Fortuny https://fortunyconseil.fr/ Gestion de patrimoine Thu, 22 Jan 2026 07:56:52 +0000 fr-FR hourly 1 Assurance vie et décès du bénéficiaire désigné : à qui reviennent les fonds ? https://fortunyconseil.fr/blog/assurance-vie-et-deces-du-beneficiaire-designe/ Thu, 22 Jan 2026 07:56:52 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9629 Via sa clause bénéficiaire, l’assurance vie permet de choisir à qui reviendront les sommes placées sur votre contrat le jour de votre décès. Mais que se passe-t-il lorsqu’un bénéficiaire désigné décède avant la transmission des fonds ? Nos explications sur les différents scénarios possibles.

L’article Assurance vie et décès du bénéficiaire désigné : à qui reviennent les fonds ? est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Décès du bénéficiaire d’une assurance vie et clause de représentation

La clause bénéficiaire du contrat d’assurance vie permet à l’assuré de choisir à qui reviendront les fonds après son décès. Sa rédaction doit être précise afin d’éviter les interprétations divergentes et faciliter l’exécution de la volonté du défunt.

Le décès d’un bénéficiaire désigné avant celui de l’assuré, ou sa renonciation au bénéfice du contrat, peut perturber le fonctionnement souhaité de la clause bénéficiaire. Dans les parties suivantes de cet article, nous détaillons différents cas de figure possibles dans une telle situation.

Il existe cependant un moyen relativement simple d’anticiper le décès ou la renonciation d’un bénéficiaire de l’assurance vie. Vous pouvez en effet intégrer une clause de représentation, de sorte à ce que les sommes qui auraient dû revenir au bénéficiaire décédé soient transmises à ses héritiers.

Rédiger la représentation dans la clause bénéficiaire

La représentation des bénéficiaires n’est pas automatique en assurance vie. Vous devez l’indiquer expressément pour qu’elle soit bien appliquée.

Dans l’exemple le plus classique, cela signifie que vous désignez vos enfants, ou à défaut, vos petits-enfants. Dans ce cas, vous pouvez rédiger “ mes enfants, vivants ou représentés”.

Vous avez également la possibilité de prévoir d’autres représentants, comme les frères et sœurs ou neveux et nièces.

Fiscalité d’une succession d’assurance vie en représentation

La fiscalité d’une assurance vie à la succession reste globalement similaire en présence d’un représentant du bénéficiaire décédé. Cela étant, le calcul des droits de succession dus sur la transmission du capital correspondant à des versements effectués après le 70ème anniversaire de l’assuré varie selon le lien de parenté entre le représentant et l’assuré défunt.

Simulateur Assurance Vie complet

Obtenez une simulation du rendement et de la fiscalité d'un placement en assurance vie

Commencer ma simulation

Clause bénéficiaire à parts égales : conséquences du décès d’un bénéficiaire désigné

Une clause bénéficiaire avec répartition à parts égales des sommes placées sur le contrat d’assurance vie peut avoir du sens en présence de plusieurs enfants. Si l’un d’eux décède avant la transmission des fonds, sa part ne revient pas aux autres.

Décès du bénéficiaire avant l’assuré (ou renonciation au bénéfice)

Dans le cadre d’une clause bénéficiaire à parts égales, le décès d’un des bénéficiaires désignés avant celui de l’assuré peut entraîner :

  • La transmission aux bénéficiaires de second rang ;
  • En l’absence de bénéficiaires de second rang, l’intégration à la succession de l’assuré des sommes destinées au bénéficiaire désigné.

Pour la première situation, les bénéficiaires de second rang (frères et sœurs par exemple) profitent de la fiscalité de l’assurance vie à la succession, et notamment des abattements fiscaux de l’assurance vie en cas de décès.

Dans le second cas, les sommes reviennent dans l’actif successoral général. Elles sont donc transmises selon les modalités prévues pour la succession du défunt et peuvent être taxées au barème des droits de succession applicable selon les liens de parenté. Le régime fiscal favorable de l’assurance vie à la succession n’est donc pas pris en considération.

Modification de la clause bénéficiaire

L’assuré conserve la capacité de procéder à une modification de la clause bénéficiaire de son contrat d’assurance vie. Il peut ainsi ajuster la répartition des fonds suite au décès d’un bénéficiaire désigné initialement.

Décès du bénéficiaire après l’assuré mais avant l’acceptation de la clause

La date du décès d’un bénéficiaire désigné change les modalités de traitement des sommes qui devaient lui revenir.

Lorsque le bénéficiaire décède après l’assuré mais avant d’avoir accepté le bénéfice du contrat, expressément ou tacitement, ses droits sur les fonds de l’assurance vie reviennent à ses héritiers. Ces derniers auront la possibilité d’accepter ou de renoncer à la succession de l’assurance vie.

Cette solution a été retenue par la Cour de Cassation, dans une position exprimée dans l’arrêt n° 24-12.679 daté du 27 novembre 2025.

Notons que la clause bénéficiaire peut cependant anticiper ce cas de figure particulier. L’assuré peut y insérer une mention expresse pour décider du devenir des fonds en cas de décès d’un bénéficiaire avant acceptation s’il souhaite organiser une transmission différente.

Fiscalité de l’assurance vie à la succession… en principe

Les héritiers du bénéficiaire décédé avant l’acceptation du contrat d’assurance vie peuvent jouir de la fiscalité propre à cette transmission, d’après la réponse ministérielle Meslot du 14 septembre 2010. Attention, cette position indiquée par le ministère de la Justice n’est pas opposable à l’administration fiscale.
Autre précision, en cas de décès après acceptation tacite ou expresse, la fiscalité de l’assurance vie à la succession ne profite pas aux héritiers du bénéficiaire.

Préparez votre succession avec un conseiller de Fortuny

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Que se passe-t-il en l’absence de répartition à parts égales ?

Le dénouement d’un contrat d’assurance vie à la succession s’avère un peu plus simple à suivre en l’absence de clause bénéficiaire à parts égales.

Le prédécès (ou la renonciation) d’un bénéficiaire désigné profite aux autres bénéficiaires désignés dans cette situation. S’ils sont plusieurs, ils se partagent la quote-part du bénéficiaire défunt.

Le même principe de répartition parmi les autres bénéficiaires de même rang s’applique lorsque le décès survient après celui de l’assuré mais avant l’acceptation de l’assurance vie.

En l’absence de bénéficiaires du même rang, les capitaux reviennent à ceux de second rang. Si ces derniers ne sont pas en mesure de percevoir les sommes, elles sont réintégrées dans la succession de l’assuré.

Les héritiers du bénéficiaire désigné n’ont pas de droit à faire valoir dans cette situation, sauf s’il peut être prouvé que celui-ci a accepté tacitement la succession de l’assurance vie avant son décès. Auquel cas, les sommes leur reviennent dans le cadre de l’actif successoral général de leur héritage, taxable au barème des droits de succession.

En présence d’un unique bénéficiaire de premier rang décédé

Dès lors que le bénéficiaire unique de premier rang décède avant l’assuré, ou renonce à ses droits sur le contrat d’assurance vie, les sommes reviennent aux bénéficiaires désignés au second rang. En l’absence de ceux-ci, les capitaux intègrent l’actif successoral général.

La situation est plus compliquée lorsque le décès du bénéficiaire intervient après celui de l’assuré mais avant l’acceptation du bénéfice. Dans ce cas de figure, la jurisprudence de la Cour de Cassation, établie dans l’arrêt n°07-19.163 du 23 octobre 2008, indique que les droits accordés au bénéficiaire désigné reviennent à ses héritiers. Néanmoins, cette jurisprudence reste sujette à interprétation, en attente de confirmation précise.

Les héritiers profiteraient alors de la fiscalité attractive de l’assurance vie à la succession, d’après la réponse ministérielle Meslot du 14 septembre 2010. En revanche, si l’acceptation tacite par le bénéficiaire décédé peut être démontrée, les capitaux intègrent dans l’actif successoral.

L’article Assurance vie et décès du bénéficiaire désigné : à qui reviennent les fonds ? est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Épargne réglementée : guide complet des placements sécurisés https://fortunyconseil.fr/objectifs-patrimoniaux/epargne/epargne-precaution/epargne-reglementee/ Wed, 21 Jan 2026 17:11:23 +0000 https://fortunyconseil.fr/?page_id=9618 L'épargne réglementée regroupe les produits d'épargne sécurisés encadrés par l'État français. Accessible à tous, elle constitue un pilier essentiel de l'épargne de précaution grâce à sa liquidité et à sa fiscalité avantageuse. Découvrez les principaux livrets et placements concernés, ainsi que leurs caractéristiques.

L’article Épargne réglementée : guide complet des placements sécurisés est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Qu’est-ce que l’épargne réglementée ?

L’épargne réglementée désigne un ensemble de produits d’épargne dont les conditions sont fixées par l’État français.

Contrairement aux placements bancaires classiques où chaque établissement détermine librement ses taux et conditions, ces produits obéissent à un cadre légal strict qui garantit leur sécurité et leur accessibilité.

Le principal avantage de cette régulation réside dans la protection offerte aux épargnants. Les taux d’intérêt sont déterminés par décision gouvernementale, après avis de la Banque de France, et le capital est entièrement garanti.

Cette caractéristique fait de l’épargne réglementée un élément central de l’épargne de précaution, permettant de constituer une réserve financière disponible immédiatement et sans risque de perte.

Concrètement, lorsqu’un particulier ouvre un livret A, un LDDS ou un LEP par exemple, il bénéficie des mêmes conditions dans n’importe quelle banque française.

Un seul livret par personne

Chaque épargnant ne peut détenir qu’un seul livret A, un seul LDDS, un seul LEP et un seul livret jeune (sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité). Cette règle s’applique quel que soit l’établissement bancaire. Avant d’ouvrir un nouveau livret, il est donc essentiel de s’assurer que vous n’en possédez pas déjà un.

L’épargne réglementée connaît chaque année une collecte dynamique (956 milliards d’euros d’encours fin 2024 selon la Banque de France), comme le montre le graphique ci-dessous.

Source : Rapport sur l’épargne réglementée 2024 de la Banque de France

Les avantages de l’épargne réglementée

  • Encadrée par l’État, l’épargne réglementée ne présente aucun risque de perte en capital.
  • Les fonds restent accessibles à tout moment, sans délai de retrait.
  • La majorité des livrets réglementés bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
  • Les conditions sont identiques dans toutes les banques.

Choisissez votre placement idéal

Simple et intuitif, votre simulateur d’épargne vous permet de définir votre projet en quelques minutes pour découvrir les placements qui répondent à vos besoins.

Définir votre projet

Epargne réglementée ou épargne non réglementée : quelles différences ?

La distinction entre épargne réglementée et épargne non réglementée, aussi appelée épargne libre, repose sur trois aspects majeurs :

  • Les taux

L’épargne réglementée se caractérise par des taux d’intérêt fixés par l’État et identiques dans toutes les banques pour un même produit. À l’inverse, l’épargne non réglementée laisse chaque établissement libre de déterminer ses propres conditions.

  • La fiscalité

Les principaux livrets réglementés bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, tandis que l’épargne libre est soumise à la flat tax de 30 % (31,4 % depuis le 1er janvier 2026, hors exceptions).

  • Les plafonds de versements

L’épargne réglementée impose des plafonds de dépôts pour chaque produit, tandis que l’épargne libre permet généralement de placer des montants illimités. Cette contrainte oblige les épargnants disposant de capitaux importants à se tourner vers d’autres placements.

Les livrets non réglementés comprennent par exemple les comptes sur livret (CSL), les livrets B ou les comptes à terme. Ces solutions sont souvent utilisées en complément de l’épargne réglementée, notamment lorsque les plafonds de versement des livrets réglementés ont été atteints.

Prenez rendez-vous avec un expert en gestion de patrimoine

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Les principaux produits d’épargne réglementée en France

Le paysage de l’épargne réglementée française se compose de plusieurs produits.

Livret A

Le livret A est un des placements préférés des Français et représente le socle de l’épargne de sécurité dans l’Hexagone. Accessible dès la naissance et sans condition de revenu, il offre une disponibilité totale des fonds à tout moment.

Le taux d’intérêt, révisé deux fois par an en février et août, s’élève à 1,5 % à compter du 1er février 2026. Le plafond de dépôt est quant à lui fixé à 22 950 € pour les particuliers, hors capitalisation des intérêts. Les versements et les retraits sont libres et gratuits.

L’avantage fiscal constitue un atout majeur puisque les intérêts générés sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Cette combinaison de sécurité, disponibilité et d’exonération fiscale en fait un très bon outil pour constituer une réserve de précaution.

Livret de développement durable et solidaire (LDDS)

Le LDDS s’inscrit dans une démarche de financement de projets à impact social et environnemental positif. Les fonds collectés sont notamment utilisés pour financer des travaux d’économie d’énergie dans les logements et soutenir des entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Les conditions financières sont identiques au livret A avec un taux de 1,5 % et une exonération fiscale totale. Le plafond de versements est cependant inférieur, fixé à 12 000 €.

Limité à un seul livret par personne comme l’ensemble des placements bancaires réglementés, il peut compléter efficacement le livret A dans une stratégie d’épargne liquide. Les ménages peuvent ainsi verser jusqu’à 34 950 € d’épargne qui reste totalement disponible sur ces deux produits réglementés.

Livret d’épargne populaire (LEP)

Destiné aux personnes disposant de revenus modestes, le LEP offre un taux bonifié par rapport aux autres livrets réglementés. Avec un taux de 2,5 % depuis février 2026, il constitue le placement réglementé le plus rémunérateur. Cette bonification vise à soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables face à l’inflation.

L’accès au LEP est conditionné au respect de plafonds de revenus fiscaux de référence, révisés chaque année. Par exemple, en début d’année 2026, votre revenu fiscal de référence de l’année N-2 doit être inférieur à 22 823 € pour un quotient familial d’une part.

Le plafond de versement s’établit à 10 000 € et la fiscalité reste avantageuse avec une exonération complète.

Livret jeune

Réservé aux jeunes de 12 à 25 ans résidant en France, le livret jeune vise à encourager les premières démarches d’épargne.

Chaque établissement bancaire fixe librement son taux. Ce dernier ne peut toutefois pas être inférieur à celui du livret A. Certaines banques proposent ainsi des taux supérieurs à 1,5 %.

Le plafond limité à 1 600 € et l’exonération de fiscalité en font un bon premier placement pour les jeunes épargnants.

À 25 ans, le livret est automatiquement clôturé et les fonds peuvent être transférés vers un livret A ou vers un autre compte désigné par le titulaire.

Plan épargne logement (PEL) et compte épargne logement (CEL)

Ces deux produits se distinguent par leur vocation spécifique au financement de projets immobiliers. Ils permettent non seulement de constituer une épargne mais aussi d’obtenir un prêt à taux préférentiel pour l’achat ou les travaux d’un bien immobilier. Il est cependant tout à fait possible d’ouvrir un PEL ou un CEL sans projet immobilier.

Le plan épargne logement (PEL) exige des versements réguliers, pour un montant minimum annuel de 540 €. Son taux de rémunération est fixé à l’ouverture du plan et reste identique pendant toute sa durée de vie. Pour les PEL ouverts en 2026, le taux s’établit à 2 % bruts. Le plafond de versement est fixé à 61 200 €.

Depuis 2018, les intérêts générés sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (31,4 % depuis la hausse de la CSG au 1er janvier 2026). Par ailleurs, tout retrait entraîne la clôture du plan, dont la durée de vie est limitée à 15 ans pour les PEL ouverts depuis mars 2011.

Le compte épargne logement (CEL) présente plus de souplesse avec des versements et retraits libres. Sa rémunération évolue en fonction du taux du livret A : elle correspond aux ⅔ de ce taux, soit 1 % brut depuis février 2026. Puis, le plafond de dépôts s’élève à 15 300 €.

Contrairement au PEL, le CEL n’a pas de durée de vie limitée. Notons néanmoins que les intérêts perçus sont également soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (31,4 % depuis la hausse de la CSG au 1er janvier 2026).

Vous pouvez détenir simultanément un PEL et un CEL, à condition qu’ils soient ouverts dans le même établissement bancaire.

Tableau récapitulatif des produits d’épargne réglementée

ProduitTaux au 1er février 2026Versement initialPlafondFiscalitéPublic cible
Livret A1,5 %10 €22 950 €ExonéréTout public
LDDS1,5 %15 €12 000 €ExonéréTout public
LEP2,5 %30 €10 000 €ExonéréRevenus modestes
Livret jeune1,5 % minimum10 €1 600 €Exonéré12-25 ans
PEL2 %225 €61 200 €PFU par défaut pour les plans ouverts après 2018Tout public
CEL1 %300 €15 300 €PFU par défaut pour les comptes ouverts après 2018Tout public

Quels sont les placements adaptés à mon profil ?

En quelques minutes, découvrez les solutions adaptées à vos besoins grâce à notre simulateur.

Définir votre projet

Fonctionnement et réglementation de l’épargne réglementée

Le cadre réglementaire des produits d’épargne réglementée repose sur des mécanismes précis garantissant leur sécurité et leur transparence.

La Banque de France joue un rôle central dans la fixation des taux d’intérêt en calculant deux fois par an une formule tenant compte de l’inflation et des taux directeurs pour le livret A, le LDDS et le LEP. Le gouvernement peut ensuite ajuster ces recommandations selon les orientations de politique économique.

La protection du capital est garantie. Contrairement aux placements exposés aux fluctuations des marchés, l’épargne réglementée ne présente aucun risque de perte en capital. L’argent investi et les intérêts acquis sont intégralement sécurisés, indépendamment de la santé financière de l’établissement bancaire détenteur.

De plus, la fiscalité représente un avantage considérable pour la majorité des livrets réglementés. Le livret A, le LDDS, le LEP et le livret jeune bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Cette absence de fiscalité améliore significativement le rendement net comparé aux placements soumis à la flat tax.

Les limites principales concernent les plafonds de dépôts qui peuvent s’avérer contraignants pour les épargnants disposant de capitaux importants, ainsi que les rendements qui, bien que sécurisés, restent généralement modestes comparés à d’autres classes d’actifs sur le long terme.

Comment intégrer l’épargne réglementée dans une stratégie patrimoniale ?

L’épargne réglementée trouve naturellement sa place dans le court terme d’une allocation patrimoniale. Elle doit constituer le socle de sécurité avant d’envisager des investissements plus rémunérateurs mais comportant un niveau de risque plus élevé ou des horizons d’investissement plus longs.

En complément, d’autres solutions d’épargne peuvent être mobilisées afin de structurer une allocation patrimoniale progressive et équilibrée, adaptée aux différents objectifs de l’épargnant.

Des supports comme l’assurance vie, l’investissement immobilier ou les placements boursiers peuvent ainsi intervenir pour investir sur des horizons de moyen et long terme, une fois l’épargne de précaution constituée.

Simulateur Assurance Vie complet

Obtenez une simulation du rendement et de la fiscalité d'un placement en assurance vie

Commencer ma simulation

Cette organisation repose sur une logique progressive, où la sécurité et la disponibilité priment à court terme, avant d’élargir l’allocation vers des placements visant une valorisation du capital sur la durée, en fonction du profil et des projets de l’épargnant.

Comparatif et alternatives sans risque à l’épargne réglementée

Le choix entre l’épargne réglementée et d’autres solutions de placement sans risque repose sur plusieurs critères, notamment le niveau de liquidité recherché, l’horizon de placement et le régime fiscal applicable.

Les livrets bancaires non réglementés constituent une première alternative. Ils peuvent parfois proposer, sur des périodes limitées, des taux promotionnels attractifs. En contrepartie, ces produits sont soumis à la fiscalité sur les intérêts et leur rémunération revient généralement à des niveaux plus modestes une fois les offres temporaires arrivées à échéance.

Les fonds euros de l’assurance vie constituent une autre alternative sécurisée à l’épargne réglementée, avec une garantie du capital investi. Il est aussi possible d’effectuer des rachats à tout moment, même si la fiscalité applicable sur les intérêts doit être prise en compte. Selon les contrats, la performance brute des fonds euros peut varier.

Les comptes à terme s’adressent aux épargnants acceptant de bloquer leurs fonds pendant une période définie, en échange d’une rémunération connue à l’avance. Ils peuvent s’avérer pertinents pour immobiliser temporairement des liquidités importantes, notamment dans l’attente d’un projet clairement identifié. N’oublions pas que les gains générés sont aussi fiscalisés.

Dans ce cadre, l’épargne réglementée conserve un rôle distinct, centré sur la liquidité immédiate et la sécurité. Les solutions alternatives viennent alors compléter ce socle, en fonction des objectifs poursuivis, des montants à placer et de l’horizon d’investissement envisagé.

Epargne réglementée : avantages et inconvénients

Avantages

  • Capital garanti

  • Disponibilité immédiate de l’épargne

  • Simplicité d’utilisation

  • Absence de fiscalité pour les livrets

Inconvénients

  • Plafonds de versement

  • Rendements modestes

Rapprochez-vous d'un conseiller pour gérer au mieux votre patrimoine

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

L’article Épargne réglementée : guide complet des placements sécurisés est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Peut-on avoir plusieurs livrets A ? Règles, contrôles et sanctions https://fortunyconseil.fr/blog/peut-on-avoir-plusieurs-livrets-a/ Tue, 20 Jan 2026 08:31:42 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9605 Il est interdit d’avoir plusieurs livrets A, même dans des banques différentes. Cette interdiction s’applique à chaque personne et peut entraîner des sanctions financières en cas de non-respect. Dans cet article, nous faisons le point sur la règle, ses raisons et les contrôles en place.

L’article Peut-on avoir plusieurs livrets A ? Règles, contrôles et sanctions est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Il n’est pas possible de détenir plusieurs livrets A

Selon la réglementation française, une même personne ne peut détenir qu’un seul livret A, quel que soit le nombre de banques dont elle est cliente. Cette règle s’applique à tous les épargnants et repose sur un cadre légal strict.

Rappel de la règle du livret A unique

L’article L221-3 du Code monétaire et financier est sans équivoque : chaque personne ne peut détenir qu’un seul et unique livret A. Ce principe fondamental de l’épargne réglementée française s’applique universellement, sans exception liée à votre situation bancaire.

L’interdiction de cumuler plusieurs livrets A concerne tous les établissements financiers. Vous ne pouvez pas contourner cette règle en ouvrant un livret A dans chaque banque où vous êtes client.

Néanmoins, il existe une nuance importante concernant les foyers : chaque membre d’une famille peut posséder son propre livret A. Concrètement, cela signifie que :

  • Chaque adulte du foyer peut détenir un livret A à son nom ;
  • Chaque enfant mineur peut également avoir son livret A personnel.

Par exemple, un couple avec deux enfants peut donc cumuler quatre livrets A au total (un par personne).

Pourquoi plusieurs livrets A sont interdits

Cette interdiction de détenir plusieurs livrets A répond à plusieurs objectifs de politique économique et financière :

  • Maîtriser la dépense publique associée au livret A, dont la rémunération est exonérée d’impôt et dont le coût est indirectement supporté par l’État ;
  • Empêcher les épargnants de contourner le plafond de dépôts applicable, afin de préserver l’efficacité du dispositif ;
  • Contribuer à un objectif d’équité entre les épargnants, en évitant que ceux disposant d’une capacité financière plus élevée puissent bénéficier de manière disproportionnée des avantages fiscaux attachés au livret A.

Pour faire respecter cette règle, les banques s’appuient sur le FICOBA (fichier des comptes bancaires), un registre centralisé géré par l’administration fiscale.

Depuis 2013, toute demande d’ouverture de livret A déclenche automatiquement une vérification obligatoire : l’établissement bancaire doit consulter ce fichier pour s’assurer que vous ne possédez pas déjà un livret A dans une autre banque.

En revanche, il reste possible de cumuler différents produits d’épargne réglementée :

La règle « un seul livret par type » s’applique donc à chaque catégorie de produit réglementé, mais vous pouvez les combiner entre eux.

Quels sont les placements adaptés à mon profil ?

En quelques minutes, découvrez les solutions pouvant répondre à vos besoins grâce à notre simulateur.

Définir votre projet

Sanctions en cas de doublon de livret A

Détenir plusieurs livrets A constitue une infraction passible de sanctions financières, dont la gravité dépend des circonstances.

  • Dans tous les cas, l’épargnant s’expose à une amende égale au montant des intérêts indûment perçus, sans qu’elle puisse être inférieure à 75 € ;
  • En cas de doublon volontaire, la sanction est aggravée : l’amende peut atteindre 2 % des sommes inscrites sur le livret ouvert en trop, sans être recouvrée si son montant est inférieur à 50 €. À titre d’exemple, pour un livret A au plafond à 22 950 €, cette pénalité s’élèverait à 459 €.

Le processus habituel en cas de détection d’un doublon suit généralement ces étapes :

  1. Identification du livret A ouvert en dernier (considéré comme le livret « en trop ») ;
  2. Notification au titulaire de l’irrégularité ;
  3. Fermeture obligatoire du livret en question ;
  4. Transfert des fonds, généralement vers un compte courant ;
  5. Application d’une amende.

Alternatives pour placer plus que le plafond du livret A

Le plafond du livret A est fixé à 22 950 € pour les particuliers. Une fois ce montant atteint, vous ne pouvez plus effectuer de nouveaux versements, mais vous continuez à bénéficier de la capitalisation des intérêts.

Vous pouvez également vous tourner vers d’autres solutions d’épargne. Voici dans le tableau ci-dessous des alternatives sans risque au livret A.

Produit d’épargnePlafondTauxFiscalité
LDDS12 000 €1,7 %Exonéré
LEP10 000 €2,7 %Exonéré
Livret bancaireAucunVariable selon les banques, souvent inférieur à celui du livret AFlat tax
Fonds eurosAucunTaux moyen 2025 attendu autour de 2,5 %Fiscalité de l’assurance vie

Notez qu’avec un livret A au plafond, vous pouvez également envisager des investissements plus risqués potentiellement plus rémunérateurs comme :

Réservez votre rendez-vous pour réaliser votre prochain placement

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Zoom sur le report du contrôle automatique des doublons

Si l’interdiction de détenir plusieurs livrets A est en vigueur depuis longtemps, les modalités de contrôle ont récemment évolué. Les pouvoirs publics ont en effet prévu un renforcement des vérifications interbancaires, dont la mise en œuvre est prévue au 1er juillet 2027.

Ce que prévoient les contrôles automatiques

Les autorités préparent la mise en place d’un système de contrôle interbancaire automatique destiné à détecter les doublons de livrets réglementés.

Les placements concernés par ce contrôle sont les suivants :

Ce nouveau dispositif impose aux banques de vérifier systématiquement, via une plateforme centralisée, qu’un client ne détient pas déjà un livret de même nature dans un autre établissement.

L’objectif officiel affiché par les pouvoirs publics est de renforcer la lutte contre les doublons de livrets réglementés en généralisant à tous les produits d’épargne réglementée le dispositif de contrôle qui existe déjà pour le livret A depuis 2013.

Ce système devrait considérablement réduire les fraudes involontaires ou délibérées, en bloquant directement les tentatives d’ouverture de comptes en doublon.

Mesure reportée à juillet 2027

Les contrôles automatiques, initialement prévus pour janvier 2026, ont été officiellement repoussés à juillet 2027 par décret publié au Journal officiel.

Le ministère de l’Économie a justifié ce report par la complexité technique et opérationnelle considérable du dispositif interbancaire.

La mise en place d’un système interconnectant l’ensemble des établissements bancaires français, tout en garantissant la sécurité et la confidentialité des données personnelles, représente un défi informatique majeur.

Ce délai supplémentaire offre plusieurs avantages :

  • Permettre aux banques d’adapter leurs systèmes d’information à cette nouvelle obligation ;
  • Coordonner efficacement les échanges de données entre tous les acteurs du secteur bancaire ;
  • Tester exhaustivement le dispositif pour éviter les dysfonctionnements lors du lancement ;
  • Former les équipes bancaires aux nouvelles procédures de vérification.

Qu’est-ce que cela change pour les épargnants ?

Sur le plan juridique, il n’y a aucun changement pour les épargnants. Le report des contrôles automatiques ne modifie en rien la réglementation en vigueur. Il reste strictement interdit de détenir plusieurs livrets A ou plusieurs livrets réglementés du même type, quelle que soit la date.

En pratique, les établissements restent vigilants. Même avant l’entrée en vigueur du contrôle automatique en juillet 2027, les doublons peuvent être détectés par d’autres moyens.

En effet, les contrôles via le fichier national des comptes bancaires (FICOBA) continuent d’être effectués, et les vérifications manuelles ou aléatoires restent possibles. Vous n’êtes donc pas à l’abri d’une détection pendant cette période transitoire.

Le message clé pour les épargnants est le suivant : il ne faut pas considérer ce report comme une opportunité de maintenir une situation irrégulière.

Il est fortement recommandé de vérifier et de régulariser votre situation avant juillet 2027, plutôt que de compter sur un hypothétique « angle mort » temporaire du système. Une régularisation spontanée reste toujours plus favorable qu’une détection lors d’un contrôle.

En cas de doute sur votre situation, n’hésitez pas à contacter directement votre conseiller bancaire pour faire le point sur vos livrets réglementés.

Rapprochez-vous d'un conseiller pour gérer au mieux votre patrimoine

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

L’article Peut-on avoir plusieurs livrets A ? Règles, contrôles et sanctions est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Bilan des rendements Corum 2025 : SCPI, assurance vie, PER https://fortunyconseil.fr/blog/rendements-corum-scpi-assurance-vie-per/ Thu, 15 Jan 2026 14:16:41 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9542 Corum L'Épargne a dévoilé les rendements 2025 de ses quatre SCPI, ainsi que de ses contrats d’assurance vie et PER (fonds euros, gestion pilotée, fonds obligataires). Le détail des performances dans cet article.

L’article Bilan des rendements Corum 2025 : SCPI, assurance vie, PER est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Les rendements des SCPI Corum restent solides en 2025

Zoom sur les rendements des placements Corum en 2025, en débutant par les quatre SCPI gérées par Corum Asset Management. Notez que les taux de distribution communiqués ci-dessous correspondent également à la performance globale annuelle (PGA) des SCPI, le nouvel indicateur de rendement utilisé dans l’univers des SCPI.

Corum Origin au-dessus de 6 % pour la 14ème année consécutive

Pour commencer la présentation détaillée des rendements 2025 de Corum, ouvrons le bal avec sa SCPI historique Corum Origin. La société de gestion communique un taux de distribution de 6,50 % pour 2025, supérieur à sa performance 2024 de 6,05 %.

SCPI européenne

Les performances des SCPI Corum sont communiquées brutes de fiscalité étrangère, s’agissant de SCPI européennes.

Les gérants soulignent que Corum Origin atteint ou dépasse ainsi son objectif de rendement annuel de 6 % pour la 14ème année consécutive. Une performance alimentée notamment par la distribution de plus-values (0,57 % de la performance distribuée).

Sur une perspective de plus long terme, le taux de rendement interne (TRI) de Corum Origin depuis sa création se fixe à 6,94 % en date du 1er janvier 2026. Cet indicateur, qui prend en compte les frais de l’investissement en SCPI mais pas la fiscalité, souligne le haut niveau de rentabilité de ce placement immobilier dans la durée.

Votre simulation SCPI offerte

Découvrez combien peut vous rapporter votre placement immobilier

Commencer ma simulation

Rendement 2025 en repli pour Corum XL

Du côté de Corum XL, SCPI européenne exposée aux pays hors zone euro, dont le Royaume-Uni, le taux de distribution a reculé. Il se situe à 5,30 % en 2025, contre 5,53 % l’année précédente.

Cette performance reste néanmoins supérieure à l’objectif de rendement annuel de la SCPI, fixé à 5 %, comme chaque année depuis sa commercialisation en 2017.

Le taux de rendement interne de Corum XL depuis sa création s’établit pour sa part à 5,77 %.

Hausse du taux de distribution de Corum Eurion

La SCPI Corum Eurion affiche quant à elle une augmentation de son rendement annuel en 2025. Son taux de distribution atteint 5,73 %, soit 20 points de base de plus qu’en 2024 (5,53 %).

La SCPI ISR de Corum parvient elle aussi à excéder son objectif de rendement annuel, fixé à 4,50 %.

Notons également que le prix de part de Corum Eurion (215 € au 1er janvier 2026) présente un bon potentiel de revalorisation, par rapport à la valeur réelle du patrimoine immobilier qu’elle détient.

Ces éléments pourront être précisés avec la publication de sa valeur de reconstitution dans le bulletin d’information du quatrième trimestre 2025. De manière générale, les gérants de Corum expliquent que les valorisations immobilières au 1er janvier 2026 de leurs différentes SCPI devraient rester relativement stables.

Inaugurée en 2020, Corum Eurion affiche un TRI depuis l’origine de 6,50 % en début d’année 2026.

Un taux de rendement 2025 élevé à contextualiser pour Corum USA

Pour conclure l’analyse des performances 2025 des SCPI Corum, il faut s’attarder sur le cas de la première SCPI 100 % investie aux États-Unis, à savoir Corum USA, lancée sur le marché en 2024.

Pour sa première année pleine d’exercice en 2025, la nouvelle venue a délivré un taux de distribution s’élevant à 7,70 %. Cette performance aguicheuse, largement supérieure à son objectif de 4,50 %, doit cependant être contextualisée.

En effet, s’agissant d’une nouvelle SCPI, celle-ci a profité pleinement d’un effet relutif dopant sa performance. La société de gestion note ainsi : “La performance 2025 de Corum USA n’est pas représentative d’une performance stabilisée, notamment en raison de l’impact du délai de jouissance sur la distribution des dividendes.

Dans une perspective de plus long terme, le taux de rendement interne ciblé par Corum USA reste à son niveau initial, soit 4,50 % sur 10 ans.

Bilan des rendements 2025 des SCPI Corum

SCPI20252024TRI depuis la création
Corum Origin6,50 %6,05 %6,94 % sur 14 ans
Corum XL5,30 %5,53 %5,77 % sur 9 ans
Corum Eurion5,73 %5,53 %6,50 % sur 6 ans
Corum USA7,70 %Année de création4,50 % (objectif 10 ans)

Dans l’ensemble, les performances des placements immobiliers Corum devraient rester au-dessus de la moyenne des rendements 2025 des SCPI.

Source : Corum L’Épargne. Performances exprimées brutes de fiscalité. Ces performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en SCPI présente des risques, notamment de perte en capital.

Réservez votre rendez-vous pour réaliser votre prochain placement

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Fonds euros, gestion pilotée, fonds obligataires : les rendements Corum 2025 pour son assurance vie et son PER

En plus de ses SCPI, Corum propose également un contrat d’assurance vie (Corum Life) ainsi qu’un plan d’épargne retraite (Corum PER Life). Focus sur les performances de ces contrats.

Pour rappel, les SCPI évoquées précédemment sont également accessibles dans l’assurance vie et le PER, à l’exception de Corum USA.

Le rendement du fonds euros Corum reste au-dessus de 4 % en 2025

En 2024, Corum EuroLife, le fonds euros de Corum, avait dévoilé une performance notable de 4,65 % pour sa première année d’existence.

Pour son deuxième exercice en 2025, le fonds euros de Corum reste au-dessus de la barre des 4 %. Son rendement net de frais de gestion et avant fiscalité se fixe à 4,10 %.

Cette performance devrait se situer parmi les meilleurs rendements 2025 des fonds euros de l’assurance vie.

Néanmoins, il faut souligner que ce fonds euros n’est accessible qu’à hauteur de 25 % des versements sur le contrat d’assurance vie ou le PER. Le reste doit être réparti dans des unités de compte (SCPI, fonds obligataires notamment).

Simulateur Assurance Vie complet

Obtenez une simulation du rendement et de la fiscalité d'un placement en assurance vie

Commencer ma simulation

La gestion pilotée Corum Life Rosetta dépasse 7 % en 2025

Commercialisée depuis la fin d’année 2024, la gestion pilotée Corum Life Rosetta a délivré un haut niveau de rendement en 2025.

Investie en immobilier (20 %) ainsi qu’en actions et obligations (80 %), Corum Life Rosetta a délivré une performance de 7,11 % en 2025. Un niveau de rendement obtenu notamment en renforçant l’exposition aux actions et à l’or d’après les gérants.

Des performances autour de 4 % pour les autres formules d’investissement

En assurance vie et en PER, Corum propose également trois autres formules d’investissement, en plus de Corum Life Rosetta. Dans le détail, voici leurs performances 2025 :

  • Corum Life Immo, investie à 55 % en immobilier (SCPI) et 45 % en obligations
    • Rendement 2025 : 4,44 %
    • Performance annualisée sur 5 ans : 4,80 %
  • Corum Life Essentiel (50 % immobilier, 50 % obligations)
    • Rendement 2025 : 4,31 %
    • Performance annualisée sur 5 ans : 4,86 %
  • Corum Life Entreprises (75 % obligations, 25 % immobilier)
    • Rendement 2025 : 3,92 %
    • Performance annualisée sur 5 ans : 4,37 %

Baisse de rendement sur l’ensemble des fonds obligataires

Sur l’ensemble des produits d’investissement de la gamme Corum, les fonds obligataires affichent les performances les plus décevantes en 2025, avec des baisses conséquentes par rapport à l’année précédente :

  • Corum BCO (obligataire high yield) :
    • 2,07 % en 2025, contre 6,01 % en 2024 ;
    • Performance annualisée depuis la création : 2,91 % au 1er janvier 2026.
  • Corum Tellia (fonds obligataire ESG) :
    • 2,77 % en 2025, contre 6,41 % en 2024 ;
    • Performance annualisée depuis la création : 4,81 % au 1er janvier 2026.
  • Corum Visio (obligations diversifiées avec durée cible de remboursement de moins de 2 ans) :
    • 2,88 % en 2025, contre 4,39 % en 2024 ;
    • Performance annualisée non communiquée sur le site de Corum.
  • Corum BEHY (obligataire high yield) :
    • 3,79 % en 2025, contre 7,60 % en 2024 ;
    • Performance annualisée depuis la création : 4,06 % au 1er janvier 2026.
  • Corum Butler Entreprises (fonds obligataire daté fermé aux nouvelles souscriptions) :
    • 4,16 % en 2025, contre 7,23 % en 2024 ;
    • Fonds créé en 2022.

Le tableau suivant récapitule les performances des différents fonds obligataires Corum depuis leur création :

AnnéeCorum BCOCorum TelliaCorum VisioCorum BEHYCorum Butler Entreprises
20252,07 %2,77 %2,88 %3,79 %4,16 %
20246,01 %6,41 %4,39 %7,60 %7,23 %
20238,63 %8,71 %7,53 %12,87 %11,53 %
2022-4,59 %-7,46 %-2,84 %-6,92 %NC
20213,86 %2,65 %2,15 %4,27 %
20202,08 %NCNC3,24 %
20195,98 %NC
20180,55 %

Source : Corum. NC : fonds non commercialisé sur l’année en question. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces placements présentent des risques, notamment de perte en capital.

L’article Bilan des rendements Corum 2025 : SCPI, assurance vie, PER est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Quand vais-je percevoir les intérêts 2025 de mon assurance vie ? https://fortunyconseil.fr/blog/quand-vais-je-percevoir-interets-assurance-vie/ Tue, 13 Jan 2026 08:33:40 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9502 Contrairement aux livrets d’épargne, les intérêts de l’assurance vie ne sont pas versés à date fixe. Entre date de valeur, calcul du rendement et versement effectif, le fonctionnement peut prêter à confusion. Cet article vous donne les repères essentiels pour comprendre quand et comment vous percevrez les intérêts 2025 de votre assurance vie.

L’article Quand vais-je percevoir les intérêts 2025 de mon assurance vie ? est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Quelle est la date de versement des intérêts 2025 de l’assurance vie ?

Par opposition aux livrets d’épargne réglementée comme le livret A ou le LDDS, où les intérêts sont crédités automatiquement le 31 décembre ou le 1er janvier, l’assurance vie fonctionne différemment.

Il n’existe pas de règle générale et il est donc plus difficile d’indiquer une date précise. Le versement des intérêts 2025 sur un fonds euros nécessite un délai de traitement qui peut s’étendre jusqu’à fin février 2026.

Dans le cadre des intérêts de l’assurance vie, il faut distinguer la date de valeur de la date de versement :

  • La date de valeur correspond au moment où les intérêts sont comptablement calculés et capitalisés sur votre contrat. Pour la quasi-totalité des contrats d’assurance vie, cette date est fixée au 31 décembre 2025. Cela signifie que vos intérêts 2025 sont juridiquement acquis à cette date.
  • Le versement effectif des intérêts intervient plus tard, une fois que l’assureur a fixé le taux de rendement définitif du fonds euros, qui intègre la part de participation aux bénéfices distribuée au titre de l’année 2025 et les éventuelles bonifications. Une fois ce taux validé, l’assureur doit aussi procéder au calcul et au paiement des prélèvements sociaux ainsi qu’aux mises à jour informatiques permettant de créditer l’ensemble des contrats.

L'assurance vie est-elle adaptée à votre profil ?

En quelques minutes, découvrez les solutions adaptées à vos besoins grâce à notre simulateur.

Définir votre projet

Des calendriers différents selon les assureurs

Chaque assureur applique son propre calendrier de versement. Certaines compagnies versent les intérêts dès les premiers jours de janvier, notamment lorsqu’elles ont communiqué leur rendement en avance.

D’autres structures préfèrent attendre d’avoir communiqué leur rendement à leurs clients et à la presse avant d’afficher le montant des intérêts sur l’espace client de l’assuré.

Ainsi, les épargnants perçoivent généralement les intérêts 2025 entre début janvier et fin février 2026, selon l’assureur.

PériodeEtape
31 décembre 2025Date de valeur : les intérêts sont comptabilisés
Début janvier 2026Les premiers assureurs versent les intérêts
Mi-janvier à mi-février 2026La majorité des assureurs créditent les contrats
Fin février 2026Les derniers assureurs finalisent le versement des intérêts

Pour connaître la date précise de versement de vos intérêts, vous pouvez consulter :

  • Les communications de votre assureur (email, notifications sur l’espace client) ;
  • L’actualité publiée sur le site de votre assureur ;
  • Les calendriers de publication des taux fonds euros relayés par les sites spécialisés ;
  • Votre conseiller ou le service client de votre contrat.

Comment sont calculés les intérêts 2025 sur le fonds euros ?

Le fonds euros applique un taux de rendement annuel à l’épargne présente sur le contrat. Les versements effectués en 2025 génèrent des intérêts calculés au prorata temporis, c’est-à-dire proportionnellement à leur durée de présence sur le contrat.

Exemple : si vous versez 10 000 € en cours d’année sur un fonds euros affichant un rendement de 2,5 %, les intérêts seront calculés sur une durée inférieure à douze mois. À titre illustratif, un versement pris en compte sur six mois générerait environ 125 € d’intérêts bruts de prélèvements sociaux (10 000 × 2,5 % × 6/12).

Notons que le taux de rendement servi sur le fonds euros résulte :

  • Du taux de base ;
  • Complété par la part de participation aux bénéfices distribuée sur l’année, éventuellement via la provision pour participation aux excédents ;
  • Et par d’éventuelles bonifications liées au montant investi ou à la part en unités de compte par exemple.

Une fois le taux définitif déterminé par l’assureur, il s’applique rétroactivement à toute l’année 2025. Les intérêts sont alors capitalisés, c’est-à-dire ajoutés au capital, et produisent eux-mêmes des intérêts dès le 1er janvier 2026.

Rachat avant le 31 décembre

Un rachat effectué avant le 31 décembre peut réduire les intérêts perçus. En quittant le fonds euros avant la date de valeur, vous ne bénéficiez pas de l’intégralité de la participation aux bénéfices de l’année. Le contrat applique alors un taux minimum garanti ou une règle de proratisation spécifique, selon les conditions prévues dans la notice.

Simulateur d'assurance vie complet

Découvrez combien peut vous rapporter votre prochaine assurance vie

Commencer ma simulation

Et sur les unités de compte : parle-t-on vraiment d’intérêts ?

Sur les unités de compte (UC), le terme “intérêts” est inapproprié. Il n’existe pas de versement d’intérêts à date fixe comme sur le fonds euros.

Les unités de compte sont des supports d’investissement (actions, obligations, immobilier, etc.) dont la valeur fluctue dans le temps selon les marchés financiers et immobiliers. Votre gain ou perte se mesure par l’évolution de la valorisation de l’épargne investie sur chaque support :

  • Pas de capitalisation annuelle : la performance se calcule en continu ;
  • Pas d’événement au 31 décembre : aucune inscription d’intérêts ;
  • Matérialisation lors du rachat : le gain ou la perte ne se concrétise qu’au moment où vous effectuez un rachat.

Au 31 décembre 2025, la valeur de vos unités de compte correspond simplement à une valorisation de votre épargne à cette date. Elle permet d’apprécier son évolution sur l’année, sans entraîner de versement ou d’inscription d’intérêts sur le contrat. Cette valeur sera ensuite reprise dans le relevé annuel transmis par l’assureur.

Rapprochez-vous d'un expert pour être accompagné dans la gestion de vos placements

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Relevé annuel d’assurance vie : le document clé pour vérifier vos intérêts 2025

Quelle que soit la date de versement des intérêts pratiquée par votre assureur, celui-ci est tenu de vous adresser un relevé annuel, par courrier ou par voie électronique.

Le relevé annuel d’assurance vie est généralement transmis au cours du mois de février, une fois l’ensemble des intérêts définitivement calculés et crédités.

Ce document permet de faire un point complet sur votre contrat d’assurance vie à la date du 31 décembre 2025. Il regroupe notamment les informations suivantes (liste non exhaustive) :

  • Le montant des intérêts crédités sur l’année selon le taux de rendement du fonds euros, exprimé net de frais de gestion mais avant prélèvements sociaux, lesquels sont prélevés chaque année sur les intérêts ;
  • La situation des unités de compte : montant investi, nombre de parts détenues, valeur liquidative au 31 décembre 2025 ;
  • Le détail de l’ensemble des opérations réalisées en 2025 (versements, rachats, arbitrages, etc.) ;
  • Les frais prélevés au titre de l’année.

Ce relevé constitue une source d’information essentielle pour suivre l’évolution de votre épargne, vérifier le versement des intérêts et conserver un historique précis de votre contrat d’assurance vie.

L’article Quand vais-je percevoir les intérêts 2025 de mon assurance vie ? est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Fonctionnement de l’assurance vie : tout comprendre avant d’investir https://fortunyconseil.fr/investir/financier/assurance-vie/fonctionnement-assurance-vie/ Fri, 09 Jan 2026 10:27:07 +0000 https://fortunyconseil.fr/?page_id=9450 Le fonctionnement de l’assurance vie repose sur des mécanismes spécifiques : modalités de versements, supports d’investissement, fiscalité, rachats, transmission… Comprendre ces règles permet d’exploiter pleinement les atouts de ce placement.

L’article Fonctionnement de l’assurance vie : tout comprendre avant d’investir est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Les bases du fonctionnement de l’assurance vie

Le principe de l’assurance vie repose sur un mécanisme d’épargne à long terme qui offre une grande flexibilité.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, l’assurance vie ne se limite pas à un contrat de prévoyance lié au décès. Il s’agit avant tout d’un placement d’épargne polyvalent, destiné à faire fructifier un capital, à préparer des projets à moyen ou long terme et à organiser la transmission de son patrimoine.

Une assurance vie implique trois acteurs principaux :

  • L’assureur gère le contrat et investit les fonds versés ;
  • Le souscripteur ouvre le contrat, effectue les versements et conserve tous les droits sur son épargne tout au long de la durée de vie du contrat ;
  • Le ou les bénéficiaires, désignés dans la clause bénéficiaire, recevront le capital en cas de décès du souscripteur.

L’assurance vie se distingue également par l’absence de durée de détention obligatoire. Le contrat n’a pas de date de fin et vous pouvez effectuer des retraits à tout moment, en totalité ou partiellement, selon vos besoins.

En parallèle, la fiscalité de l’assurance vie devient particulièrement avantageuse après 8 ans de détention, avec un régime spécifique favorable en cas de rachat.

Cette combinaison entre disponibilité de l’épargne et optimisation fiscale fait de l’assurance vie l’un des placements les plus flexibles du marché.

Simulateur d'assurance vie complet

Découvrez combien peut vous rapporter votre prochaine assurance vie

Commencer ma simulation

Les versements et la gestion du contrat

Concernant le fonctionnement de l’assurance vie en matière de versements, le souscripteur dispose d’une grande liberté pour alimenter son contrat, selon trois modalités principales :

  • Le versement initial : montant minimum requis à l’ouverture du contrat, variant généralement entre 500 et 1 000 € selon les assureurs (certains contrats plus accessibles comme Corum Life permettent de souscrire dès 50 €) ;
  • Les versements libres : possibilité d’effectuer des apports ponctuels, sans engagement de montant ni de fréquence ;
  • Les versements programmés : mise en place d’un prélèvement automatique mensuel, trimestriel ou annuel pour épargner régulièrement.

La valorisation du contrat évolue selon les supports d’investissement choisis. Chaque versement est ainsi investi soit sur un fonds euros, dont le capital est garanti, soit sur des unités de compte, qui visent un meilleur rendement potentiel sans garantie.

La valeur totale de votre contrat, appelée valeur de rachat, correspond à la somme des versements effectués, augmentée des gains générés et diminuée des frais appliqués.

Il est également important de comprendre la notion de date de valeur en assurance vie. Elle correspond à la date retenue par l’assureur pour calculer la valeur des placements lors d’une opération, qu’il s’agisse d’un versement ou d’un retrait par exemple. Elle peut différer de quelques jours par rapport à la date effective de votre opération, selon les règles du contrat et les supports d’investissement concernés.

Le fonctionnement de l’assurance vie autorise aussi des modifications dans la répartition de votre épargne. Trois modes de gestion s’offrent à vous pour piloter l’argent placé sur votre contrat :

  • La gestion libre où vous décidez seul de l’allocation ;
  • La gestion profilée qui suit un profil de risque prédéfini ;
  • Et la gestion pilotée, parfois appelée gestion sous mandat, où un professionnel ajuste automatiquement vos investissements selon votre horizon de placement.

Profitez de l'accompagnement personnalisé d'un conseiller en gestion de patrimoine

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Les supports d’investissement : fonds euros et unités de compte

Le fonctionnement des fonds euros et des unités de compte permet de comprendre comment l’épargne est investie au sein d’un contrat d’assurance vie. Ces deux types de supports présentent des caractéristiques très différentes en matière de sécurité et de rendement.

Le fonds euros : un support à capital garanti

Le fonds euros offre une garantie en capital. De plus, votre épargne bénéficie de l’effet cliquet : les intérêts acquis chaque année sont définitivement intégrés au capital.

Le rendement moyen des fonds euros s’établit généralement autour de 2 à 3 % par an ces dernières années, avec des variations selon les contrats.

Ce support investit principalement dans des obligations d’État et d’entreprises, privilégiant la prudence à la performance. La garantie sur assurance vie s’applique intégralement sur ce support, protégeant votre épargne contre les fluctuations des marchés.

Garantie brute ou nette de frais de gestion

Selon l’assureur et le contrat, la garantie en capital du fonds euros peut être brute ou nette de frais de gestion.

Les unités de compte : performance et risque

Les unités de compte (UC) regroupent des supports variés : actions, obligations, immobilier (SCPI), fonds diversifiés, etc.

Contrairement au fonds euros, le capital investi en unités de compte n’est pas garanti et peut fluctuer à la hausse comme à la baisse selon l’évolution des marchés financiers et immobiliers.

Ces supports présentent toutefois un potentiel de rendement supérieur sur le long terme. Les performances peuvent par exemple atteindre ou dépasser 5 à 8 % annuels sur des horizons de placement de plusieurs années, en contrepartie d’une volatilité plus élevée. Par conséquent, le rendement peut aussi être négatif sur une période donnée.

Le contrat multisupport pour combiner sécurité et performance potentielle

La majorité des contrats d’assurance vie modernes proposent d’investir simultanément sur un fonds euros et des unités de compte. Il s’agit de contrats multisupports.

Cette combinaison permet d’ajuster le niveau de risque selon votre profil et vos objectifs. Vous pouvez par exemple placer 60 % de votre épargne sur le fonds sécurisé et 40 % sur des UC pour rechercher une performance accrue.

Notez néanmoins qu’il existe encore quelques contrats monosupports, investis exclusivement sur un fonds euros. Ces contrats, aujourd’hui de plus en plus rares, offrent une sécurité maximale mais un potentiel de rendement limité. Ils sont généralement réservés à des profils très prudents ou correspondent à des contrats anciens, souscrits avant la généralisation des contrats multisupports.

L'assurance vie est-elle adaptée à votre profil ?

En quelques minutes, découvrez les solutions adaptées à vos besoins grâce à notre simulateur.

Définir votre projet

Comment les gains sont générés et attribués au contrat

Le fonctionnement de l’assurance vie génère des gains selon des mécanismes distincts pour chaque type de support. Comprendre ces mécanismes vous aide à mieux anticiper l’évolution de votre épargne.

Pour le fonds euros, les rendements proviennent principalement des intérêts générés par les obligations détenues par l’assureur. Chaque année, l’assureur détermine un taux de rendement et crédite les intérêts sur le contrat, généralement en début d’année suivante.

Ces intérêts bénéficient de l’effet cliquet comme précisé précédemment. C’est-à-dire qu’une fois versés, ils sont définitivement acquis et viennent s’ajouter au capital.

Concernant les unités de compte, les gains résultent de l’évolution des actifs sous-jacents. Il peut s’agir de la hausse ou de la baisse des marchés financiers pour les actions, des dividendes versés, ou encore des revenus immobiliers pour les supports comme les SCPI.

Contrairement au fonds euros, il n’existe pas de taux de rendement annuel garanti. La valeur des unités de compte et le rendement distribué peuvent évoluer en permanence, à la hausse comme à la baisse, en fonction des marchés. Les gains ne sont réellement acquis qu’au moment d’un rachat.

Les opérations et événements clés du contrat : rachats, arbitrages, transmission

Le fonctionnement de l’assurance vie repose sur des opérations de gestion courantes, comme les rachats ou les arbitrages, et sur des mécanismes spécifiques en matière de transmission du capital.

Les rachats partiels ou totaux

Le rachat partiel permet de retirer une somme précise tout en maintenant le contrat actif. Cette opération s’avère utile pour financer un projet sans clôturer définitivement votre placement.

Le rachat total, quant à lui, entraîne la clôture définitive du contrat et le versement de l’intégralité du capital disponible.

Il est également possible de mettre en place des rachats programmés, qui consistent à réaliser des retraits réguliers automatiques (mensuels, trimestriels ou annuels). Cette solution est souvent utilisée pour générer un complément de revenus, notamment à la retraite.

Sur le plan fiscal, seule la part d’intérêts incluse dans le montant racheté est imposable, selon l’ancienneté du contrat. Un délai de traitement de quelques jours à deux semaines est généralement nécessaire entre la demande de rachat et la réception effective des fonds.

La valeur de rachat correspond à la valeur du contrat au moment de l’opération, diminuée d’éventuels frais de rachat.

Avance sur assurance vie

L’avance sur assurance vie est une somme prêtée par l’assureur, adossée à votre contrat. Contrairement à un rachat, elle ne déclenche aucune fiscalité et permet de conserver l’intégralité de l’épargne investie. Elle doit toutefois être remboursée, avec intérêts, dans un délai défini en amont.

Les arbitrages entre supports

L’arbitrage en assurance vie consiste à transférer tout ou partie de votre épargne d’un support vers un autre.

Cette opération n’est pas assimilée à un retrait : elle n’entraîne donc aucune imposition immédiate, même si elle peut générer des frais selon les conditions du contrat.

Les arbitrages vous permettent d’ajuster votre stratégie d’investissement selon l’évolution des marchés ou de votre situation personnelle. Certains contrats proposent des options d’arbitrages automatiques, tels que la sécurisation des plus-values ou le rééquilibrage automatique de l’épargne.

La transmission du capital au décès

En cas de décès du souscripteur, le capital est transmis aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire de l’assurance vie.

Cette transmission s’effectue en principe hors succession, ce qui permet de déroger aux règles classiques de l’héritage et de bénéficier d’un cadre fiscal spécifique. Les capitaux sont versés directement par l’assureur aux bénéficiaires, sans être intégrés à l’actif successoral.

La rédaction de la clause bénéficiaire revêt donc une importance majeure. Elle permet d’organiser précisément la transmission du capital et d’optimiser la fiscalité applicable, dans le respect des règles en vigueur.

Simulateur d'assurance vie complet

Découvrez combien peut vous rapporter votre prochaine assurance vie

Commencer ma simulation

Fiscalité et traitement des gains

La fiscalité du contrat d’assurance vie constitue l’un de ses atouts majeurs, particulièrement après 8 ans de détention. Elle diffère selon l’ancienneté du contrat au moment du rachat.

Fiscalité en cas de rachat sur l’assurance vie

Le traitement fiscal des gains lors d’un rachat dépend de deux critères :

  • L’ancienneté de votre contrat ;
  • La date de vos versements (avant ou après le 27 septembre 2017).

Le cap des 8 ans constitue une étape décisive, ouvrant droit à un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple marié ou pacsé) et à un taux d’imposition réduit sur les gains.

Découvrez les détails dans le tableau ci-dessous :

Date des versementsAvant le 27 septembre 2017Après le 27 septembre 2017
Âge du contratPlus de 8 ansMoins de 8 ansPlus de 8 ans
Régime fiscal applicableBarème de l’IR (par défaut) ou PFL de 7,5 %Flat tax de 12,8 % (par défaut) ou barème de l’IRFlat tax de 7,5 % puis 12,8 %* (par défaut) ou barème de l’IR
AbattementOui, jusqu’à 4 600 ou 9 200 €NonOui, jusqu’à 4 600 ou 9 200 €
Prélèvements sociaux17,2 %17,2 %17,2 %
Taxation globale des intérêts si prélèvement forfaitaire24,7 % après abattement30 %24,7 % après abattement puis 30 %*

*Ces taux s’appliquent sur les gains rachetés issus des versements dépassant le seuil de 150 000 €.

Fiscalité en cas de décès

Les capitaux transmis à la succession de l’assurance vie bénéficient également d’une fiscalité spécifique avantageuse, distincte des droits de succession classiques. Le régime applicable dépend de l’âge du souscripteur au moment des versements :

  • Versements effectués avant 70 ans :
    • Abattement individuel de 152 500 € par bénéficiaire ;
    • Taxation à 20 % sur la part comprise entre 152 500 et 852 500 € ;
    • Taxation à 31,25 % au-delà de 852 500 €.
  • Versements réalisés après 70 ans :
    • Abattement global de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires ;
    • Au-delà, les sommes versées sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté ;
    • En revanche, les plus-values cumulées restent totalement exonérées de fiscalité.

Souscription et droits du souscripteur

Après avoir détaillé le fonctionnement de l’assurance vie, il est essentiel de comprendre comment souscrire un contrat et quels sont les droits dont vous bénéficiez en tant que souscripteur avant de vous lancer.

Les étapes de souscription

La souscription débute par le choix de l’assureur et du type de contrat adapté à vos objectifs. Vous devez définir votre profil d’épargnant en répondant à un questionnaire évaluant votre expérience financière, votre tolérance au risque et vos objectifs patrimoniaux.

Vous sélectionnez ensuite les supports d’investissement selon votre stratégie et effectuez le versement initial. Les frais de l’assurance vie doivent être clairement présentés :

  • Frais sur versements (0 à 5 % selon les contrats) ;
  • Frais de gestion annuels (généralement entre 0,5 et 3,5 % selon les contrats et les supports) ;
  • Frais d’arbitrage (de plus en plus rares) ;
  • Frais de rachat (peu de contrats les facturent).
Contrats recommandés par nos experts

Parmi les contrats que nos conseillers recommandent chez Fortuny, nous pouvons citer Corum Life de Corum L’Épargne et Netlife 2 de Spirica.

Rapprochez-vous d'un conseiller en gestion de patrimoine pour souscrire une assurance vie

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Droit de rétractation et protection du souscripteur

Lors de la souscription, plusieurs documents vous sont remis pour délivrer une information complète :

  • Le document d’information clé (DIC) résumant les caractéristiques essentielles du contrat ;
  • La note d’information ou les conditions générales, détaillant les règles de fonctionnement du contrat, les garanties et les modalités de gestion ;
  • Le projet de contrat ou la proposition d’assurance, incluant notamment un modèle de lettre de renonciation.

Après la signature, vous disposez d’un délai légal de trente jours pour exercer votre droit de rétractation en assurance vie. Ce délai vous permet de revenir sur votre décision sans justification ni pénalité. L’assureur doit alors vous restituer l’intégralité des sommes versées.

Tout au long de la vie du contrat, vous conservez de nombreux droits sur votre assurance vie, parmi lesquels :

  • La modification de la clause bénéficiaire à tout moment ;
  • Le changement de la répartition entre les supports via les arbitrages ;
  • Les rachats à tout moment ;
  • La possibilité de nantir le contrat en garantie d’un prêt si nécessaire.
Pour en savoir plus sur l’assurance vie

La garantie plancher de l’assurance vie pour sécuriser votre épargne

La garantie plancher de l'assurance vie représente un mécanisme de protection crucial pour sécuriser votre épargne lors de la succession. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le fonctionnement de cette garantie, ses différentes déclinaisons et son coût.
Découvrir

Fiscalité de l’assurance vie sur les rachats et la succession

La fiscalité de l’assurance vie présente un certain nombre d’avantages pour les épargnants. Cela concerne spécifiquement les rachats sur le contrat mais aussi la succession de celui-ci. Le point sur ce qu’il faut savoir de la fiscalité de l’assurance vie et les cas particuliers à garder en mémoire.
Découvrir

Assurance vie et succession : un placement indispensable

En matière de succession, l’assurance vie fait figure d’outil incontournable pour tous les épargnants. Elle permet de faciliter la transmission de patrimoine, en donnant davantage de liberté de choix au souscripteur, et offre un cadre fiscal plus avantageux que les droits de succession pour les héritiers désignés.
Découvrir

Transfert assurance vie : avantages et conditions à respecter

Transférer votre assurance vie tout en conservant l’antériorité fiscale de votre contrat, c’est possible ! Toutefois, cette démarche n’est pas sans contraintes. Quels sont les avantages d’un changement de contrat d’assurance vie et quelles sont les conditions à remplir pour pouvoir en profiter ?
Découvrir

L’avance sur assurance vie : définition et caractéristiques

Les détenteurs d’une assurance vie peuvent avoir la nécessité de puiser dans leur contrat en cas de besoin de liquidités ponctuel. Si le rachat reste la solution la plus courante, il est également possible de demander une avance à son assureur. Découvrez comment fonctionne cette avance, comment la demander et comment la rembourser.
Découvrir

Quelle est la durée d’une assurance vie ?

L’assurance vie est un placement très flexible, notamment en termes d’horizon de temps. Zoom sur la durée de l’assurance vie, qui doit avant tout être adaptée aux objectifs de l’investisseur.
Découvrir

Les arbitrages en assurance vie : pourquoi et comment les réaliser ?

L’arbitrage en assurance vie permet de modifier la répartition de votre épargne sur votre contrat d’assurance vie selon vos objectifs et votre situation patrimoniale. Découvrez en détail le fonctionnement de l’arbitrage ainsi que ses nombreux avantages.
Découvrir

Les différents frais d'un contrat d'assurance vie

L’assurance vie est un produit d’épargne qui présente de nombreux avantages, notamment en termes de fiscalité et de diversité. Avant d’y souscrire, il est toutefois primordial de prendre conscience des frais qu’elle engendre car ceux-ci impactent négativement la performance globale de votre investissement.
Découvrir

Les fonds euros de l’assurance vie : définition et fonctionnement

L’assurance vie est le placement préféré des Français, et la garantie en capital du fonds euros n’y est pas pour rien. Découvrez en détail le support idéal pour les épargnants à la recherche de sécurité et de disponibilité pour leur épargne, au prix d’un rendement plutôt faible ces dernières années.
Découvrir

Clause bénéficiaire de l’assurance vie : l'essentiel à savoir

La clause bénéficiaire de l'assurance vie joue un rôle crucial dans la transmission du patrimoine de l'assuré après son décès. Zoom sur ce qu'il faut savoir sur cette notion capitale.
Découvrir

Comment fonctionne le rachat en assurance vie ? Principe et fiscalité

L’assurance vie, un des produits d’épargne préférés des Français, permet à ses souscripteurs de racheter tout ou partie de leur capital en cours du contrat. Comment demander un rachat sur assurance vie ? Quelle est la fiscalité applicable ? Explications.
Découvrir

Les unités de compte de l’assurance vie pour diversifier son épargne

Les unités de compte constituent une famille de placements incontournable pour les détenteurs d’un contrat d’assurance vie. Elles facilitent la diversification de l’épargne et la recherche d’un rendement plus élevé, au prix d’une prise de risque. Découvrez les informations essentielles sur leur fonctionnement et leur variété (immobilier, actions, obligations, ETF, Private Equity, etc.).
Découvrir

Nantissement d'un contrat d'assurance vie : ce qu'il faut savoir

Solution souvent méconnue des emprunteurs, le nantissement de l’assurance vie permet d’utiliser son contrat en tant que garantie d’un emprunt. Découvrez le fonctionnement ainsi que les avantages et les limites de ce procédé.
Découvrir

Tout ce qu'il faut savoir sur la gestion libre en assurance vie

Lorsque vous investissez en assurance vie, vous devez choisir un mode de gestion adapté à vos besoins. Zoom sur la gestion libre, destinée aux épargnants avisés ou bien conseillés, qui permet notamment de bénéficier d’une grande souplesse dans le choix des supports.
Découvrir

Comprendre le contrat d'assurance vie monosupport

Zoom sur l’assurance vie monosupport, ce type de contrat d’assurance vie qui permet d’investir uniquement en fonds euros. Définition, avantages, limites… découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’assurance vie monosupport.
Découvrir

Gestion pilotée en assurance vie : fonctionnement, avantages, frais

Lors d’un investissement en assurance vie, vous avez la possibilité de déléguer la gestion de votre contrat à un professionnel. Découvrez le fonctionnement et les avantages de la gestion pilotée de l’assurance vie.
Découvrir

Assurance vie multisupport : principe et fonctionnement

Zoom sur l’assurance vie multisupport, idéale pour dynamiser son épargne dans un cadre fiscal attractif. Ce type de contrat d’assurance vie permet de diversifier ses investissements entre le fonds euros et les unités de compte.
Découvrir

Quels sont les risques de l’assurance vie ? Tout ce qu'il faut savoir

Investir en assurance vie n’est pas sans risque. Les risques de l’assurance vie évoluent en fonction de divers facteurs tels que les supports d’investissement sélectionnés et les fluctuations des marchés. Découvrez la liste des risques de l’assurance vie et comment les limiter.
Découvrir

Assurance vie luxembourgeoise : les éléments à connaître

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’assurance vie luxembourgeoise, un produit d’épargne doté de nombreux avantages en termes de sécurité, de diversification et de fiscalité notamment.
Découvrir

Les abattements de l’assurance vie, en cas de rachats et de succession

L'assurance vie bénéficie d'avantages fiscaux importants, notamment au travers d'abattements sur les rachats et la succession. Découvrez leur fonctionnement et leur utilité, avec des exemples chiffrés.
Découvrir

Quels sont les plafonds d'un contrat d'assurance vie ?

Quel sont les plafonds d'une assurance vie ? Seuils d'exonération pour une succession, montants à retenir pour un rachat sur le contrat, fonds de garantie : voici les chiffres clés à retenir.
Découvrir

Résiliation de l'assurance vie : tout ce qu'il faut savoir

Clôturer son assurance vie est une opération importante qui demande réflexion et informations. Conditions à respecter, procédure à suivre, délais… découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la résiliation de l’assurance vie.
Découvrir

Quelles sont les options de gestion de l'assurance vie ?

L’assurance vie offre la possibilité de mettre en place des options d’arbitrages programmés afin de sécuriser ou de dynamiser automatiquement votre épargne. Découvrez la liste complète des options de gestion de l’assurance vie pour piloter au mieux votre contrat.
Découvrir

Tout comprendre sur le contrat d'assurance vie en déshérence

Zoom sur les contrats d’assurance vie en déshérence, ces contrats non réglés après le décès de l’assuré. Découvrez notamment les choses à faire pour éviter la déshérence ou pour savoir si vous êtes bénéficiaire d’une assurance vie non réclamée.
Découvrir

L'épargne handicap, l'assurance vie pour les personnes handicapées

Zoom sur l’épargne handicap, ce contrat d’assurance vie permettant aux personnes en situation de handicap d’épargner tout en bénéficiant d’avantages fiscaux spécifiques. Découvrez les critères d’éligibilité, le fonctionnement et les atouts de l’épargne handicap.
Découvrir

L’article Fonctionnement de l’assurance vie : tout comprendre avant d’investir est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Déclaration de donation en ligne obligatoire : règles et démarches https://fortunyconseil.fr/blog/declaration-de-donation-en-ligne-obligatoire-regles-et-demarches/ Thu, 08 Jan 2026 07:57:08 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9435 À partir du 1er janvier 2026, la déclaration en ligne des donations sur impots.gouv.fr devient obligatoire. Dons concernés et exceptions, démarches à accomplir, retrouvez notre récapitulatif complet.

L’article Déclaration de donation en ligne obligatoire : règles et démarches est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Qu’est-ce que l’obligation de déclaration de donation en ligne ?

La déclaration de donation en ligne devient obligatoire à compter du 1er janvier 2026. Il existe toutefois quelques exceptions à cette règle.

Dans quels cas la déclaration en ligne des donations est-elle obligatoire ?

L’obligation de déclaration en ligne des donations depuis le portail impots.gouv.fr vise essentiellement les libéralités les plus simples, à savoir :

  • Les donations de son vivant, également appelés dons manuels. Une exception à la nouvelle obligation existe si vous êtes amené à rappeler l’existence de donations passées déclarées sur format papier et ayant donné lieu au paiement de droits de donation ;
  • Les dons familiaux de sommes d’argent, aussi connus sous le nom de dons Sarkozy.

Notez que dans les deux cas, la déclaration s’accompagne du paiement des droits de donation lorsque ceux-ci sont dus. Les dons sont imposables dès lors que les abattements sur les droits de donation sont épuisés.

Pour rappel, on applique un abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans sur les transmissions en ligne directe.

Qui déclare une donation ?

La déclaration d’une donation incombe au donataire, c’est-à-dire la personne qui en bénéficie.

Quelles sont les exceptions à l’obligation de déclaration en ligne ?

Dans certains cas, vous pouvez ne pas avoir à déclarer en ligne une donation. D’une part, il existe les mêmes exceptions à la règle de la télédéclaration de revenus, visant :

  • Les personnes dépourvues d’un accès Internet à leur domicile ;
  • Et celles qui indiquent à l’administration fiscale ne pas être en mesure d’utiliser les services de déclaration en ligne.

D’autre part, plusieurs types de donations ne font pas l’objet d’une déclaration en ligne obligatoire. Cela concerne :

  • Les déclarations comportant un rappel de dons antérieurs déjà déclarés hors ligne (support papier) et ayant donné lieu au paiement de la fiscalité ;
  • Les dons au bénéfice d’un mineur ou d’un majeur protégé, lorsque le donateur n’est pas son représentant légal ;
  • Les donations pour financer un achat immobilier ou des travaux de rénovation énergétique, exonérées de fiscalité jusqu’au 31 décembre 2026 ;
  • Les dons de biens ayant fait l’objet d’un droit de retour préalable, avec imputation de l’impôt payé au titre de la première donation sur les droits dus sur la seconde ;
  • Les donations au profit d’un descendant représentant son parent décédé ;
  • Les dons à un petit-neveu représentant son parent décédé ;
  • Les donations d’oeuvres d’art, livres, objets de collection et documents historiques ou artistiques au profit de l’État ;
  • Les dons au bénéfice d’une personne morale (association par exemple) ;
  • Les transmissions relevant du pacte Dutreil ;
  • Les dons pour lesquels l’impôt a été payé hors de France et doit être imputé sur les droits de donation ;
  • Les transmissions profitant d’une réduction de moitié des droits de donation en Guyane.

Pour ces différents cas de figure, vous devez donc remplir une déclaration de donation en format papier.

Quels placements pour préparer la succession ?

Notre simulateur d'épargne vous apporte des réponses en quelques clics

Simulateur

Faut-il déclarer les petits cadeaux et présents d’usage ?

La loi prévoit un régime d’exception pour les petits cadeaux familiaux et présents d’usage. Ces transmissions échappent à toute fiscalité, sous réserve de rester mesurées par rapport à la richesse du donateur.

Suivant cette logique de simplicité, il n’est pas nécessaire de déclarer ces petites donations. Autrement dit, les cadeaux d’argent ou d’un objet de valeur à l’occasion d’un anniversaire, de Noël ou encore d’un mariage n’ont pas à être déclarés à l’administration fiscale.

Présents d’usage

La loi ne définit pas clairement ce qui constitue un présent d’usage. À titre indicatif, il est généralement accepté que cette notion correspond à des cadeaux dont la valeur ne dépasse pas 2 % du patrimoine et 2,5 % du revenu annuel du donateur.

Faut-il payer les droits de donation à l’issue de la déclaration en ligne ?

La déclaration s’accompagne du paiement des droits de donation lorsque ceux-ci sont dus.

Pour autant, cet impôt n’est pas exigé systématiquement. Un don manuel peut en effet bénéficier d’exonérations fiscales. Le tableau ci-dessous récapitule les abattements fiscaux sur les donations en fonction du lien de parenté entre donateur et donataire.

Bénéficiaire de la donationAbattement fiscal sur la donation
Enfants et ascendants (vivants ou représentés)100 000 €
Conjoint ou partenaire de Pacs80 724 €
Petit-enfant31 865 €
Frère ou sœur15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €
Arrière petit-enfant5 310 €

En complément, il faut prendre en considération un abattement supplémentaire de 31 865 € sur les dons familiaux de sommes d’argent au profit d’un descendant (enfants, petits-enfants, neveux et nièces).

Personnes handicapées

Pour les donations au profit d’une personne handicapée, un abattement fiscal spécifique s’élevant à 159 325 € s’applique, en plus des abattements de droit commun.

Lorsque le paiement des droits de donation est exigé, l’opération se fait également sur impots.gouv.fr. Leur calcul se fait de façon automatique. Le paiement peut se faire par prélèvement ou par carte bancaire.

Comment faire ma déclaration de donation en ligne ?

Voici un résumé des démarches à suivre pour effectuer une déclaration de donation en ligne :

  • En tant que bénéficiaire de la donation (hors enfant mineur ou majeur protégé), vous vous connectez à votre espace personnel sur le portail impots.gouv.fr, puis cliquez sur “Déclarer” et “Déclarer un don ou une cession de droits sociaux” ;
  • Vous renseignez votre situation, notamment s’il relève d’un cas particulier (personne handicapée par exemple) ;
  • Le motif de la déclaration doit être indiqué. Il peut s’agir d’une déclaration spontanée ou faisant suite à une demande de l’administration fiscale, après le décès du donateur notamment ;
  • Ensuite, l’identité du donateur doit être renseignée. Pour simplifier cette démarche, vous pouvez simplement donner son numéro fiscal ;
  • Puis, vous devez décrire la nature de la donation (somme d’argent, objet, etc.). Notez que dans le cas d’une donation de nue-propriété ou d’usufruit, vous devez indiquer la valeur de chaque droit ;
  • Si vous avez profité d’une donation du même donateur au cours des quinze années précédentes, vous devez l’indiquer ;
  • Les abattements sur les droits de donation sont pris en compte à l’étape suivante. En cas de don familial de sommes d’argent, l’abattement spécifique de 31 865 € est retenu par défaut, mais il est possible de modifier ce choix si vous le souhaitez ;
  • À la fin de vos démarches, vous pouvez sauvegarder votre parcours avant de valider définitivement la déclaration. Elle peut être modifiée avant validation uniquement. Le cas échéant, vous terminez par le paiement des droits de donation.

L’article Déclaration de donation en ligne obligatoire : règles et démarches est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Investir son argent : 6 erreurs à éviter https://fortunyconseil.fr/blog/investir-son-argent-6-erreurs-a-eviter/ Tue, 06 Jan 2026 08:26:33 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9427 Beaucoup de Français disposent d’une épargne significative mais hésitent à investir et laissent leur argent dormir sur leur compte courant par peur de se tromper. Résultat : un manque à gagner important sur le long terme. Pourtant, investir intelligemment n'est pas réservé aux experts. Voici les 6 erreurs à éviter pour investir son argent et comment les contourner pour faire fructifier votre patrimoine sereinement.

L’article Investir son argent : 6 erreurs à éviter est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Erreur n°1 : Ne pas investir quand vous pouvez le faire

L’une des erreurs les plus fréquentes en matière d’investissement consiste à laisser trop d’argent dormir sur son compte courant.

Si cette situation peut sembler rassurante, elle est en réalité pénalisante sur le long terme. En effet, l’argent non investi ne génère aucun rendement et perd progressivement de sa valeur sous l’effet de l’inflation.

Avant d’envisager un investissement sur un support dynamique, il est toutefois essentiel de se constituer une épargne de précaution. Cette réserve permet de faire face aux imprévus. Elle doit être :

  • Facilement accessible ;
  • Sans risque de perte en capital ;
  • Suffisante pour couvrir 3 à 6 mois de dépenses courantes.

Une fois cette épargne de sécurité constituée, conserver l’intégralité de son capital sur des supports peu rémunérateurs devient une erreur. Les livrets sécurisés jouent un rôle important, mais leur rendement reste limité et rarement suffisant pour faire fructifier son patrimoine sur le long terme.

Pour espérer faire croître son argent, il est nécessaire d’envisager progressivement des supports plus dynamiques, qui restent adaptés à votre profil et à vos objectifs.

Cela dit, investir ne signifie pas immobiliser aveuglément son capital. Il est primordial de ne pas placer des sommes dont vous pourriez avoir besoin à court terme, au risque d’être contraint d’effectuer un rachat dans de mauvaises conditions.

Un bon investissement repose donc sur un équilibre entre sécurité, disponibilité et recherche de performance, en tenant compte de votre horizon de temps et de votre situation personnelle.

Quels sont les placements adaptés à votre profil ?

En quelques minutes, découvrez les solutions adaptées à vos besoins grâce à notre simulateur.

Définir votre projet

Erreur n°2 : Se laisser séduire par des rendements alléchants

Les promesses de gains rapides et élevés figurent parmi les pièges les plus dangereux pour les investisseurs particuliers.

Selon une enquête de l’Autorité des marchés financiers (AMF) réalisée fin 2024, 3,2 % des Français seraient victimes d’arnaques à l’investissement financier. Le préjudice global est estimé à au moins 500 millions d’euros par an, avec une perte moyenne de 29 000 € par victime. Ces chiffres rappellent à quel point la vigilance est essentielle.

La règle de base en matière d’investissement est simple : le rendement est toujours proportionnel au risque. Lorsqu’un placement promet des performances élevées avec peu ou pas de risque, il s’agit d’une escroquerie.

Les offres “trop belles pour être vraies” reposent souvent sur une méconnaissance des mécanismes financiers ou sur une manipulation délibérée de l’épargnant.

Pour éviter ces pièges, il est crucial de savoir identifier les signaux d’alerte, parmi lesquels :

  • Des sociétés ou plateformes non agréées par l’AMF ou absentes de ses registres officiels ;
  • Des promesses de rendements élevés garantis, présentés comme sans risque ;
  • Des communications publicitaires agressives jouant sur l’urgence ou la “peur de rater une opportunité” (FOMO, fear of missing out) ;
  • Des démarchages insistants, par téléphone ou via les réseaux sociaux ;
  • Des discours trop simplistes (“c’est comme un livret A mais en mieux”) ;
  • Et à l’inverse, des explications floues (“c’est pas vraiment un livret mais plutôt un compte à terme, enfin pas tout à fait”) ou volontairement complexes, empêchant de comprendre le fonctionnement réel du placement ;
  • Des structures juridiques opaques, souvent basées à l’étranger ou dans des zones peu réglementées.

Avant d’investir, il est indispensable de prendre le temps de vérifier l’intermédiaire, de comprendre le produit et d’évaluer le risque réel. Cette étape simple permet d’éviter la majorité des arnaques.

Erreur n°3 : Investir sans objectif défini ni stratégie claire

Investir sans objectif précis est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les particuliers. Sans vision claire, il devient difficile de choisir les bons placements, d’adopter le niveau de risque adapté et de rester cohérent dans le temps.

Cette absence de stratégie peut conduire à des décisions impulsives, à des arbitrages mal maîtrisés ou à des performances décevantes.

Avant tout investissement, il est indispensable de définir clairement ses objectifs financiers. Ceux-ci peuvent notamment consister à :

  • Faire fructifier son épargne sur le long terme ;
  • Préparer sa retraite en constituant un capital ou des revenus complémentaires ;
  • Transmettre un patrimoine dans des conditions fiscales optimisées ;
  • Financer un projet précis, comme l’achat d’un bien immobilier ou les études des enfants.

Chaque objectif implique un horizon de temps, une liquidité et un niveau de risque différents. Un placement adapté pour le long terme peut être totalement inapproprié pour un besoin à court ou moyen terme.

D’autre part, la stratégie d’investissement doit également être alignée avec votre profil d’investisseur. Votre tolérance au risque, votre horizon d’investissement, votre âge, votre situation professionnelle et familiale sont des critères déterminants.

Ces paramètres doivent toujours primer sur les tendances du marché ou les effets de mode.

Une fois ces éléments clarifiés, il devient possible de bâtir un plan d’investissement structuré, reposant sur une allocation d’actifs cohérente. Celle-ci peut par exemple combiner :

Cette allocation pourra évoluer avec le temps : plus vous approchez de votre objectif, plus il peut être pertinent de sécuriser progressivement votre patrimoine en réduisant la part d’actifs risqués.

Profitez de l'accompagnement personnalisé d'un conseiller en gestion de patrimoine

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Erreur n°4 : Négliger les frais, la fiscalité et l’horizon de temps

Lorsqu’on investit, il est tentant de se concentrer uniquement sur le rendement affiché. Pourtant, les frais, la fiscalité et l’horizon de placement ont un impact déterminant sur la performance réelle d’un investissement.

Les frais constituent un premier point de vigilance majeur. Frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage ou de sortie : pris isolément, ils peuvent sembler faibles, mais cumulés sur plusieurs années, leur effet est considérable. Deux placements similaires peuvent ainsi afficher des performances nettes très différentes uniquement en raison de leur structure de frais.

Il est donc essentiel de comparer les différents supports d’investissement et les intermédiaires avant d’investir, et de privilégier la transparence sur les coûts réels supportés.

La fiscalité joue également un rôle clé. Un même rendement brut peut aboutir à des résultats très différents selon le type de placement (compte-titres, assurance vie, PEA, etc.).

Anticiper l’imposition des revenus et des plus-values permet d’éviter de mauvaises surprises au moment de récupérer son capital.

Enfin, l’horizon de temps est un levier souvent sous-estimé. En matière d’investissement, le temps est l’un des meilleurs alliés. Il permet d’amortir les éventuels frais d’entrée sur une durée plus longue et de bénéficier pleinement de l’effet des intérêts composés, ce mécanisme par lequel les gains génèrent eux-mêmes des gains.

En combinant une analyse rigoureuse des frais, de la fiscalité et de l’horizon de placement, l’investisseur évite de mauvaises surprises et peut mieux évaluer la performance réelle d’un placement dans le temps.

Erreur n°5 : Ne pas diversifier ses investissements

Ne pas diversifier ses investissements expose l’épargnant à des risques plus importants car ces derniers sont concentrés au même endroit.

La diversification consiste à répartir son capital entre différents types de placements afin de limiter l’impact négatif qu’un seul actif ou qu’un seul marché pourrait avoir sur l’ensemble du portefeuille.

La première forme de diversification concerne les classes d’actifs. Combiner, par exemple, des actifs sécurisés, des placements financiers et une exposition immobilière permet d’équilibrer le couple rendement/risque. Cette répartition doit naturellement être adaptée à vos moyens, à votre horizon d’investissement et à votre profil de risque.

Toutefois, diversifier ne signifie pas multiplier les supports sans réflexion. Une fausse diversification peut donner un sentiment de sécurité trompeur.

Par exemple, investir dans plusieurs actions appartenant au même secteur, ou dans différents fonds exposés aux mêmes zones géographiques, revient souvent à concentrer le risque. Il en va de même pour l’immobilier : détenir plusieurs SCPI investies sur les mêmes marchés ou avec des stratégies similaires n’apporte qu’une diversification limitée.

La véritable diversification s’apprécie au niveau des sous-jacents, des secteurs d’activité et des zones géographiques.

Enfin, la diversification peut aussi être temporelle. Investir progressivement, par versements réguliers, permet de lisser les points d’entrée sur les marchés. Cette approche, souvent appelée investissement programmé ou méthode DCA (Dollar Cost Averaging), réduit l’impact de la volatilité et limite le risque d’investir une somme importante au mauvais moment.

Une diversification bien pensée, à la fois entre les actifs, les sous-jacents et dans le temps, constitue l’un des piliers essentiels d’une stratégie d’investissement robuste et durable.

Quels sont les investissements à privilégier dans votre situation ?

En quelques minutes, découvrez les solutions adaptées à vos besoins grâce à notre simulateur.

Définir votre projet

Erreur n°6 : Se laisser guider par ses émotions

Les marchés financiers sont par nature fluctuants. Pourtant, face aux variations, de nombreux investisseurs laissent leurs émotions prendre le dessus sur la raison. La peur et l’euphorie conduisent fréquemment à des décisions contre-productives.

Lorsque les marchés baissent, la tentation de vendre pour “éviter de perdre davantage” est forte. À l’inverse, lorsque les cours montent rapidement, beaucoup cherchent à investir dans l’urgence par crainte de manquer une opportunité.

Ce comportement conduit souvent à vendre au plus bas et à acheter au plus haut, l’exact opposé de ce qu’une stratégie rationnelle recommande.

Pour limiter ces biais, il est essentiel de s’appuyer sur une discipline d’investissement claire et définie à l’avance. Une stratégie bien construite prend déjà en compte la volatilité des marchés et prévoit des phases de baisse temporaires.

Les fluctuations à court terme ne doivent donc pas remettre en cause un plan d’investissement pensé pour le moyen ou le long terme.

Adopter une approche structurée, avec des règles simples (répartition des actifs, rythme d’investissement, conditions d’arbitrage), contribue à garder une approche rationnelle. L’investissement progressif, par exemple, aide à réduire l’impact psychologique des variations de marché et à rester investi dans la durée.

Enfin, il est important de garder en tête que la performance se construit dans le temps. Les décisions prises sous le coup de l’émotion sont souvent coûteuses. À l’inverse, la régularité et la patience constituent des avantages décisifs pour l’investisseur.

Savoir maîtriser ses émotions ne garantit pas d’éviter toute perte en capital, mais permet de rester fidèle à sa stratégie et d’augmenter ses chances de réussite sur le long terme.

Evolution de votre stratégie patrimoniale

Il faut savoir faire évoluer sa stratégie patrimoniale de manière rationnelle lorsque votre situation change ou que vos investissements n’apportent pas satisfaction.

Comment éviter ces erreurs pour investir son argent ?

Éviter les erreurs d’investissement les plus courantes repose avant tout sur une approche structurée et progressive.

  • Education financière

Comprendre les principes fondamentaux de l’investissement (rendement, risque, diversification, horizon de temps, fiscalité) permet de prendre des décisions plus éclairées et de mieux résister aux biais émotionnels.

Il ne s’agit pas de devenir expert, mais d’acquérir les bases nécessaires pour évaluer la cohérence d’un placement, identifier les promesses irréalistes et poser les bonnes questions.

  • Mettre en place un suivi régulier de vos investissements

Investir ne se résume pas à effectuer un placement puis à l’oublier. Un suivi périodique permet :

    • De vérifier que la stratégie reste alignée avec vos objectifs ;
    • D’ajuster l’allocation d’actifs si nécessaire ;
    • Et de tenir compte de l’évolution de votre situation personnelle ou professionnelle.

Ce suivi doit rester mesuré : l’objectif n’est pas de réagir à chaque fluctuation, mais de conserver une vision de long terme.

  • Se faire accompagner par un CGP

Passer par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) du cabinet Fortuny peut constituer un atout précieux.

Un professionnel qualifié apporte un regard extérieur, aide à structurer une stratégie cohérente, sélectionne les supports adaptés et assure un suivi personnalisé de vos placements. Cet accompagnement permet souvent d’éviter des erreurs coûteuses et de gagner en sérénité.

Rapprochez-vous d'un conseiller pour être accompagné dans la gestion de vos placements

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

L’article Investir son argent : 6 erreurs à éviter est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Quelles SCPI choisir en 2026 ? https://fortunyconseil.fr/blog/quelles-scpi-choisir-en-2026/ Tue, 30 Dec 2025 08:25:59 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9375 Sélectionner la bonne SCPI peut être un exercice délicat dans un marché de la pierre papier contrasté entre véhicules en difficulté et opportunités prometteuses. Découvrez dans cet article comment identifier quelles SCPI choisir en 2026.

L’article Quelles SCPI choisir en 2026 ? est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Classement des meilleures SCPI à choisir pour investir en 2026

Découvrez dans le tableau ci-dessous 15 exemples de bonnes SCPI dans lesquelles investir en 2026 selon les conseillers du cabinet Fortuny. Elles sont classées par ordre alphabétique.

SCPIStratégie d’investissementTaux de distribution 2024Variation du prix de part en 2025Potentiel de revalorisation du prix de part à court ou moyen terme
Cœur d’EuropeSCPI diversifiée à 100 % en zone euro6,02 %+2 %Possible
Cœur de RégionsSCPI régionale diversifiée6,20 %+/- 0 %Possible
ComèteSCPI internationale diversifiée10,62 %+/- 0 %Possible
Corum EurionSCPI de bureaux européenne5,53 %+/- 0 %Élevé
Corum OriginSCPI européenne diversifiée6,05 %+/- 0 %Possible
Cristal LifeSCPI diversifiée en France et en Europe6,51 %+0,97 %Élevé
EdenSCPI diversifiée 100 % européenne sans frais d’entréeCréée en 2024+/- 0 %Faible
Epargne Pierre EuropeSCPI diversifiée en zone euro6,75 %+/- 0 %Possible
Iroko ZenSCPI européenne diversifiée sans frais d’entrée7,32 %+0,99 %Possible
Log InSCPI européenne de logistique6,30 %+2 %Possible
Principal InsideSCPI diversifiée en Europe et aux Etats-UnisLancée en 2025+/- 0 %Faible
Remake LiveSCPI sans frais d’entrée diversifiée en Europe7,50 %+/- 0 %Faible
SofidynamicSCPI “high yield” diversifiée en France et en EuropeCommercialisée en 2024+5 %Élevé
Transitions EuropeSCPI européenne diversifiée8,25 %+1 %Possible
Wemo OneSCPI européenne diversifiée “smart caps”Créée en 2024+/- 0 %Élevé

Simulateur SCPI complet

Découvrez combien peut vous rapporter un investissement en SCPI

Commencer ma simulation

Investir en SCPI en 2026, est-ce une bonne idée pour vous ?

Avant de choisir la meilleure SCPI dans laquelle investir en 2026, il est essentiel de déterminer si ce type d’investissement immobilier correspond réellement à votre profil et à vos objectifs patrimoniaux.

Les principaux avantages de l’investissement en SCPI

Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) présentent des avantages significatifs pour les investisseurs avertis.

Elles permettent de percevoir de potentiels revenus complémentaires réguliers grâce aux loyers collectés sur le patrimoine immobilier détenu. Ces distributions mensuelles ou trimestrielles sont particulièrement appréciées pour compléter ses revenus ou préparer sa retraite par exemple.

De plus, l’investisseur n’est assujetti à aucun souci de gestion. Elle est effectivement assurée en totalité par la société de gestion qui pilote la SCPI.

D’autre part, investir en SCPI permet de diversifier son patrimoine dans l’immobilier d’entreprise à des prix accessibles. En effet, vous pouvez accéder à des dizaines d’immeubles appartenant à différents secteurs typologiques et géographiques en achetant des parts de SCPI dès 200 € environ.

Quels sont les investissements à privilégier dans votre situation ?

En quelques minutes, découvrez les solutions adaptées à vos besoins grâce à notre simulateur.

Définir votre projet

Un investissement immobilier de long terme, avec des risques à connaître

Attention, l’investissement en SCPI n’est pas adapté à tous les profils d’investisseurs. La pierre papier doit nécessairement s’envisager sur du long terme. L’horizon de placement recommandé par les experts est de 8 à 10 ans minimum.

Il convient également de garder à l’esprit qu’un investissement en SCPI comporte un risque de perte en capital. La valeur de vos parts peut fluctuer en fonction de l’évolution du marché immobilier.

Enfin, les rendements et la liquidité à la revente ne sont pas garantis par la société de gestion.

Des méthodes d’investissement adaptées à divers profils

Il existe plusieurs méthodes d’investissement pour acheter des parts de SCPI, permettant de répondre à des objectifs et profils variés :

  • L’acquisition au comptant pour percevoir des revenus complémentaires immédiats. Il s’agit de la méthode de souscription la plus courante ;
  • L’investissement via l’assurance vie pour bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse et de la capitalisation des dividendes. Par exemple, la SCPI Iroko Zen peut être souscrite via le contrat Netlife 2, et les SCPI Corum au sein de Corum Life ;
  • Le démembrement de propriété pour réduire l’effort d’investissement initial grâce à la décote sur le prix de part. Notons que la SCPI Cœur de Régions est particulièrement avantageuse pour un investissement en nue-propriété ;
  • L’achat à crédit pour profiter de l’effet de levier immobilier en achetant un nombre de parts plus conséquent ;
  • Les versements programmés pour construire progressivement votre patrimoine dès 50 € par mois.

Chaque solution présente ses propres caractéristiques. Pour déterminer quelle approche correspond le mieux à votre situation personnelle, il est vivement recommandé de vous rapprocher d’un conseiller en gestion de patrimoine Fortuny. Cet accompagnement personnalisé vous permettra d’évaluer précisément si l’investissement en SCPI est adapté à votre profil et d’optimiser votre stratégie patrimoniale globale.

Réservez votre rendez-vous avec un conseiller de Fortuny

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

Pourquoi est-il important de bien choisir ses SCPI en 2026 ?

Le marché des SCPI a connu des turbulences ces dernières années, rendant la sélection des véhicules cruciale pour les investisseurs.

Un contexte de marché contrasté en 2026

Entre 2023 et 2025, le secteur des SCPI a traversé une période de fortes tensions. De nombreuses SCPI ont été contraintes de procéder à des baisses de prix de part pour refléter la correction du marché immobilier.

Il s’agit principalement de véhicules qui détenaient de l’immobilier de bureaux vieillissant, dont les ajustements à la baisse ont impacté la valorisation du patrimoine des associés.

Parallèlement, un autre phénomène est apparu avec un grand nombre de parts en attente de retrait pour certaines SCPI.

Ces véhicules peinent à trouver de nouveaux associés pour absorber la hausse soudaine des demandes de sortie, créant des problèmes de liquidité pour les investisseurs actuels. Les délais de revente s’allongent alors considérablement, pouvant atteindre plusieurs mois voire plusieurs années dans les cas les plus extrêmes.

De manière générale, les SCPI concernées par ces problèmes sont à éviter en 2026. La tendance pourrait en effet être difficile à inverser pour ces véhicules.

Il est toutefois essentiel de noter que cette situation ne concerne pas toutes les SCPI. Le marché de la pierre papier est aujourd’hui fortement segmenté entre les SCPI en difficulté et celles qui maintiennent une dynamique positive.

Les SCPI à privilégier grâce à leur dynamique positive

De nombreuses SCPI maintiennent de bonnes performances. Ces véhicules en bonne santé peuvent constituer des opportunités d’investissement attractives pour 2026. Elles présentent deux profils principaux :

  • Jeunes SCPI performantes

Les jeunes SCPI profitent du contexte pour se positionner avantageusement sur le marché. Créées récemment, leur parc immobilier ne contient pas d’actifs impactés par les baisses de prix et elles peuvent constituer leur patrimoine en profitant des opportunités d’acquisition actuelles.

Ces véhicules nouvelle génération affichent souvent des rendements cibles attractifs (régulièrement supérieurs à 7 % pour leurs débuts) et disposent de stratégies d’investissement adaptées aux réalités du marché immobilier actuel.

Wemo One, Sofidynamic et Comète sont des exemples de jeunes SCPI performantes.

  • SCPI anciennes en bonne santé

Les SCPI anciennes qui maintiennent le cap démontrent leur résilience face aux turbulences du marché. Ces véhicules continuent d’afficher des indicateurs solides, témoignant d’une gestion et d’un patrimoine de qualité.

Ils prouvent ainsi qu’une stratégie d’investissement rigoureuse et une sélection d’actifs de premier ordre peuvent permettre de résister aux corrections de marché. C’est le cas par exemple de Corum Origin et Cœur de Régions.

Des opportunités à saisir parmi les nouvelles SCPI

Malgré les difficultés rencontrées par certaines SCPI, le marché témoigne d’un dynamisme remarquable avec de nombreuses créations de nouvelles SCPI ces dernières années (10 en 2025 et 16 en 2024). Cette vague de lancements s’explique par plusieurs facteurs favorables.

Le contexte de baisse des prix immobiliers a offert et continue d’offrir de bonnes opportunités d’acquisition pour les nouvelles SCPI. Les sociétés de gestion peuvent ainsi constituer des patrimoines de qualité à des prix attractifs, avec des rendements locatifs intéressants. Cette fenêtre d’opportunité permet aux SCPI récentes de démarrer sur des bases solides.

Notons qu’une tendance forte se dessine vers les SCPI diversifiées à l’international. Les véhicules nouvelle génération sont en effet nombreux à investir dans plusieurs pays européens, voire au-delà.

D’autre part, les rendements visés les premières années sont particulièrement attractifs pour ces jeunes SCPI. Grâce à l’effet relutif caractéristique des véhicules en phase de collecte et aux conditions d’acquisition favorables, ils ciblent souvent des taux de distribution bien supérieurs à la moyenne du marché.

Toutefois, il convient de rester prudent : cet effet relutif ne peut pas perdurer sur le long terme. Il faut prêter attention aux objectifs de rendement de long terme qui s’avèrent généralement plus raisonnables.

Simulateur SCPI complet

Découvrez combien peut vous rapporter un investissement en SCPI

Commencer ma simulation

Comment choisir les bonnes SCPI en 2026 ? Les critères de sélection

Sélectionner une SCPI performante nécessite d’analyser méthodiquement plusieurs indicateurs clés qui révèlent la santé financière et le potentiel du véhicule.

Le taux de distribution

Le taux de distribution d’une SCPI représente le rendement annuel perçu par les associés. Il se calcule en divisant le montant des dividendes versés sur l’année par le prix de la part au 1er janvier de la même année.

En 2024, le taux de distribution moyen du marché s’est fixé à 4,72 % et plusieurs véhicules ont dépassé les 6 % de rendement.

Cependant, le taux de distribution doit être interprété avec recul. Un niveau de rendement élevé peut s’expliquer par des facteurs ponctuels (effet relutif des jeunes SCPI, arbitrages exceptionnels ou impact d’une baisse de prix de part récente par exemple).

L’enjeu n’est pas d’identifier la SCPI la plus performante à court terme, mais celle dont le rendement repose sur des bases pérennes.

Performance globale annuelle (PGA), nouvel indicateur

Un nouvel indicateur de performance obligatoire depuis octobre 2025, la performance globale annuelle, peut aussi être intéressant pour comparer les SCPI. Elle prend en compte les dividendes versés et l’évolution du prix de part sur l’année.

Le taux de rendement interne pour mesurer la rentabilité sur le long terme

Le taux de rendement interne (TRI) permet d’apprécier la performance globale d’une SCPI dans le temps, au-delà du rendement servi sur une seule année. Il mesure le gain réel de l’investisseur en intégrant à la fois :

  • Les dividendes perçus ;
  • L’évolution du prix de part ;
  • Et l’impact des frais d’entrée.

Attention, il ne prend pas en compte la fiscalité des SCPI.

Contrairement au taux de distribution, le TRI peut être calculé sur différentes durées (5 ans, 10 ans, depuis l’origine), offrant ainsi une vision plus complète de la performance de la SCPI sur le long terme.

Un TRI élevé sur longue période constitue généralement un signe de bonne santé. Il faut cependant rester attentif aux tendances récentes des dernières années.

L’évolution du prix de part

Le prix de souscription des SCPI peut évoluer dans le temps, à la hausse comme à la baisse. Ces variations constituent un indicateur crucial de la santé du véhicule.

Une augmentation régulière du prix de part indique que le patrimoine se valorise et que la société de gestion réalise des opérations créatrices de valeur. À l’inverse, une baisse du prix de part traduit une dévalorisation du patrimoine.

En 2026, soyez particulièrement vigilant vis-à-vis des SCPI ayant récemment diminué leur prix de part. Cette décision peut annoncer d’autres difficultés à venir.

Rapprochez-vous d'un conseiller pour trouver les bonnes SCPI dans lesquelles investir

Par téléphone du lundi au vendredi

Par email à tout moment

Prendre rendez-vous

La décote du prix de souscription par rapport à la valeur de reconstitution

La valeur de reconstitution représente le coût théorique qu’il faudrait engager aujourd’hui pour reconstituer à l’identique le patrimoine immobilier de la SCPI, en incluant les frais.

Comparer le prix de souscription à cette valeur de reconstitution permet d’identifier si une SCPI présente un potentiel d’augmentation de la valeur de la part à court ou moyen terme.

En effet, une forte décote peut représenter une opportunité d’investissement. En début d’année 2026, c’est le cas par exemple de Sofidynamic, Corum Eurion et Cristal Life, qui affichent toutes un prix de souscription décoté de plus de 5 % par rapport à la dernière valeur de reconstitution. En cas de revalorisation, l’associé verra la valeur de son investissement augmenter.

À l’inverse, un prix de souscription fortement surcoté indique un éventuel risque de baisse de prix de part à court ou moyen terme.

La stratégie d’investissement

La stratégie d’investissement de la SCPI détermine la nature du patrimoine acquis et les risques associés. Examinez attentivement les choix de la société de gestion en termes de :

  • Typologie d’actifs : bureaux, commerces, logistique, santé, hôtellerie, diversifié ;
  • Répartition géographique : France, Europe, international ;
  • Adéquation du patrimoine avec les nouveaux usages ;
  • Qualité des locataires : profil, solidité financière, durée des baux.

La stratégie d’investissement de la SCPI doit également être cohérente avec votre profil et vos préférences. Si vous êtes fortement imposé par exemple, il est préférable d’opter pour une SCPI européenne qui profite d’une fiscalité allégée.

L’expérience et la qualité de la société de gestion

La société de gestion joue un rôle déterminant dans la performance d’une SCPI. Son expertise, sa capacité à trouver les meilleures opportunités d’investissement et sa rigueur dans la gestion locative influencent directement vos rendements.

Privilégiez les sociétés de gestion qui présentent :

  • Une stratégie d’investissement cohérente et lisible pour leurs SCPI ;
  • Des équipes de qualité et disposant d’une expertise sectorielle et géographique solide ;
  • De la rigueur dans les processus de sélection et de gestion des actifs ;
  • Une gouvernance transparente avec une communication régulière et détaillée.

Les autres critères à considérer

Au-delà de ces indicateurs classiques, plusieurs éléments complémentaires méritent votre attention :

  • Le taux d’occupation financier (TOF), qui mesure la proportion de loyers effectivement perçus par rapport aux loyers potentiels si l’ensemble des immeubles étaient loués ;
  • La durée résiduelle moyenne des baux, indicateur de visibilité sur les revenus futurs ;
  • Le nombre de parts en attente de retrait, qui révèle les tensions éventuelles sur la liquidité du véhicule ;
  • Le report à nouveau, représentant les réserves constituées par la SCPI.

L’analyse de ces critères, mise en perspective avec vos objectifs patrimoniaux, permet d’identifier les meilleures SCPI pour investir en 2026, c’est-à-dire celles qui sont adaptées à votre profil et les mieux armées pour performer dans la durée.

L’article Quelles SCPI choisir en 2026 ? est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Hausse de la CSG : décryptage des placements concernés ou exemptés https://fortunyconseil.fr/blog/hausse-csg-decryptage-des-placements-concernes-ou-exemptes/ Tue, 23 Dec 2025 08:36:01 +0000 https://fortunyconseil.fr/?p=9361 La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, définitivement votée par le Parlement, prévoit une augmentation de 1,4 % de la CSG applicable à certains revenus de placement et du patrimoine.

L’article Hausse de la CSG : décryptage des placements concernés ou exemptés est apparu en premier sur Fortuny.

]]>
Vote de l’augmentation de la CSG dans le PLFSS 2026

La hausse de la CSG entre bel et bien en vigueur. Après un parcours parlementaire incertain, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été définitivement votée par l’Assemblée nationale mardi 16 décembre 2025.

Le texte budgétaire prévoit, parmi ses nombreuses mesures, un relèvement de 1,4 % de la contribution sociale généralisée (CSG). Une augmentation qui concerne uniquement les revenus de placement et du patrimoine, avec quelques exceptions.

Le taux de la CSG passe ainsi de 9,2 à 10,6 %. Mécaniquement, le taux des prélèvements sociaux, qui comportent la CSG mais également d’autres prélèvements (CDRS, CASA, prélèvement de solidarité), augmente aussi. Il atterrit, hors exceptions, à 18,6 %, contre 17,2 % depuis 2018.

Mécaniquement, là encore, cette hausse de la CSG contribue à relever le taux de la flat tax. Fixé initialement à 30 %, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) comprend une part d’impôt sur le revenu, au taux forfaitaire de 12,8 %, et une part de prélèvements sociaux à taux plein. Pour les revenus concernés, le taux de la flat tax passe donc de 30 à 31,4 %.

Quels revenus et placements échappent à la hausse de la CSG ?

Le Budget de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit quelques exceptions explicites à la hausse de la CSG.

Assurance vie et contrat de capitalisation

Pour les millions de détenteurs d’une assurance vie, le relèvement de 1,4 % de la CSG n’aura pas de conséquence immédiate. Les prélèvements sociaux appliqués au moment d’un rachat sur le contrat se maintiennent à 17,2 %.

À cet égard, la fiscalité de l’assurance vie continue de bénéficier d’un traitement de faveur. La flat tax applicable aux rachats effectués avant le 8ème anniversaire du contrat reste à 30 %.

Les abattements fiscaux de l’assurance vie, dédiés aux contrats de plus de 8 ans, restent également inchangés. Rappelons que ces derniers ne jouent que sur le calcul de l’impôt sur le revenu, et non sur celui des prélèvements sociaux.

Les contrats de capitalisation, proches de l’assurance vie dans leur fonctionnement, bénéficient également de cette exemption de hausse de la CSG.

Votre simulation d'assurance vie personnalisée

Demandez votre estimation gratuite en quelques minutes

Commencer ma simulation

Revenus fonciers et plus-values immobilières

Les revenus fonciers tirés d’une location nue échappent à l’augmentation de la CSG. Le taux des prélèvements sociaux sur les loyers perçus reste donc maintenu à 17,2 %.

Point important, cette exemption concerne également les revenus fonciers de source française distribués par des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier). Les loyers de source étrangère versés par les SCPI européennes restent pour leur part intégralement exonérés de prélèvements sociaux.

Pour rappel, la fiscalité des revenus fonciers se compose d’une part d’impôt sur le revenu (barème progressif selon la tranche marginale d’imposition), à laquelle on ajoute les prélèvements sociaux.

Hausse de la CSG pour les locations meublées

Notez que les revenus tirés d’une activité de location meublée sont quant à eux impactés par l’augmentation de la CSG. Fiscalement parlant, ils sont traités comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non comme des revenus fonciers.

L’imposition des plus-values immobilières bénéficie également d’une exemption d’augmentation de la CSG. Cette fiscalité, prélevée sur les gains perçus après la revente d’un bien immobilier (hors résidence principale), reste inchangée, avec une part d’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 % et une part de prélèvements sociaux de 17,2 %.

Ces deux niveaux de fiscalité font l’objet d’abattements progressifs pour durée de détention, avec exonération totale d’IR après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans.

En complément, notez que les plus-values sur les biens meubles taxables à un taux forfaitaire d’impôt sur le revenu échappent également à l’augmentation de la CSG. Cette imposition est calquée sur celle des plus-values immobilières.

PEL, CEL et PEP

Trois autres exceptions au relèvement de 1,4 % du taux de la CSG sont à noter :

  • Les intérêts d’un plan d’épargne logement (PEL) ouverts avant le 1er janvier 2018, dès lors qu’ils sont également exonérés d’impôt sur le revenu ;
  • Les intérêts et primes d’épargne des comptes épargne logement (CEL) ouverts avant le 1er janvier 2018 ;
  • Les produits, rentes viagères et rentes d’épargne issus d’un plan d’épargne populaire (PEP). Ce placement n’est plus commercialisé depuis septembre 2003.

Placements relevant du cas particulier des taux historiques de prélèvements sociaux

La loi prévoit un cas particulier, en vertu duquel certains placements relèvent des taux historiques des prélèvements sociaux, en vigueur au moment de la réalisation du gain taxable. Dans cette situation, le taux actuel des prélèvements sociaux ne prévaut donc pas.

En toute logique, l’augmentation de 1,4 % de la CSG ne concerne pas ces cas particuliers.

Quels placements répondent à vos besoins et vos attentes ?

Testez notre simulateur d'épargne en quelques clics

Simulateur

Liste des revenus de placement et du patrimoine qui subissent la hausse de la CSG

Pour les revenus concernés par la hausse de la CSG, il faut distinguer deux dates d’entrée en vigueur : 1er janvier 2025 ou 1er janvier 2026.

Instruction fiscale en attente

L’application de la hausse de la CSG aux différents revenus de placement et du patrimoine devrait être précisée ultérieurement par la publication d’une instruction fiscale dédiée.

Augmentation de la CSG au 1er janvier 2025 sur les revenus du patrimoine

Pour un certain nombre de placements, l’augmentation de la CSG s’applique de façon rétroactive aux gains réalisés depuis le 1er janvier 2025.

Cela concerne notamment les revenus du patrimoine suivants :

  • Les loyers perçus au titre d’une location meublée sous le statut LMNP (courte ou longue durée) ;
  • Et les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) non professionnels de manière générale, ainsi que les bénéfices non commerciaux (BNC) et bénéfices agricoles (BA), là encore non professionnels ;
  • Les plus-values mobilières réalisées suite à la vente d’actions ou titres financiers, à l’aide d’un compte-titres ordinaire notamment ;
  • Les gains générés à la levée de stock-options et ceux liés à l’acquisition d’actions gratuites ;
  • Les rentes viagères à titre onéreux ;
  • Les gains générés par la vente de cryptomonnaies et cryptoactifs, pour les investisseurs non professionnels ;
  • Les investissements dans des foncières cotées, lorsqu’elles distribuent des revenus issus de bénéfices soumis à l’impôt sur les sociétés ;
  • Certains dividendes d’actions (établissement payeur établi hors de France ou dividende non éligible à l’abattement de 40 %) ;
  • Les plus-values professionnelles ou mobilières exonérées d’impôt sur le revenu, perçues dans le cadre d’un départ à la retraite ;
  • Les plus-values perçues par les impatriés.

Hausse de la CSG au 1er janvier 2026 sur les revenus de placement

Les revenus de placement supportent pour leur part la hausse de la CSG à partir du 1er janvier 2026. Pour les gains réalisés après cette date, le nouveau taux de 18,6 % de prélèvements sociaux s’applique donc.

Les gains constatés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025 restent quant à eux soumis au taux de 17,2 %.

Les revenus de placement évoqués ici sont notamment :

  • Les intérêts générés par les comptes sur livret (CSL) les comptes courants rémunérés et les comptes à terme (CAT) ;
  • Les intérêts produits par les CEL et PEL ouverts après le 1er janvier 2018 (et PEL imposables ouverts avant cette date) ;
  • La part des intérêts pour les rachats en capital sur un plan d’épargne retraite (PER), dès lors que les intérêts ont été produits par des versements volontaires ayant bénéficié de la déduction fiscale à l’entrée. Les rentes viagères provenant des mêmes versements sont également impactées par la hausse de la CSG ;
  • Les dividendes d’actions ;
  • Les gains encaissés au moment d’un retrait sur un plan d’épargne en actions (PEA), avant ou après le 5ème anniversaire du contrat (hors cas d’application des taux historiques) ;
  • Les gains taxables issus de produits d’épargne salariale, dont la participation et l’abondement (hors taux historiques là encore) ;
  • Les produits de placement à revenu fixe.
Hausse de la CSG sur les PER

Une certaine ambiguïté a pesé suite au vote du Budget de la Sécurité sociale concernant l’application de la hausse de la CSG aux PER. Dans un article daté du 13 janvier 2026, le média en ligne MoneyVox indique que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) considère que « tous les PER sont concernés par la hausse de la CSG » selon son interprétation. Cette position pourrait être confirmée ultérieurement par écrit par le ministère de l’Économie.

L’article Hausse de la CSG : décryptage des placements concernés ou exemptés est apparu en premier sur Fortuny.

]]>