil et à vos objectifs.

Cela dit, investir ne signifie pas immobiliser aveuglément son capital. Il est primordial de ne pas placer des sommes dont vous pourriez avoir besoin à court terme, au risque d’être contraint d’effectuer un rachat dans de mauvaises conditions.

Un bon investissement repose donc sur un équilibre entre sécurité, disponibilité et recherche de performance, en tenant compte de votre horizon de temps et de votre situation personnelle.

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Erreur n°2 : Se laisser séduire par des rendements alléchants

Les promesses de gains rapides et élevés figurent parmi les pièges les plus dangereux pour les investisseurs particuliers.

Selon une enquête de l’Autorité des marchés financiers (AMF) réalisée fin 2024, 3,2 % des Français seraient victimes d’arnaques à l’investissement financier. Le préjudice global est estimé à au moins 500 millions d’euros par an, avec une perte moyenne de 29 000 € par victime. Ces chiffres rappellent à quel point la vigilance est essentielle.

La règle de base en matière d’investissement est simple : le rendement est toujours proportionnel au risque. Lorsqu’un placement promet des performances élevées avec peu ou pas de risque, il s’agit d’une escroquerie.

Les offres “trop belles pour être vraies” reposent souvent sur une méconnaissance des mécanismes financiers ou sur une manipulation délibérée de l’épargnant.

Pour éviter ces pièges, il est crucial de savoir identifier les signaux d’alerte, parmi lesquels :

  • Des sociétés ou plateformes non agréées par l’AMF ou absentes de ses registres officiels ;
  • Des promesses de rendements élevés garantis, présentés comme sans risque ;
  • Des communications publicitaires agressives jouant sur l’urgence ou la “peur de rater une opportunité” (FOMO, fear of missing out) ;
  • Des démarchages insistants, par téléphone ou via les réseaux sociaux ;
  • Des discours trop simplistes (“c’est comme un livret A mais en mieux”) ;
  • Et à l’inverse, des explications floues (“c’est pas vraiment un livret mais plutôt un compte à terme, enfin pas tout à fait”) ou volontairement complexes, empêchant de comprendre le fonctionnement réel du placement ;
  • Des structures juridiques opaques, souvent basées à l’étranger ou dans des zones peu réglementées.

Avant d’investir, il est indispensable de prendre le temps de vérifier l’intermédiaire, de comprendre le produit et d’évaluer le risque réel. Cette étape simple permet d’éviter la majorité des arnaques.

Erreur n°3 : Investir sans objectif défini ni stratégie claire

Investir sans objectif précis est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les particuliers. Sans vision claire, il devient difficile de choisir les bons placements, d’adopter le niveau de risque adapté et de rester cohérent dans le temps.

Cette absence de stratégie peut conduire à des décisions impulsives, à des arbitrages mal maîtrisés ou à des performances décevantes.

Avant tout investissement, il est indispensable de définir clairement ses objectifs financiers. Ceux-ci peuvent notamment consister à :

  • Faire fructifier son épargne sur le long terme ;
  • Préparer sa retraite en constituant un capital ou des revenus complémentaires ;
  • Transmettre un patrimoine dans des conditions fiscales optimisées ;
  • Financer un projet précis, comme l’achat d’un bien immobilier ou les études des enfants.

Chaque objectif implique un horizon de temps, une liquidité et un niveau de risque différents. Un placement adapté pour le long terme peut être totalement inapproprié pour un besoin à court ou moyen terme.

D’autre part, la stratégie d’investissement doit également être alignée avec votre profil d’investisseur. Votre tolérance au risque, votre horizon d’investissement, votre âge, votre situation professionnelle et familiale sont des critères déterminants.

Ces paramètres doivent toujours primer sur les tendances du marché ou les effets de mode.

Une fois ces éléments clarifiés, il devient possible de bâtir un plan d’investissement structuré, reposant sur une allocation d’actifs cohérente. Celle-ci peut par exemple combiner :

Cette allocation pourra évoluer avec le temps : plus vous approchez de votre objectif, plus il peut être pertinent de sécuriser progressivement votre patrimoine en réduisant la part d’actifs risqués.

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Erreur n°4 : Négliger les frais, la fiscalité et l’horizon de temps

Lorsqu’on investit, il est tentant de se concentrer uniquement sur le rendement affiché. Pourtant, les frais, la fiscalité et l’horizon de placement ont un impact déterminant sur la performance réelle d’un investissement.

Les frais constituent un premier point de vigilance majeur. Frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage ou de sortie : pris isolément, ils peuvent sembler faibles, mais cumulés sur plusieurs années, leur effet est considérable. Deux placements similaires peuvent ainsi afficher des performances nettes très différentes uniquement en raison de leur structure de frais.

Il est donc essentiel de comparer les différents supports d’investissement et les intermédiaires avant d’investir, et de privilégier la transparence sur les coûts réels supportés.

La fiscalité joue également un rôle clé. Un même rendement brut peut aboutir à des résultats très différents selon le type de placement (compte-titres, assurance vie, PEA, etc.).

Anticiper l’imposition des revenus et des plus-values permet d’éviter de mauvaises surprises au moment de récupérer son capital.

Enfin, l’horizon de temps est un levier souvent sous-estimé. En matière d’investissement, le temps est l’un des meilleurs alliés. Il permet d’amortir les éventuels frais d’entrée sur une durée plus longue et de bénéficier pleinement de l’effet des intérêts composés, ce mécanisme par lequel les gains génèrent eux-mêmes des gains.

En combinant une analyse rigoureuse des frais, de la fiscalité et de l’horizon de placement, l’investisseur évite de mauvaises surprises et peut mieux évaluer la performance réelle d’un placement dans le temps.

Erreur n°5 : Ne pas diversifier ses investissements

Ne pas diversifier ses investissements expose l’épargnant à des risques plus importants car ces derniers sont concentrés au même endroit.

La diversification consiste à répartir son capital entre différents types de placements afin de limiter l’impact négatif qu’un seul actif ou qu’un seul marché pourrait avoir sur l’ensemble du portefeuille.

La première forme de diversification concerne les classes d’actifs. Combiner, par exemple, des actifs sécurisés, des placements financiers et une exposition immobilière permet d’équilibrer le couple rendement/risque. Cette répartition doit naturellement être adaptée à vos moyens, à votre horizon d’investissement et à votre profil de risque.

Toutefois, diversifier ne signifie pas multiplier les supports sans réflexion. Une fausse diversification peut donner un sentiment de sécurité trompeur.

Par exemple, investir dans plusieurs actions appartenant au même secteur, ou dans différents fonds exposés aux mêmes zones géographiques, revient souvent à concentrer le risque. Il en va de même pour l’immobilier : détenir plusieurs SCPI investies sur les mêmes marchés ou avec des stratégies similaires n’apporte qu’une diversification limitée.

La véritable diversification s’apprécie au niveau des sous-jacents, des secteurs d’activité et des zones géographiques.

Enfin, la diversification peut aussi être temporelle. Investir progressivement, par versements réguliers, permet de lisser les points d’entrée sur les marchés. Cette approche, souvent appelée investissement programmé ou méthode DCA (Dollar Cost Averaging), réduit l’impact de la volatilité et limite le risque d’investir une somme importante au mauvais moment.

Une diversification bien pensée, à la fois entre les actifs, les sous-jacents et dans le temps, constitue l’un des piliers essentiels d’une stratégie d’investissement robuste et durable.

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Erreur n°6 : Se laisser guider par ses émotions

Les marchés financiers sont par nature fluctuants. Pourtant, face aux variations, de nombreux investisseurs laissent leurs émotions prendre le dessus sur la raison. La peur et l’euphorie conduisent fréquemment à des décisions contre-productives.

Lorsque les marchés baissent, la tentation de vendre pour “éviter de perdre davantage” est forte. À l’inverse, lorsque les cours montent rapidement, beaucoup cherchent à investir dans l’urgence par crainte de manquer une opportunité.

Ce comportement conduit souvent à vendre au plus bas et à acheter au plus haut, l’exact opposé de ce qu’une stratégie rationnelle recommande.

Pour limiter ces biais, il est essentiel de s’appuyer sur une discipline d’investissement claire et définie à l’avance. Une stratégie bien construite prend déjà en compte la volatilité des marchés et prévoit des phases de baisse temporaires.

Les fluctuations à court terme ne doivent donc pas remettre en cause un plan d’investissement pensé pour le moyen ou le long terme.

Adopter une approche structurée, avec des règles simples (répartition des actifs, rythme d’investissement, conditions d’arbitrage), contribue à garder une approche rationnelle. L’investissement progressif, par exemple, aide à réduire l’impact psychologique des variations de marché et à rester investi dans la durée.

Enfin, il est important de garder en tête que la performance se construit dans le temps. Les décisions prises sous le coup de l’émotion sont souvent coûteuses. À l’inverse, la régularité et la patience constituent des avantages décisifs pour l’investisseur.

Savoir maîtriser ses émotions ne garantit pas d’éviter toute perte en capital, mais permet de rester fidèle à sa stratégie et d’augmenter ses chances de réussite sur le long terme.

Evolution de votre stratégie patrimoniale

Il faut savoir faire évoluer sa stratégie patrimoniale de manière rationnelle lorsque votre situation change ou que vos investissements n’apportent pas satisfaction.

Comment éviter ces erreurs pour investir son argent ?

Éviter les erreurs d’investissement les plus courantes repose avant tout sur une approche structurée et progressive.

  • Education financière

Comprendre les principes fondamentaux de l’investissement (rendement, risque, diversification, horizon de temps, fiscalité) permet de prendre des décisions plus éclairées et de mieux résister aux biais émotionnels.

Il ne s’agit pas de devenir expert, mais d’acquérir les bases nécessaires pour évaluer la cohérence d’un placement, identifier les promesses irréalistes et poser les bonnes questions.

  • Mettre en place un suivi régulier de vos investissements

Investir ne se résume pas à effectuer un placement puis à l’oublier. Un suivi périodique permet :

    • De vérifier que la stratégie reste alignée avec vos objectifs ;
    • D’ajuster l’allocation d’actifs si nécessaire ;
    • Et de tenir compte de l’évolution de votre situation personnelle ou professionnelle.

Ce suivi doit rester mesuré : l’objectif n’est pas de réagir à chaque fluctuation, mais de conserver une vision de long terme.

  • Se faire accompagner par un CGP

Passer par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) du cabinet Fortuny peut constituer un atout précieux.

Un professionnel qualifié apporte un regard extérieur, aide à structurer une stratégie cohérente, sélectionne les supports adaptés et assure un suivi personnalisé de vos placements. Cet accompagnement permet souvent d’éviter des erreurs coûteuses et de gagner en sérénité.

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Le top 5 des meilleurs placements pour investir en 2026 https://fortunyconseil.fr/blog/le-top-5-des-meilleurs-placements-pour-investir/ Tue, 16 Dec 2025 07:58:59 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9338 Assurance vie, immobilier, Bourse... Découvrez les meilleurs placements de 2026 avec la sélection et l'analyse des spécialistes en gestion de patrimoine de Fortuny.

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Notre top 5 des meilleurs placements pour investir votre argent en 2026

Quel sont les meilleurs placements pour 2026 ? Tout dépend de ce que vous recherchez !

Le tableau ci-dessous vous propose un récapitulatif simplifié de notre top 5 des meilleurs investissements pour 2026 en accord avec des objectifs précis.

Top 5 des meilleurs placements 2026
ProduitObjectif
Assurance viePour gérer votre épargne librement avec une fiscalité avantageuse
SCPIPour investir dans l'immobilier sans souci de gestion
PERPour préparer la retraite avec un avantage fiscal à l'entrée
Compte-titres/PEAPour investir en Bourse
LEPPour l'épargne de précaution (si éligible)

Meilleurs placements bancaires 2026 : que faire avec la baisse du taux du livret A ?

Pour établir un panorama complet des meilleurs placements pour 2026, commençons par les produits accessibles au plus grand nombre : les placements bancaires à capital garanti.

Après deux baisses actées en 2025, le livret A devrait à nouveau voir son taux baisser au 1er février 2026. D’où la question : quelles alternatives privilégier pour obtenir un meilleur rendement sans risque ?

Livret d’épargne populaire (LEP) : un rendement plus élevé, accessible sous conditions de revenus

De par son fonctionnement, le livret d’épargne populaire bénéficie d’un taux majoré par rapport au livret A. Depuis le 1er août 2025, son taux d’intérêt s’élève ainsi à 2,7 % nets, contre 1,7 % pour le livret A.

Néanmoins, le LEP présente certaines limites :

  • Les détenteurs ne doivent pas dépasser un certain niveau de ressources (22 823 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule en 2025) ;
  • Le plafond de versements du LEP s’élève à 10 000 €, en sachant qu’un même foyer fiscal peut en détenir deux maximum.

De fait, vous n’avez peut-être pas accès au LEP. Dans ce cas, vos alternatives sont relativement limitées pour obtenir du rendement sans risque.

Pour les autres placements bancaires, des taux 2026 en berne

Dans la foulée du livret A, la plupart des placements bancaires affichent des taux d’intérêt faibles :

  • LDDS : identique au livret A ;
  • PEL : taux de 2 % bruts pour les plans ouverts après le 1er janvier 2026 (en attente de confirmation) ;
  • CEL : 1,14 % brut depuis le 1er août 2025 (taux égal aux deux tiers du rendement du livret A).

En complément, les comptes sur livret proposés au sein des établissements bancaires n’offrent pas de bonnes alternatives. Leurs taux, hors offres promotionnelles de courte durée, devraient rester à un niveau inférieur au livret A, avant déduction de la fiscalité (flat tax).

Enfin, le rendement des comptes à terme ne devrait pas non plus repartir à la hausse en 2026. Certaines offres pourraient se distinguer avec des taux plus attractifs, mais elles resteront rares a priori.

Fonds euros de l’assurance vie

L’épargne placée sur un fonds euros en assurance vie pourrait, selon les contrats, générer un meilleur rendement sans risque que les livrets bancaires. D’autant que certaines offres proposent des majorations de taux. Néanmoins, celles-ci sont habituellement soumises à conditions, notamment d’investissement minimum dans des unités de compte sans garantie du capital.

Quels sont les meilleurs placements financiers de 2026 ?

Zoom sur la sélection des meilleurs placements financiers de 2026 préparée par les conseillers en gestion de patrimoine de Fortuny.

L’assurance vie, le meilleur placement pour accompagner vos projets en 2026 et sur le long terme

L’assurance vie reste une enveloppe fiscale indémodable en 2026. Pour rappel, voici un résumé de ses avantages qui en font un placement financier incontournable :

  • Allocation d’épargne flexible entre fonds euros sécurisés et unités de compte investies en actions, obligations ou encore immobilier, avec un risque de perte en capital ;
  • Rendements capitalisés sans imposition en l’absence de rachat ;
  • Versements et retraits libres, avec une fiscalité avantageuse pour les rachats sur une assurance vie de plus de 8 ans ;
  • Possibilité d’effectuer des arbitrages sur le contrat pour modifier l’allocation ;
  • L’assurance vie constitue le meilleur placement pour la succession, car il s’agit d’un placement considéré “hors succession” qui profite d’abattements fiscaux importants.

Grâce à sa flexibilité, l’assurance vie permet de poursuivre différents projets majeurs, dont :

  • La préparation de la retraite, en épargnant durant votre carrière puis en effectuant des retraits pour compléter vos pensions de retraite ;
  • Le financement d’un achat important, comme la résidence principale, puisque l’épargne reste disponible ;
  • La succession, grâce à sa fiscalité favorable.

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Les meilleures assurances vie choisies par Fortuny pour 2026

Pour investir en assurance vie en 2026, Fortuny recommande les contrats suivants :

  • Netlife 2, assuré par Spirica
    • Contrat sans frais sur versement, avec des frais de gestion limités (0,7 % sur les unités de compte) ;
    • Fonds euros compétitif (3,13 % avant prélèvements sociaux en 2024) et accessible à 100 % ;
    • Large diversité d’unités de compte pour placer votre épargne en contrepartie d’un risque de perte en capital ;
    • Conditions idéales pour investir en SCPI via l’assurance vie (offre de SCPI riche, frais de gestion limités, versement de 100 % des dividendes, délai de jouissance réduit).
  • Corum Life, assuré par Corum
    • Aucuns frais supplémentaires au titre du contrat : seuls les frais des supports s’appliquent ;
    • Fonds euros à rendement élevé (4,65 % en 2024), avec toutefois une limite de 25 % d’investissement maximum ;
    • Accès aux SCPI et aux fonds d’investissement pilotés par Corum, avec des formules d’investissement diversifiées comme Corum Life Rosetta.

Le plan d’épargne retraite (PER), le meilleur placement pour défiscaliser tout en préparant la retraite

Pour de nombreux Français, payer moins d’impôts et préparer leur retraite figurent parmi leurs objectifs patrimoniaux principaux. Le plan d’épargne retraite (PER) répond à ces deux objectifs :

  • Les versements sur le PER sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de votre plafond d’épargne retraite, offrant ainsi une réduction d’impôt proportionnelle à votre taux marginal d’imposition ;
  • Cette épargne est déblocable à la retraite, sous forme de rente viagère ou via des rachats au fil du temps, selon vos besoins.

Durant la phase d’épargne, votre argent peut être investi de la même façon qu’en assurance vie (fonds euros et/ou unités de compte). Vos gains s’accumulent sur le contrat, sans imposition immédiate.

En revanche, le déblocage de votre épargne retraite fait l’objet d’une fiscalité plus élevée, servant à “rattraper” l’avantage consenti à l’entrée.

D’où l’importance de bien étudier le fonctionnement et la fiscalité du PER avant de s’engager. D’autant qu’il s’agit d’un placement de long terme, avec peu de cas de déblocage anticipé.

Rendement, réduction d'impôt à l'entrée, fiscalité à la sortie...

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Les meilleurs PER sélectionnés par Fortuny pour 2026

La plupart des plans d’épargne retraite sont calqués sur des contrats d’assurance vie. À cet égard, les conseillers de Fortuny privilégient les variantes “PER” de leurs contrats d’assurance vie favoris, à savoir :

PEA, compte-titres : vos options privilégiées pour investir en Bourse en 2026

Faut-il investir en Bourse en 2026 ? Les avis sont partagés, notamment du fait des craintes suscitées par une bulle de l’intelligence artificielle affectant certaines valorisations dans le secteur technologique.

En revanche, les placements à privilégier pour investir dans les actions en 2026 ne font aucun doute :

  • Plan d’épargne en actions (PEA), dédié aux actions françaises et européennes, avec une fiscalité avantageuse après 5 ans, mais un plafond de 150 000 € de versements et des limites sur les rachats avant 5 ans ;
  • Compte-titres ordinaires (CTO), pour se positionner sur toutes les actions et indices boursiers mondiaux librement, sans contraintes particulières mais sans fiscalité favorable.

PEA et CTO restent les placements attitrés pour acheter des actions en 2026. Notez néanmoins que cela est également possible dans certains contrats d’assurance vie et PER, dont Netlife 2 et PER Version Absolue Retraite.

Par ailleurs, l’ensemble de ces enveloppes fiscales peuvent accueillir d’autres supports d’investissement boursier, comme :

  • Les OPCVM, des fonds d’investissement “classiques” ;
  • Les ETF, qui sont des trackers boursiers à faibles frais visant à répliquer la performance d’un indice ;
  • Les produits structurés, qui prennent la forme de fonds à formule intégrant différents paramètres : objectif de rendement, conditions de remboursement du capital investi et de déblocage anticipé, etc.

Les SCPI, meilleurs placements immobiliers en 2026 ?

Pour investir dans l’immobilier en 2026, vous pouvez vous tourner vers l’immobilier physique traditionnel, sous différentes formes, ou la pierre papier.

Pour cette dernière option, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) restent les placements à privilégier en 2026 face aux sociétés civiles immobilières (SCI) et organismes de placement collectif en immobilier (OPCI).

Les SCPI, une autre façon d’investir dans l’immobilier

Les SCPI prennent la forme d’un placement immobilier avec un certain nombre de caractéristiques intéressantes :

  • Rendement annuel brut pouvant dépasser 6 % pour les SCPI les plus performantes ;
  • Versement des revenus locatifs à échéances régulières, tous les trimestres ou tous les mois ;
  • Achat de parts dès quelques centaines d’euros au comptant, avec possibilité de mettre en place des versements programmés ;
  • Placement immobilier disponible en assurance vie et PER, en démembrement de propriété (nue-propriété ou usufruit) et finançable à crédit ;
  • Véhicules positionnés sur l’immobilier tertiaire (bureaux et commerces mais également des actifs de logistique, de santé, d’éducation et de tourisme), en France et/ou en Europe ;
  • Investissement immobilier sans gestion locative.
Risques et inconvénients des SCPI

Au-delà de leurs avantages, les SCPI présentent un risque de perte en capital. Les rendements futurs ne sont pas garantis, de même que la liquidité des parts à la revente. Ce placement immobilier doit s’envisager sur le long terme (8 à 10 ans minimum recommandés).

Quelles SCPI choisir en 2026 ?

Pour bien investir en SCPI en 2026, il faut commencer par identifier si un tel placement correspond bien à vos besoins.

À l’aide d’un bilan patrimonial complet, les conseillers en gestion de patrimoine de Fortuny peuvent vous accompagner dans cette démarche avant de vous présenter les SCPI dans lesquelles investir en 2026.

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Pour choisir les meilleures SCPI de 2026, vous pouvez retenir deux catégories distinctes :

  • Les jeunes SCPI, lancées ces dernières années, avec une stratégie d’investissement porteuse et des perspectives de rendement intéressantes ;
  • Les SCPI plus anciennes, avec un historique de gestion et des performances solides.

Les jeunes SCPI à retenir en 2026

Dans la première catégorie, nous pouvons citer en exemple (liste non exhaustive) :

  • Eden, Iroko Zen et Remake Live
    • Un trio de SCPI sans frais de souscription qui affichent des objectifs de performance supérieurs à la moyenne.
  • Wemo One
    • Une jeune SCPI européenne lancée en 2024, avec un objectif de rendement 2026 de l’ordre de 10 % et un bon potentiel de hausse du prix de part.
  • Principal Inside
    • Une nouvelle SCPI créée à l’automne 2025, suivant une stratégie d’investissement partagée entre l’Europe hors France et les États-Unis. Elle est disponible à un prix décoté de 4,8 % durant sa période de parts sponsors jusqu’au 31 janvier 2026.
  • Comète et Transitions Europe
    • Deux jeunes SCPI européennes qui enregistrent des niveaux de collecte élevés, bien aidées par leur stratégie 100 % internationale et des rendements supérieurs à 7 % jusqu’ici.

Les SCPI de référence

Du côté des SCPI établies de plus longue date, nous continuons de recommander Corum Origin en 2026. Pionnière des SCPI européennes, elle maintient un taux de distribution supérieur à 6 % chaque année depuis sa création en 2012.

Autre référence du marché de la pierre papier depuis plus de 10 ans, Épargne Pierre privilégie pour sa part l’investissement immobilier en France. Elle affiche une bonne tenue en termes de performances, illustrée par son taux de rendement interne sur 10 ans de 5,45 %.

Sa société de gestion Atland Voisin propose également une alternative 100 % européenne plus récente avec Épargne Pierre Europe.

Enfin, les conseillers de Fortuny mettent en avant une autre SCPI 100 % française, à savoir la SCPI Cœur de Régions.

Là encore, notez que sa société de gestion Sogenial Immobilier pilote une SCPI européenne performante, avec Cœur d’Europe.

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Les SCPI en difficulté vont-elles remonter ?

Plusieurs SCPI ont connu des difficultés plus ou moins graves depuis 2023. Leurs associés ont notamment subi des baisses de prix de part parfois très importantes, dépassant les 20 %.

De plus, elles enregistrent un nombre important de parts en attente de retrait, avec un allongement des délais de revente pour les épargnants qui souhaitent dénouer leur investissement.

Le plus dur de la crise, en termes de baisse de prix de part, semblant derrière nous, certains investisseurs peuvent se poser la question : quelles sont les perspectives de remontée pour ces SCPI ?

Pour 2026, nous vous recommandons de les laisser de côté, en ce qui concerne tout nouvel investissement.

Les perspectives de retour à meilleure forme s’avèrent limitées dans l’immédiat, qu’il s’agisse du rendement servi, de la valorisation du prix de part ou de la liquidité à la revente.

Comment choisir les meilleurs placements en 2026 : guide et conseils

Retrouvez nos conseils pour bien investir votre argent en 2026.

Bien choisir vos placements

Les meilleurs placements pour 2026 peuvent varier d’une personne à une autre. En effet, tout dépend de votre profil d’investisseur et de vos objectifs personnels.

Typiquement, une personne recherchant un haut niveau de rendement privilégiera la Bourse par exemple, là où un profil sécuritaire se concentrera sur les placements à capital garanti.

Pour choisir les meilleurs placements pour vous en 2026, il faut donc commencer par :

  • Identifier votre profil investisseur, selon votre profil de risque (sécuritaire, défensif, équilibré, dynamique, offensif) ;
  • Mettre vos priorités patrimoniales en ordre, qu’il s’agisse de faire croître un capital, percevoir des revenus complémentaires, préparer la retraite et/ou la succession.

Pour investir votre argent dans de bonnes conditions, en bénéficiant de conseils personnalisés, vous pouvez réserver votre rendez-vous avec un conseiller Fortuny dès aujourd’hui.

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Faire appel à un spécialiste de l’investissement plutôt que sa banque de détail

Par définition, vous pouvez faire appel à votre banque pour vos livrets d’épargne bancaire traditionnels.

En revanche, pour les produits d’investissement plus sophistiqués (assurance vie, PER, placements immobiliers), vous avez tout intérêt à solliciter un spécialiste des placements.

En effet, les conseillers bancaires sont limités à l’offre de produits de leur établissement. Ces derniers sont rarement les plus compétitifs, en termes de rendement ou de frais.

A contrario, un conseiller en gestion de patrimoine sélectionne plus librement les placements qu’il peut recommander à ses clients, selon leurs besoins.

Il peut également se consacrer plus facilement à la seule gestion de votre épargne et de votre patrimoine, puisqu’il ne s’occupe pas d’autres produits habituellement commercialisés par les banques (moyens de paiement, assurances habitation, etc.).

Liste des erreurs à éviter pour investir son argent en 2026

Pour bien gérer votre épargne, choisir les meilleurs placements de 2026 ne suffit pas. Il faut également éviter certaines erreurs pour investir votre argent, comme :

  • Ne pas établir une stratégie d’investissement claire…
    • … Et ne pas la respecter dans le temps, en prenant des décisions impulsives et peu réfléchies.
  • Concentrer votre patrimoine sur un placement plutôt que le diversifier sur différentes classes d’actifs. Attention à opter pour une véritable diversification des sous-jacents, plutôt que de choisir des investissements se basant sur les mêmes types d’actifs.
  • Choisir des investissements que vous peinez à comprendre ou avec lesquels vous n’êtes pas à l’aise.
  • Négliger les frais liés à tout investissement et leur impact sur votre rendement réel.
  • Sous-estimer l’importance de l’horizon de placement recommandé pour un produit donné.
  • Ignorer la liquidité de vos placements et les conditions requises pour les céder dans de bonnes conditions.
  • Ne pas suivre l’évolution de votre épargne dans le temps.
  • Ne pas adapter votre patrimoine et votre stratégie à l’évolution de votre vie (mariage, séparation, naissance d’un enfant, etc.).
  • Accorder votre confiance à des sources ou des interlocuteurs peu crédibles, sans prendre le temps d’une réflexion plus approfondie. Les escroqueries promettant des rendements élevés sans risque restent monnaie courante en 2026.
  • Privilégier la promesse d’un gain à court terme au détriment de la performance de long terme.

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Combien avoir de côté à 30, 40, 50 ans ? Objectifs et conseils https://fortunyconseil.fr/blog/combien-avoir-de-cote-a-30-40-50-ans/ Tue, 09 Dec 2025 07:42:00 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9286 On se demande souvent combien il faudrait avoir de côté à 30, 40 ou 50 ans. Et pour cause : l’épargne joue un rôle clé dans la sécurité financière et la préparation des grands projets. Découvrez dans cet article des repères concrets par tranche d’âge, pour vous situer, et surtout pour construire une stratégie adaptée à votre situation personnelle, vos projets et vos revenus.

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Combien avoir de côté ? Les facteurs qui font varier le montant idéal

Le montant d’épargne idéal à 30, 40 ou 50 ans n’est pas une moyenne nationale ni un chiffre universel. Il dépend avant tout de votre situation personnelle. Plusieurs paramètres influencent directement le niveau d’épargne dont vous avez besoin :

  • Niveau de revenu : il détermine votre capacité d’épargne mais aussi vos besoins. Plus votre train de vie est élevé, plus votre épargne de sécurité ou votre épargne dédiée à vos futurs projets doit l’être également ;
  • Composition familiale : couple avec ou sans enfants, famille monoparentale, personne seule, charge de parents âgés… Chaque configuration modifie vos besoins d’épargne. Un parent seul avec deux enfants aura des charges incompressibles plus élevées qu’un couple sans enfant.
  • Projets spécifiques : entrepreneuriat, expatriation, reconversion professionnelle, achat d’une résidence secondaire… Tous ces projets nécessitent des capitaux dédiés qui viennent s’ajouter à votre épargne de base.
  • Lieu de vie : le coût de la vie varie considérablement entre une grande ville comme Paris, Lyon ou Bordeaux et une petite ville de province. Vos besoins en capital pour vivre confortablement dépendent directement de cette variable géographique.
  • Stabilité de l’emploi : vos besoins d’épargne varient selon la régularité de vos revenus. Une personne ayant un emploi stable peut se contenter d’un matelas financier plus léger, tandis qu’un indépendant ou un entrepreneur aura besoin d’un capital plus important pour absorber les variations de revenus et sécuriser son budget.

Ainsi, l’objectif n’est pas d’atteindre un chiffre théorique, mais un niveau d’épargne qui vous permette de financer sereinement :

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Les repères globaux : ce que les Français ont réellement de côté

Pour savoir si l’on “a assez de côté”, il est utile de regarder ce que les ménages français possèdent réellement.

Au deuxième trimestre 2025, le taux d’épargne des Français atteint 18,72 % en moyenne selon la Banque de France.

D’autre part, l’édition 2024 de l’étude Revenus et patrimoine des ménages de l’Insee, portant sur les chiffres de l’année 2021, permet d’établir quelques repères. Elle mesure le patrimoine brut des ménages, c’est-à-dire la valeur totale de l’épargne, de l’immobilier, des placements, avant déduction des dettes.

  • Entre 30 et 39 ans : à cet âge, beaucoup de ménages s’installent, achètent leur premier logement ou remboursent encore des prêts étudiants.
    • Patrimoine brut médian : environ 70 000 € ;
    • Patrimoine brut moyen : environ 230 000 €.
  • Entre 40 et 49 ans : cette décennie correspond souvent à la montée en puissance des revenus et à un remboursement déjà avancé du crédit immobilier.
    • Patrimoine brut médian : environ 200 000 € ;
    • Patrimoine brut moyen : environ 350 000 €.
  • Entre 50 et 59 ans : à l’approche de la retraite, les ménages ont, pour beaucoup, terminé de rembourser leur logement et ont pu accumuler davantage d’épargne.
    • Patrimoine brut médian : environ 220 000 € ;
    • Patrimoine brut moyen : environ 400 000 €.

Pour rappel, ces chiffres portent sur le patrimoine total, incluant l’immobilier ainsi que les placements financiers. Ils ne reflètent donc pas uniquement “l’argent de côté”, mais donnent un repère global sur la situation patrimoniale des ménages par tranche d’âge.

Combien avoir de côté en fonction de son âge ?

L’économiste Kimmie Greene a proposé une formule simple pour évaluer son niveau d’épargne. Cette formule se base essentiellement sur le salaire et l’âge, et permet de savoir rapidement si vous avez mis suffisamment de côté ou si vous êtes potentiellement “en retard” par rapport à une trajectoire d’épargne idéale.

ÂgeCombien vous devriez avoir de côté
20 ans3 mois de salaire
30 ans1 an de salaire
35 ans2 ans de salaire
40 ans3 ans de salaire
45 ans4 ans de salaire
50 ans5 ans de salaire
55 ans6 ans de salaire
60 ans7 ans de salaire
65 ans8 ans de salaire

Cette formule représente un référentiel intéressant mais ne doit pas être interprétée comme une règle stricte. Les situations financières, les niveaux de revenus, les projets de vie ou encore les imprévus varient énormément d’une personne à l’autre. Il s’agit davantage d’un repère pour se situer que d’un objectif impératif.

Notons par ailleurs que cette méthode a été conçue pour le marché américain, où la retraite repose essentiellement sur la capitalisation individuelle. En France, le système de retraite par répartition garantit déjà un revenu à la retraite grâce aux cotisations obligatoires.

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Combien avoir de côté à 30 ans ?

La trentaine est le moment où l’on construit les fondations de son avenir financier. Découvrez combien il est raisonnable d’avoir mis de côté à cet âge.

Situation financière moyenne à 30 ans : à quoi s’attendre ?

La trentaine marque les débuts de carrière avec des revenus encore en progression. Beaucoup de trentenaires font face à leurs premières charges familiales importantes, sont locataires ou envisagent leur premier achat immobilier.

À cet âge, le montant de l’épargne reste souvent modeste, mais c’est le moment idéal pour installer de bonnes habitudes. En effet, l’essentiel à 30 ans n’est pas tant d’avoir un gros capital que de mettre en place une épargne régulière. Cette discipline fera toute la différence sur le long terme.

La règle générale suggère de viser, à 30 ans, une épargne équivalant à environ une année de revenus bruts. Les profils les plus ambitieux peuvent viser davantage.

En réalité, cela dépend fortement de votre niveau de revenu, du coût de la vie dans votre région et de votre choix d’acheter ou non votre résidence principale.

Comment organiser son épargne à 30 ans ?

La structure de votre épargne à 30 ans doit suivre une logique de priorités :

  • Première priorité : l’épargne de précaution. Constituez un matelas de sécurité équivalent à 3 à 6 mois de dépenses courantes, placé sur des supports liquides comme le livret A, le LDDS ou d’autres livrets réglementés. Cette somme vous protège en cas de coup dur (perte d’emploi, grosse réparation, problème de santé).
  • Deuxième priorité : l’épargne projet. Si vous prévoyez d’acheter votre résidence principale dans les 3 à 5 ans, de réaliser de grands voyages ou un changement professionnel, placez cette épargne sur des supports sécurisés ou équilibrés. Les fonds euros de l’assurance vie conviennent bien à cet horizon.
  • Troisième priorité : l’épargne long terme. Dès la trentaine, commencez à préparer votre indépendance financière et votre retraite via une assurance vie diversifiée, des parts de SCPI, un PEA investi en actions, ou encore un PER si vous êtes fortement imposé. Même avec de petits versements mensuels, l’effet des intérêts composés sur le long terme sera considérable.

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Combien avoir de côté à 40 ans ?

À 40 ans, les enjeux financiers se multiplient. Voici les repères clés pour savoir si votre épargne est cohérente avec vos objectifs.

Les grandes priorités financières à 40 ans

La quarantaine est souvent la décennie la plus intense financièrement :

  • Les charges familiales atteignent leur pic (enfants à l’école, activités extra-scolaires, etc.) ;
  • Les crédits immobiliers sont en cours de remboursement ;
  • Et les revenus professionnels culminent pour beaucoup.

C’est aussi la période où l’écart patrimonial se creuse significativement entre ceux qui ont structuré leur épargne dès la trentaine et ceux qui n’ont pas pris le temps de le faire. Les habitudes prises à 30 ans portent leurs fruits à 40 ans.

Les experts utilisent fréquemment ce repère pour évaluer un niveau d’épargne confortable à 40 ans : viser un patrimoine équivalent à environ 2 à 3 années de salaire brut.

Par exemple, si vous gagnez 40 000 € bruts par an, cela représenterait un patrimoine de 80 000 à 120 000 €, en incluant votre épargne financière et votre éventuelle résidence principale.

Comment répartir son épargne à 40 ans ?

À 40 ans, structurez votre patrimoine selon une logique de « tiroirs » correspondant à différents horizons de temps :

  • Tiroir sécurité : votre épargne de précaution de 3 à 6 mois de dépenses, sur un support sécurisé et liquide.
  • Tiroir projets (horizon 3-10 ans) : pour les travaux dans votre résidence principale, les études supérieures des enfants, un changement de logement ou des projets personnels. Privilégiez par exemple l’assurance vie, qui permet de diversifier son épargne et de retirer l’argent placé à tout moment.
  • Tiroir retraite et long terme (10 ans et plus) : diversifiez entre assurance vie multisupport, PEA (plan d’épargne en actions), PER (plan épargne retraite), ou encore SCPI (sociétés civiles de placement immobilier). À 40 ans, vous pouvez encore accepter une certaine prise de risque sur le long terme.

L’important à 40 ans est d’augmenter le montant épargné chaque mois dans la mesure du possible, surtout si vos revenus ont progressé depuis vos 30 ans.

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Combien avoir de côté à 50 ans ?

À 50 ans, la retraite n’est plus si lointaine. C’est le moment d’optimiser la gestion de son patrimoine pour aborder les dix dernières années de carrière dans les meilleures conditions possibles.

Les enjeux financiers à 50 ans

À 50 ans, la retraite n’est plus une abstraction lointaine mais une réalité qui se profile dans 10 à 15 ans. C’est le moment de finaliser activement votre préparation financière pour cette nouvelle étape.

Les spécificités de cette décennie sont multiples :

  • Pour beaucoup, les crédits immobiliers arrivent à échéance, libérant une capacité d’épargne importante ;
  • Certains parents continuent de soutenir financièrement leurs enfants (études supérieures, aide à l’installation) ;
  • D’autres commencent à envisager une réduction du temps de travail ou un changement de rythme professionnel.

Pour un quinquagénaire, un repère patrimonial souvent évoqué consiste à viser un patrimoine équivalent à 4 à 5 années de salaire brut. Cela permet d’aborder la retraite avec davantage de sérénité. Par exemple, pour un salaire annuel brut de 45 000 €, cela correspond à un patrimoine de 180 000 à 225 000 €.

Ces recommandations restent des ordres de grandeur, pas des normes absolues. L’essentiel est la cohérence entre votre patrimoine, vos projets et le niveau de vie que vous souhaitez maintenir à la retraite.

Comment ajuster sa stratégie d’épargne à 50 ans ?

À 50 ans, votre stratégie patrimoniale doit évoluer pour préparer la dernière phase de votre carrière et la future transition vers la retraite. Trois grands axes se dégagent :

  • 1. Sécuriser progressivement une partie de votre patrimoine

À l’approche de la retraite, il devient pertinent de réduire peu à peu l’exposition aux actifs les plus volatils.

L’objectif n’est pas d’arrêter totalement la prise de risque, mais d’éviter qu’un choc de marché tardif ne compromette des années d’épargne.

Concrètement, cela peut passer par une réallocation progressive vers des supports moins risqués, tout en conservant une part d’actifs dynamiques pour maintenir un potentiel de rendement à long terme.

  • 2. Vérifier votre plan de retraite

C’est le bon moment pour faire un bilan complet de vos droits : trimestres validés, pensions estimées et âges importants (âge possible de départ à la retraite, âge du taux plein automatique, possibilité de retraite progressive, etc.).

Si vous identifiez des manques (années incomplètes, périodes non cotisées, revenus insuffisants), vous pouvez alors ajuster votre stratégie :

    • Augmenter temporairement votre effort d’épargne ;
    • Renforcer votre épargne de long terme via une assurance vie ou un PER ;
    • Ou développer une source de revenus complémentaires avec des parts de SCPI par exemple.

L’objectif est de combler les éventuels décalages et de sécuriser votre niveau de vie futur.

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  • 3. Optimiser la fiscalité future

À 50 ans, l’enjeu n’est plus seulement d’épargner, mais de savoir comment vous utiliserez cette épargne demain.

Il est utile de réfléchir à :

    • L’ordre dans lequel vous utiliserez vos différents placements ;
    • La fiscalité qui s’appliquera au moment des retraits ;
    • Les optimisations possibles selon votre niveau d’imposition ;
    • Et la manière dont votre patrimoine sera transmis.

Anticiper la fiscalité permet d’éviter des décisions potentiellement coûteuses juste avant la retraite.

Tableau récapitulatif des objectifs patrimoniaux par âge

ÂgePatrimoine cibleFocus prioritaire
30 ans1 an de salaire brutInstaller des habitudes d'épargne régulière
40 ans2-3 ans de salaire brutStructurer par horizons (court, moyen et long terme) et augmenter le montant épargné
50 ans4-5 ans de salaire brutSécuriser progressivement à l’approche de la retraite et optimiser la fiscalité

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