Plus-values immobilières des non-résidents : les cas d’exonération à connaître




L’imposition des plus-values immobilières encaissées par des non-résidents répond à des règles particulières. Différents cas d’exonération fiscale existent, pour la résidence principale et les résidents de l’Union européenne, ainsi qu’un allègement de prélèvements sociaux (CSG et CRDS) pour les non-résidents européens.
Les plus-values immobilières des non-résidents bénéficient d’une exonération d’impôt lorsqu’elles concernent l’ancienne résidence principale française.
La vente d’un logement peut entraîner l’imposition de la plus-value immobilière encaissée par le vendeur. En résumé, cette fiscalité comprend :
Pour plus de détails, vous pouvez accéder à notre page dédiée à l’imposition des plus-values immobilières.
Au-delà des règles générales, il existe différents cas particuliers, dont une exonération fiscale visant la vente d’une résidence principale.
Pour un non-résident, ce cas bénéficie à la vente du logement qui constituait la résidence principale avant le départ de France. Et ce, quelle que soit la nationalité du vendeur.
Ce cas d’exonération fiscale de la plus-value immobilière sur la résidence principale d’un non-résidents, en vigueur depuis le 1er janvier 2019, prévoit trois conditions cumulatives :
Zoom sur l’exonération fiscale dont peuvent bénéficier, sous conditions d’éligibilité et de plafonnement à 150 000 €, les non-résidents après la vente d’un logement qui ne constituait pas sa résidence principale.
Un non-résident peut également profiter d’une exonération fiscale, partielle ou totale, sur la plus-value immobilière d’un logement qui ne constituait pas sa résidence principale. Il peut s’agir d’une résidence secondaire ou d’un investissement locatif par exemple.
Ce cas, formalisé à l’article 150 U (II, 2°) du Code général des impôts (CGI), vise spécifiquement les non-résidents ressortissants d’un État de l’Union européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen.
Notez que cette personne peut partir s’installer dans un pays en dehors de l’Union européenne sans perdre le bénéfice de cette exonération.
Plusieurs conditions doivent être réunies :
Pour les non-résidents éligibles à cette disposition, l’exonération d’impôt sur la plus-value immobilière nette imposable s’élève à 150 000 € maximum. Au-delà de ce plafond, le surplus est imposable dans les conditions de droit commun.
Point important, ce plafond de 150 000 € s’apprécie par cédant. Cela signifie que chaque membre d’un couple peut prétendre à l’exonération de 150 000 € dans les situations suivantes :
Autrement dit, un couple en concubinage ou un couple marié détenant le bien en indivision peut profiter d’une exonération fiscale sur une plus-value immobilière totale de 300 000 € maximum (150 000 € chacun).
Lorsqu’un non-résident ne peut pas bénéficier de l’un des deux cas d’exonération d’impôt sur la plus-value immobilière décrits ci-dessus, il est supposé imposable dans les conditions de droit commun.
Néanmoins, la fiscalité des non-résidents prévoit un allègement de prélèvements sociaux s’il relève d’un régime de sécurité sociale d’un pays l’Espace économique européen (EEE). Ce dispositif fonctionne également s’il réside en Suisse ou au Royaume-Uni.
Pour les non-résidents éligibles, leur plus-value immobilière imposable se trouve exonérée de CSG et CRDS, selon la jurisprudence De Ruyter de 2015, établie par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).
Ils restent cependant soumis au prélèvement de solidarité de 7,5 %. L’imposition globale de la plus-value immobilière atteint ainsi 26,5 % (19 % d’IR + 7,5 %), avant application des abattements pour durée de détention.
Pour les non-résidents non affiliés à un régime de sécurité sociale européen, l’imposition globale de la plus-value s’élève à 36,2 % (19 % d’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux), en l’absence d’exonération de CSG/CRDS.
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